‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 34 sur 74 · DU BISMUTH · texte numérisé non relu

DU BISMUTH

beaucoup d'oxyde et de peu d'acide, et il reste dans la dissolotion beaucoup d'acide retenant peu d'oxyde ;

2** Précipité rouge-jaunAtre par l'acide sullhydrique ;

3® Avec le zinc ou avec le fer, précipité noir qui, fondu ^yec l'huile^ laisse un culot métallique cassant et brillant.

§ 17. Du bismuth.

Bismuth. — Pes. : 9,5 ; poids atom. : 887. Métal d'un blanc-rosé caractéristique, offrant des lames très-brillantes et adhérentes les unes aux autres, fusible à 264*' ; si la chaleur augmente, il entre en vapeur et peut être distillé à vases clos; si on évapore à l'air libre, il brûle avec une flamme pAle çtémet des fumées abondantes d'oxyde de bismuth. On 1 extrait du bismuth nalif par la fusion. Pins fusible que les autres métaux auxquels il est uni , il est séparé par une sorte de Jiquation, et coule dans des auges appropriées. I.e bismuth esiréléraent principal des rondelles lusibles employées pour les soupapes des générateurs de vapeurs. L'emploi de ces soii|)apes présente des inconvénients; toutefois il est utile dans plusieurs circonstances , et nous donnerons la table de divers aliiajg^, en indiquant les points de fusion.

Plomb. Étain. Bismuth. Fusion.

AUiagede ^ 3 4 4 i?l (2 atmosphères).

11 141 (3 atmosphères).

Oxyde de bismuth. — Comp. : Bi'O*. Si on traite le bismuth par l'acide azotique, la réaction est très-vive; il y a dégagement d'acide hypoazotique et dépôt d'une poudre blanche qui est l'oxyde de bismuth , contenant encore une feible proportion d'acide azotique. Ce sous-azotate était employé, comme blanc de fard, sous les noms de magister de mamulh, de tdanc de perle , etc. , etc. Si on le soumet à la calcination , l'acide azotique est dégagé et l'oxyde reste pur.

Sels de bismuth. — Ces sels offrent peu d'intérêt : nous citerons les plus connus.

Chlorure et sulfate de bismuth. — Sont obtenus en dis-

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solvant Toxyde de bismuth dans les acides chlorhydriqoe et sulfurique.

Azotate de bismuth. — Corap. : Bi'0% Az^O'^+SH'O. Est obtenu en projetant du bismuth en poudre dans l'acide azotique concentré ; la réaction est très-violente : on trouve les cristaux après le refroidissement du mélange.

Propriétés caractéristiques et réactifs des sels de bismuth.

1° Sels blancs;

2° l*récipitent en blanc par Feau ; : 3® Précipité noir par l'acide sulfhydrique ;

4" Précipité blanc par le cyanoferrure de potassium ;

5® Précipité orangé par l'infusion de noix de galle ;

G^ Sont réduits à l'état métallique par le zinc et par le fer.

§ 18. Du cuivre.

Cuivre» — Pes. : 8,89 ; poids atom. : 396. Métal d'un beau rouge, brillant, dur, sonore, malléable, très-ductile, d'une saveur styptique, nauséabonde, fusible à 1 100® et entrant en ébuUition à une température plus élevée. Ce métal n'est pas le plus abondant, mais il est le plus répandu dans la nature. Les principales mines sont celles de Sibérie, de l'Amérique septentrionale, de Cornouailles, etc., etc. Le cuivre, quelquefois à l'état natif, cristallisé en cubes ou en octaèdres, est dans ces mines à l'état de sulfure et d'oxyde, et l'extraction de ce métal est une des opérations métallurgiques qui exigent le plus de science et d'attention : nous donne* rons seulement les principales phases de cette extraction.

On rassemble le sulfure en tas sur un lit de bois , et on le grille au moyen d'une ouverture pratiquée au milieu , et par laquelle on jette le combustible. Cette opération , qui dure quelquefois un an, a pour objet , comme nous l'avons déjà vu, de sublimer le soufre, et de transformer le métal du minerai eu oxyde. La mine grillée est mêlée au charbon ; on opère la fusion dans un fourneau, et le composé obtenu s'appelle matte : il est formé de cuivre, de fer et de soufre. On grