DU COBALT
inantité de silicate de fer. Ce produit, chanfTé au jeté brusquement dans Feau pour opérer une prejion ; il est ensuite broyé ;, remis dans Teau, et les plus ténues, amenées par l'agitation à la partie su- 1 liquide, constituent le bleu d'azur quatre feux. 3e consomme annuellement environ 150,000 kiloe bleu d'azur ; mais cette consommation, qui nous taires de l'étranger pour le cobalt employé , paraît inuer si le bleu Guimet de deuxième qualité, bien er (40 fr. le kil), peut , comme l'assure M. Guimet, dix fois son poids de bleu d'azur.
C0B4LT. — Chlorure de cobalt, — Comp. : Co^ Ch*. : être obtenu en cristaux rouges ; mais, en général, are en dissolution par la réaction de l'acide chlosur l'oxydé de cobalt ; cette solution étendue est colore , et les caractères tracés sur le papier avec îe d'encre , sont invisibles lorsqu'ils sont secs ; si le papier, le sel est décomposé , l'acide se dégage, de cobalt, mis à nu, parait avec sa teinte bleue : employée de cette manière est connue sous le nom sympathie. Ordinairement l'écriture reparaît en Ion, parce que le sel de cobalt , étant impur, conoxyde jaunâtre de fer, qui rend verte la nuance oxyde de cobalt.
^decobalê.-^Comj), : Az'0^ Co'0\ Cristaux roula solution est rose; on obtient ce sel par la réaccide azotique sur l'oxyde de cobalt. Les caractères c cette solution étendue, sont incolores lorsqu'ils et paraissent rouges s'ils sont exposés à une douce ^es diverses colorations peuvent être réunies d'une ssez curieuse : on exécute un paysage qui repré- ^er , en dessinant : 1° les feuilles des arbres et .vec la solution de chlorure de cobalt impur; 2° les s fleurs rouges, avec une solution d'azotate de co- 3° les fleurs et les fruits jaunes, avec du bichlouivre ; 4° les fleurs bleues avec une solution de DU d'acétate de cobalt pur. En chauffant ce dessin ïution , la végétation se développe peu à peu, et le eprésente l'été.
3âO CHIMIE MINÉRALE.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels dé cobalt.
l" Les sels de cobalt cristallisés ou en dissolotion se roses;
2" Précipité bleu, parles alcalis : ce précipité estfldol dans Tammoniaque, et donne une liqueur rose ;
3® Aucun précipité par Tacide suU'hydrique i
4^ Précipité noir par les sulfhydrates ;
5^ Précipité vert par le cyanoferrure de potassium;
6^ Précipité rose-rouge par Tarseniate de potasse.
§ 12. Du Dickel.
Nickel. — Pes. : 8,5 ; poids atomique : 369. Ce métal i analogue au fer et au cobalt. On le trouve toujours uni àj métaux, soit dans les pierres météoriques, soit dans les iri nerais. La principale mine est le nickel arsenical ayant] couleur du cuivre ; et les Allemands ayant essayé vaineM d'en extraire le cuivre, donnèrent au métal le nom de Cwf^ nickel ou faux cuivre. On extrait le nickel du speiss dfli nousavons parlé: ce dernier peutcoutenir jusqu'à 54pourtl de nickel. Le nickel possède une propriété remarquable: donne une couleur blanche à tous les métaux avec lesqoc il est allié; de là l'emploi qu'on eu fait aujourd'hui poorl imitations d'argent, sous les noms de maillechort, packfum
Oxydes. — On en connaît deux ; ils sont sans usage.
Sels de nickel. — Azotate de nickel — Vert, sucré, i tringent, cristallisable.
Sulfate de nickel. — Caractères physiques analogod ceux du sel précédent.
Propriétés caractéristiques et réacttfs des sels de nicM.
1° Avec la potasse, la soude, précipité vert-ponupe» iat luble dans un excès d'alcali ;
2° Avec de l'ammoniaque liquide, la liqueur verte vire, Finstant, au bleu ;
3** Avec le cyanoferrure de potassium, précipité blanc av une nuance jaune-verdâtre.
DU GBKÔia. 351
S 13. Bu chrome.
ne, — Pes. : 5,9; poids atom. : 352. Ce métal est ortant par lai-môme, mais il est remarquable par la ^ la beauté de ses préparations colorées. Découvert (juelin, en 1797, u est gris, très-di£ûcilement fu- I l'obtient en réduisant son oxyde à la manière or-
te de chrome.— Comç. : Cr' O^Verf, infusible; indéible par le feu , par le gaz oxygène et par l'air, insoluble lU ; on l'obtient ordinairement en calcinant jusqu^au cbrômatedc protoxyde de mercure. L'oxyde vert de est trè9-emplo>é : 1" dans la peinture sur poroe- )ur le vert foncé; 2^ dans la fabncation des gemmes, iter l'émeraude;
r cAft^miTue.*— Comp. : Gr' 0^. Cet acide est employé laboratoires comme réactif, aussi Tobtient-oo en géos forme liquide ; le procédé est compliqué, et l'acide 6 a peu d'importance, puisque dans la préparation mates, dont les arts font usage, on unit l'acide chrôax bases sans qu'il soit nécessaire d'isoler cet acide. »B CBRÔHB. — Les sels dont la base est l'oxyde de sont sans usages.
nate de potasse. — Comp. : K' 0\ Cr' O^. Cristaux anhydres , que Ton obtient soit en traitant à sec et à a mélange de bichromate de potasse et de carbonate se , soit en ajoutant à une solution rouge de bichrô- «z de potasse caustique pour amener la Uqueor à la jaune.
rômate dépotasse, — Comp. : K" 0\ îCr* 0^. Ce sel {oe, dont on consomme des quantités considérables arts , cristallise en prismes ou en larges tables à l^une belle couleur rouge.
mate de plomb, — Comf. : Pb' 0\ Cr' 0^ Ce sel d^ ■e examiné dans les sels de plomb, mais le nom vul<wne de chrome sous lequel il est connu dans les arts, naturellement dans les composés de chrome. Sel in- , pulvérulent, d'un jaune magnifique. On l'obtient *oisième procédé , c'est-à-dire par voie de double dé^
.tioii^ en Uaii»Bt le cbr^9,te de po\asâ« ^^ Y^XbMt
2d2 CHOflE XINÉâALE.
de plomb; le précipité, qui est d'un beau jaune, doit i
f)arfaitement lavé. On emploie ce jaune dans la peinture, es porcelaines ou sur les voitures, et, dans ces demi temps ^ on est parvenu à le fixer sur les tissus.
Propriétés caractéristiques et réactifs des chromâtes.
1^ Précipité jaune brillant par les sels solubles de pion 2" Précipité jauneK)rangé par les protosels de mercure 3" Les chromâtes y au chalumeau, colorent les flux vert.
§ 14. De rarsenic.
Arsenic. — Pes. : 5,8 ; poids atom. : 940. Ce métal à V grenu a le brillant de l'acier ; il cristallise faeilemehl rhomboïdes, et alors ses cristaux groupés forment des lai par suite des pyramides quadraugulaires plus ou moins ti quées , et dont les surfaces ont des reflets irrisés magnifi^ si on le chauffe, il répand une odeur d'ail caractérisbq et entre en vapeur à 180" ; il existe dans la nature à Y natif, à Tétat d'oxyde^ de sulfure, etc., etc. En général préparation de l'acide arsénieux présentant peu de difficol on obtient le métal en réduisant un mélange d'une pa d'acide arsénieux et de trois parties de flux noir : cette < ration est d'ailleurs très-rare, car le métal est sans us dans l'industrie.
Acide arsénieux, — Pes. 3,7: Comp. : As'O'. Ap quelquefois oxyde blanc d'arsenic, arsenic blanc, % aux rats. Est blanc , d'une cassure vitreuse , s'effleurit à I et ressemble alors à la porcelaine; il a une saveur acre,
Î>resque insoluble dans l'eau froide , mais soluble dans ois son poids d'eau bouillante ; il peut se volatiliser et ( talliser par le refroidissement. Chauffé avec le charbon est réduit ; avec le soufre, il lui cède son oxygène ; on a d du gaz sulfureux et du sulfure d'arsenic. On prépare Tai arsénieux en sublimant en grand les minerais d'arsenic, conduit qui reçoit la vapeur donne un accès libre à Tair Ton obtient l'acide arsénieux, à l'état solide, déposé su parois du conduit : cet oxyde joue quelquefois le rôle add Acide arsénique. — Pes.: 3,39; Comp.: As' 0^ P l'obtenir, on dissout huit parties d acide arsénieux dans d parties d'acide chlorli^driqviQ , on ajoute à cette dissoliil
DE L'àBSENIC. 253
sttre parties d'acide azotique; on met le mélange I cornue, et on distille jusqu'à siccité, en ménageant ers la fin de l'opération. Le résidu, bien lavé et constitue Tacide arsenique, qui est d'un blanc de ossède alors une saveur peu marquée ; mais s'il est l'air, il passe à l'état liquide, et cette saveur devient ment aigre ; uni aux bases, cet acide forme des sels seul (arséniate de potasse), offre de l'intérêt et sera plus loin.
iure d'hydrogène, — Poids et Gomp. variables. Apefois hydrogène arséniqné. Gaz inflammable, dont >t nauséabonde; il est extrêmement dangereux^ puisjuiencontient^est très-vénéneux. Gehlen, en 1815, ie de ses expériences sur ce gaz. La composition, la e l'arseniure d'hydrogène sont très-variables ; ainsi^ & peut être de 0,5 à 2,695, selon le procédé suivi 3tenir. Cette variété d'état. ne prouve pas que les ments ne s'unissent pas en proportions définies, quent seulement que le gaz préparé contient une quantité d'hydrogène à l'état libre. Ce gaz a une utile dans la recherche des empoisonnements: brdlé ippant par un tube effilé, et arrivant sur la paroi icoupe en porcelaine, ou autre terre vernie, il dé- ! couche irisée d'arseuic : nous reviendrons sur ce rtant dans l'histoire des réactifs de l'arsenic. es d'arsenic. — Le nombre des sulfures d'arsenic bien déterminé ; on admet généralement les com- ^ants :
ure d'arsenic, — Tes. : 3,33; Comp. : As' S*. Apyar. Existe dans la nature, rouge-orangé. Le réalà la préparation de ce qu'on appelle feu indien I obtient ce feu en mêlant exactement et enflammant s de nitre, 7 de fleurs de soufre et 2 de réalgar : ce hncment vif, est tout à fait incolore.
iilfure d'arsenic. — Comp. : S' A^. Le réalgar, la potasse caustique, perd uoc partie du soufre qu'il , et laisse une poudre brune qui a quelque ressemée le peroxyde de plomb : cette poudre aurait, selon , la composition que nous indiquons , et serait coneut un protosulfure.
îfure d^ arsenic ou acide sulfarsenieux . — 'Ve&. •. ^ ,4 -,
Gomp. : As* S'. Appelé orpiment. Ce composé existe dansk nature en morceaux d'un jaune d'or, quelquefois en lames minces qui ont une grande flexibilité. L'orpiment est em-
t)lo>é : l" en pointure, en ajant soin de ne pas le mêler avec e blanc de plomb (carbonate de plomb), qu'il noircit en formant un sulfure de plomb ; 2^ dans les manufactuies de toito peintes , pour les teintures avec l'indigo.
Chlorure (ïarsenic\ — Comp. : As' Cli^. Liquide haileux» très-dense, que Ton obtient, soit en introduisant de Tarsenic dans le chlore, il y a inflammation ; soit eu distillant uu mélange de 1 partie d'arsenic et de 6 parties de bichlorure dl mercure. L'iode^ le brume, le iluor, donnent des compodl analogues.
Sels d'aksenîc. — Ces composés offrent peu d'intérêt; citerons l'arsenite et l'arseniate de potasse.
Arsenite de potasse. — On prépare ce produit en met l'acide arsenieux en digestion avec la potasse de manière opérer la neutralisation; la liqueur évaporée donne masse saline, mais on ne peut obtenir ce sel à l'élat de taux : une faible pro|)ortion de ce sel, mise en dissolut» dans l'eau , constitue la liqueur de Fowler, qui a été pi nisée contre les fièvres intermittentes.
Arseniale de potasse. — Ce sel est déliquescent et cristallisable ; on le prépare en neutralisant l'acide ai'senii par la potasse.
Des réactifs de rarsenic.
La plupart des composés arsenicaux n'existent que dans laboratoires, et l'indication de leurs réactifs a peu d'iiiipc tance ; mais l'acide arsenieux étant pour ainsi dire à la disp^ sition dn public, n'a été que trop souvent employé dans but criminel ; aussi les médecins légistes ont-ils demandé à chimie les moyens de reconnaître cette substance lorsquV est, soit libre , soit mêlée avec les matières organiques.
Lorsque Tacicie arsenieux est en dissolution dans ]'( on peut le reconnaître par divers réactifs fluides^ et les suivants sont les plus importants :
1*^ C acide suif hydrique, — Un courant de ce gaz, ( une solution d'acide arsenieux, donne un précipité ja( d'orpimeni, ou commv\w'\(\we ^ k loueur une teinte jaune la qaaatitù d'acide ^beinâ\x&.^^\.\x^vV^V^.\^^îS8k ^r^(
DE L'ÀRSEmC. 255
rience, le li<|uide à Fessai doit (^tre légiVement aoidnlé par Tacide chlorhydriqiie ou azotique; il doit être, après l'essai, mis en ébullition pour compléter le dépôt du sulfure.
2^ Vazofate (r argent ammoniacal. — Si dans une solation d'azotate d'argent on verse de l'ammoniaciue liquide, on a un précipité qu'un exc( s d'ammoniaque redissout ; lors-
![ue la neuxième addition d'ammouiaque n'a pas été trop orte, on a une solution presque inodore. Ce dernier liquide, versé dans une solution d'acide arsenieux, dcmne un précipité jaune, soluble dans les acides et dans rammonia(]ue.
3** Sulfate de cuivre ammoniacaL — Ce liquide donne dans les solutions, alciilines ou acides, d'acide arsenieux, un précipité vert caractéristique, et connu anciennement sous le nom de i^ert de Scheèle; c'est un arsenite de cuivre. Le sulfate de cuivre donne le mr'^me précipité dans les premières solutions falcalines) , mais non dans les secondes.
Si le poison est mêlé avec des matières organiques, les indications fournies par ces réactifs sont douteuses ; on doit alors revivifier l'arsenic , et en général , même lorsque les indications sont claires, la réduction du métal doit toujours être exigée. Cette réduction peut être faite de deux manières dilïérentes : l" réduction du sulfure d'arsenic par le charbon et le carbonate de potasse ; 2'' réduction par la formation et la décomposition successi>ed'un composé (Parsenic et d'hydrogèue. La première manière exige les trois opérations suivantes :
l" i Préparation du liquide.) Vaire bouillir les matières dans Teau en ajoutant (|iuîl(]ucs gouttes d'acide azotique, sé-
Sarer le liquide , précipiter les matières animales par un excès 'azotate d'argent, et ajouter ensuite du sel ordinaire; filtrez. 2" (Précipitation du sulfure d'arsenic.) Le liquide précédent préparé reçoit un courant d'acide sulfh)drique pendant une demi-heure, puis est chauffé dans un vase couvert; le précipité obtenu est la\é avec de l'eau acidulée par l'acide dilornydricine, puis est séché à une température qui ne doit pas excéder 120".
3" (Réduction du sulfure d'arsenic.) Le précipité séché est mêlé avec deux fois son volume de charbon eu uoudre; le mélangje, façonné en boules, est introduit au fond d'un tube de Terre terminé en houle; on chauffe lég^vemeuX. , e\.\t\\s^\À& mùtolUqae, c'est-à-dire cristallisé eu aiguiiVes , toitiûax»^ ^si-
CHIMIE MIMÉIULE.
neau à une faible distance de Textrémité exposée à la dialeur.
Appareil de Marsh, — Le gaz hydrogène à Tétat naissant, mis en contact avec un composé soluble ou insoluble , d'arsenic, se combine toujours avec le métal, et est ainsi dégagé à Fétat d'arseniure d'hydrogène : ce fait a donné à M. Marsh un moyen aussi simple qu'élégant pour extraire l'ar-
Figure SI.
senic métallique des liqueurs arsenicales. L'appareil de Mai est composé d'uQ tube recourbé en forme aU; la bran( droite présente un renflement 6 à la partie inférieure, etcettt branche est munie d'un tube d'ajutage mobile : on enlève ( tube et ou introduit, dans le renflement, un fraient ( zinc sur lequel on verse de l'acide sulfurique affaibh. Le zii du commerce est en général exempt d'arsenic, toutefois première épreuve est nécessaire pour constater cette pu Cette épreuve faite , on ajoute aux deux matières inui( une portion de la liqueur soumise à l'essai , on replace le d'ajutage, on allume le gaz dégagé, et la petite flamme reçue sur une soucoupe de porcelaine : si la liqueur essaya contient de l'arsenic, la soucoupe est bientôt salie par Bi»^ tache plus ou moins considérable, dont la couleur est gn» • d'acier, et offre un brillant métallique. Si la liqueur essayé» coûtient des matièrea otjami\yves»,\5i%^x%<^^^^^V^vsAfîOMatî
DE l'ÉTÀIN. 257
ais si le gaz doit sortir librement et sans écumes , Fexpéence réussit également en employant une simple fiole unie d'un tube tiré à la lampe. Quelquefois même on peut ors éviter la combustion du gaz ; le lune recourbé deux fois m^le droit plonge dans une solution d'azotate d'argent; ce anier sel concentre Farseniure d'hydrogène, et transforme ! gaz en un précipité noir volumineux d'arseniure d'argent : I précipité recueilli , séché , chauffé ensuite dans un tube de }me, donne un sublimé blanc d'acide arsenieux. (^e dernier imposé est dissous dans une faible quantité d'eau distillée mtenant une seule goutte d'ammoniaque, et la solution est lumise aux épreuves ordinaires par l'azotate d'argent et par sulfate de cuivre (tous deux ammoniacaux). Nous termineras ce rapide exposé en rappelant que cet ouvrage est un isomé, et ne peut présenter l'ensemble des précautions mi- Qtieuses que l'on doit prendre lorsque, chargé d'une mission rave, on est appelé à se prononcer sur la vie de son semblable.
§ 15. Derétain.
Étain. — Pes : 7,29 ; poids atom. : 735. Métal blanc, brilinl, très-mou, très-malléable, ce qui permet de le réduire en nilles de 0™,00002 d'épaisseur; ces feuilles sont employées sur mettre les glaces au tain. Si on ploie l'étain, il lait euindre un bruit connu sous le nom de cri de rétain ; si on ! frotte, il exhale une odeur particulière, dont les doigts res- !Dt imprégnés; il est fusible à 228^, se volatilise lentement une haute température. L'étain du commerce étant impur, toujours un poids supérieur à 7,29 ; il pèse de 7,56 à 7,6, ; cette différence peut indiquer son degré de pureté ; car on marque que tous les alliages d étain sont plus pesants que li, et même plus pesants que le plus lourd métal qu'ils coniennent.
Le cuivre ou le plomb sont ordinairement les métaux qui hèrmt la pureté de l'étain ordinaire. On reconnaît la préenoede ces métaux étrangers, en traitant Térain suspect par 'acide azotique. La dissolution est bleue ou incolore : dans le fRmier cas, il y a du cuivre ; dans le second , si elle précijiteen blanc par un sulfate soluble, elle contient du plomb , BIT cet effet n'a pas lieu avec l'étain purifié.
Les prindpsdes mines d'étain sont celles du comté de CoriooaiUes et de la presgo'iJa de Malaca : la dexmèm^ lo^ytiÀX
3$8 CHIVIB VIKÉEUS.
rétain le pins pnr ; Vantre en donne une pins grande qnan* lité. Dans le Cornouailles , la mine est un peroxyde dont les filons traversent des rocs primitils. On trouve aussi le peroxyde dans les dépôts d'alhnion voisins, et môme ces masses roulées qui proviennent de la mine principale donnent Tétaifl anglais le plus pur. Ou les traite par le charbon ; le métal réduit contient du cuivre, du 1er, de Tantimoine, de Tarsenic: on le purifie partiellement par liquation, Les barres du noor Tel alliage sont ensuite exposées à une chaleur modérée , Tétain, sensiblement pur, se sépare par la i'usion.
L'élain est l'argent du pauvre; il sert à faire différents vases et ustensiles; on l'emploie également pour fabriquer le fer-blanc^ et l'aire le tain des glaces.
Le fer-blanc est préparé en plongeant dans Tétain en fusion des lames minces de ler, (ju'ou a préalablement décapées en kl frottant avec du sable, eten les laissant tremper, pendant vingtquatre heures, dans une eau acidulée par l'acide suH'urique: non-seulement l'étain recouvre le fer, mais il le pénètre complètement, et le rend entièrement blanc. Il (»st d'usage d'ajouter un dixième de cuivre à l'étain, atin d'éviter qu'il ne forme sur le fer des couches trop épaisses. Cest en faisant chauffer légèrement une feuille de fer-blanc, Thumectant avec iW mélange d'acides, trempant la feuille dans l'eau froide, puis vernissant, que Ton obtient les nuances colorées et le chatoiement que l'on appelle moiré wétallfque.
L'étain de vaisselle est généralement confondu avec ce métal : la meilleure composition est formée d'étain allié avec environ ^^de cuivre ou d'autres métaux , tels que le plomb, le zinc et l'antimoine , sui\ant le choix que l'expérience dicte aux ouvriers.
Protoxifde d'étain. — Comp. : Sn' 0\ Pondre gris-noire, blanche à l'état d'hydrate, est préparée en dissolvant l'étain dans l'acide chlorhydriciue, soit par la chaleur, soit par l'addition d'une petite quantité d'acide azotique : lorsque la dis* solution est complètement opérée, on précipite l'oxyde pardd carbonate de potasse, on recueille le précipité, on le lave à l'eau tiède ; on a un hydrate de protoxydiî que l'on débarrasse de l'eau qu'il contient, en le chauffant fortement dans un appareil privé d'air; on a alors la poudre gris-noire, qui est le protoxyde. Le protoxydc d'étain est dissous, sans effervescmc^, par les acid^ , et forme les protosels d'étain.
D£ l'ÉTÀIN. 269
Bioxyde d'étain. — Comp. : Sn'O^ Poudre blanche, )fenne par la réaction de l'acide azotique concentré sur do îtain métallique : il y a effervescence ; Toxyde d'étain est "écipité sous forme d'une poudre blanche, qui prend une mleur foncée aprcs le dégagement de l'eau, et devient jau- Ure ajprès le refroidissement. Ce bioxyde est fusible, solublc ins la potasse , la soude ; il entre dans la composition de la )téed'étain. î/oxyde d'étain ala propriétédedonnerunebelle luleur blanche et l'opacité au verre dans la composition dulel il entre ; aussi s'en sert-on pour fabriquer les émaux, et )ur faire les couvertes ou vernis des faïences et poteries. Sulfures d'étain, — On connaît deux composes de soufre d'étain : le premier est un protosulfure ayant la couleur Téclat métallique du plomb ; est obtenu en fondant ensemle de rétain et du soulre; le deuxième est un bisuifiire, dégné sous le nom d'or w/^si/par les alchimistes. On Tobeuten précipitant les deutosels d'étain par le gaz acide sulf- \driquc ; il est alors sous forme de poudre jaune. On peut ! préparer à sec, dans un creuset couvert , en chauffant un lélange de peroxule d'étain , de soufre et de sel ammoniac tlorure d'oxyde d'ammonium). Dans cette opération, le sel (nmoniac est indispensable, et cependant il paraît nécessaire mlement pour modérer la chaleur produite par la sulfuraon. L'or musif , bien préparé, a la couleur de l'or, et est )rmé d'écaillés brillantes, translucides, douces au toucher; est employé pour bronzer le bois , le plfttre , etc. , et pour •citer les coussins des machines électriques.
Sels d'étain. — Lesoxxdes d'étain ont peu d'affinité pour «acides ; quelquefois même ils paraissent jouer le rôle d'acies, aussi quelques auteurs les appellent acides staimeux et fanmç'w^; cependant ils forment réellement des sels, peu tables h la vérité, avec les acides sulfuriqueet azotique. Les hlorures d'étain, ou chlorhydrates d'oxyde d'étain, sont trèsmployés dans la teinture.
Sulfates et azotates d'oxydes d'étain, — T/hydrate de TOtoxyde d'étain se dissout, soit dans l'acide azotique , soit Ans l'acide sullurique étendus. L'hydrate de bioxyde s'unit nssi avec l'acide azoticpie ou avec l'acide sullurique concenrts : ces quatre genres de sel se décomposent facilement et ont sans usages.
Chlorures d'étain, — Comp. : Sn' Ch* et Su' Cli^ • L'md^
fV.ThT.iriqr? dif^aî a:>enîent rèlain; il prend alors une 1' .' •• :] > :' :i vv . e\ c^îô^ d rmeî:re des vapeurs : il y a nne V'Z-:-. • .";:'. s.v :. e. f: /: î<r i. p^e uu giz iDnammable ayant l:!- . .: :.:-ir. Là idi- rctk a; en suspension la moitié de . > :. .' .^? f -:ô.:: . vt Le le ÎVifs*? pas déposer par le repos; i '•■''- >• 1 '^î i:r: f : t;» hî>rh;.ilritedélain, qui cristallise en pe- ^ tî:-^ vri::k^M.i:>be>. ■r^-5t}7'tiques, plus solubles à chaud ^ q ] -! f: :'. 1 : o^r* s^ a I'it. h dissolution de ce sel passe à Y'-'i*. îc- lihf :h>draîo de;ain. L'eau régale, formée de .in\ i.irti*^ «1 ai ide azotique et d'une d'acide chlorhydrique, f^iiiiiî . Ivîainavee effen esoenoe , en développant beancoaD de dv^îeîir. Pour que la dissolution d'étain soit continue,]! cfl iit.cfsniro de nintro luire ce métal que par petites po^ ti »n>. de niaui'Te que lune de ces portions soit dissoate avant rintr.uluolion de l'autre. Kn procédant ainsi, Teau régale ptMit di^ouilre la mnitié de s-^n poids d'étain : la dissolution es! brun-rouge, ineristallisable , et prend quelquefois la fi^rme d'une substrinoc gélatineuse : cette liqueur est un bicblorhydrate d'étnin, C'Minu anr-iennemcnt sous le nom de liqueur fumante de Lihnv'tun. On emploie cette dissolution jxmr a\i>er et fixer les couleurs dans les teintures sur laine, telles que les couleurs de cocbenille, de gomme laque et de quci'jues antres rouges, depuis le cramoisi jusqu'à récarlatc la plus vive.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels d'étain.
11 existe deux genres de sels, les protosels et les deutosds; mais tous ont un caractère distinctif : ils laissent précipiter leur métal sous une forme plus ou moins arborescente, lorsque Ton plonge dans leur dissolution une lame de fer ou de zinc.
Protosels. — i" Avec les alcalis, précipité blanc/ soluUe dans un excès de potasse caustique, et devenant noir à une chaleur peu élevée ;
2"^ Précipité noir avec Tacide sulfhydrique ;
3** Précipité blanc avec le cyanoferfure de potassium.
Deufosels. — i" Avec les alcalis , précipité blanc qui conserve celte teinte lorsqu'on l'expose à la chaleur;
2" Précipité jaune avec le sulfliydrate de potasse.
DE L'ANTIMOmE. 261
§16. De Fantimoine.
Antimoine, — Pes. : 6,702; poids atom. : 1612. Métal )IaDc, brillant, lamelleux, cassant, cristallisable en prismes homboïdaux analogues à ceux que donnent l'arsenic et le eUnre, fasible à 430^ ; chauffé à Tair libre , il entre en ébulîtion, brûle sans flamme en répandant une fumée blanche ni se condense sur les corps environnants; cette fumée, qui rt une combinaison d'oxygène et d'antimoine , forme de peits cristaux brillants très-employés jadis en médecine sous le om dejieurs argentines ou neige d'antimoine.
La principale mine d'antimoine est le sulfure, et ce comosé est facilement réduit, c'est-àdire amené à l'état métalpe, en faisant un mélange de 4 parties de ce sulfure , de 3 «rties de tartre brut, de i 1/2 de nitre, et projetant ce méinge par petites portions et à intervalles, dans un creuset onge de feu ; il y a déflagration, et le fond du creuset contient m colot métallique.
Oxyde d'antimoine. — Comp. ; Sb' 0^. Cet oxyde a été roQvé dans le Dauphiné en cristaux incolores ; on peut le
Ûarer en décomposant le protochlorure d'antimoine , à la enr de rébulhtion, par un excès de carbonate de poasse : Tacide carbonique , ne s'unissant pas à l'oxyde d'anti- Boine, est dégagé sous forme de gaz , et l'oxyde reste pur.
Acide antimonieux. — Comp. : Sb' 0*. Poudre blanche, nfnsible, fixe, obtenue en acidifiant l'antimoine par l'acide oolique, évaporant à siccité et calcinant le résidu :. on peut UBsi la préparer en grillant le sulfure naturel d'antimoine.
Acide antimoniq'ue. — Comp. : Sb* 0^ Poudre jaune pUe, que l'on obtient en traitant l'antimoine par l'eau réplc, évaporant à siccité, calcinant le résidu, le reprenant purTadde azoticnie, et calcinant en dernier lieu à une temîfratare qui ne doit pas dépasser la chaleur rouge.
Les préparations médicinales, foie d'antimoine, safran ^métaux, verre d'antimoine , fondant de Rotrou, antiftotne diaphorétique , antimoine diaphorétique lavé, ■Oflt des états physiques particuliers des divers oxydes ou Jûies d'antimoine. Ainsi, 1° les trois premiers étant obtenus •* grillant moins ou plus longtemps, et coulant etvsmtesxsx
**eplagne^ lesalfàre d'antimoine, sont àesmfe\9L\\%es*vû^ÀHl^^
3G2 CHIMIE MINÉRUi;-
(Voxydc d'antimoine, cV acide antimonienx, contenant sncrcssiu'mnil moins de sulfure; 2** les deux suivants étant les lésnllnls de la déllafiinlion, dans un creuset rouge, du sulfure ou du métal lui-même , puKérisé et niilé a\ee du nitre, sont des antimouite et antimoniate de potasse; 3" le cIa* (|uicme, enliu, étant le dernier produit lavé, et conséquem-» nient privé de potasse, est l'acide antimonique.
ProtosullunuVavthnoine. — Comp. :Sb' S\ ExisteàTétat naturel , il contient alors du plomb , du fer, et assez souvent de 1 arsenic. Il est donc bien important de le puriDer lors<
Su'on \ eut s'en servir pour des préparations médicinales : oa oit menu» alors le préparer directement eu précipitant 1^ dissolution (lémétique (voyez Acide iartriaue, chimie org»* nique par ini courant de gaz acide sullhyurique. I^ proto* sulfure (rautimoine, traité à chaud par une dissohitiou alcfti line, laisse précipiter, en deux temps, deux poudres, le ker^ mes, le soufre doré d'antimoine , assez souvent employée! ou médecine.
Dfiulosulfure d'antimoine > — Poudre rouge de feu, sam usage.
Sels n* antimoine. — Ces composés ont peu de stabilité et peu d'importance, excepté le sel double, tartratede potassa et d'antimoine, émètique, dont nous parlerons dans Ihistoira des arides végétaux. Nous citerons ici les deux chlorures.
P rotovhlonire d'anfimolne, — Comp. : Sb' Ch''. Nommé anciennement beurrp d'antimoine , est onctueux, très-caustique, fusible et déliquescent; on le préparc en distiliaot deux parties de sublimé corrosif (chlorure de mercure; avec une d'antimoine. La substance qui passe dans le récipieata la consistance de la graisse.
PerclUorure d'uni nnoine, — Comp. : Sb' Ch'°. On obtient ce composé en chauffant modérément de la poudre d'antimoine dans du chlore gazeux. L'antimoine brûle avec scinlillation , et on extrait par distillation un liquide incolore OU faiblement coloré en jaune. Ce liquide agit quelquefois à Ifl manière du chlore : ainsi il transforme le gaz oléfiantibicai* bure d'hydrogène) en liqueur des Hollandais, en mémetempî le perchlorure d'antimoine passe à l'état de protochlorure.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels d* antimoine.
i^ Avec J'eau , précipWè Yi\a\iç, \ c^ ^^Yéd^jiLté est formé d^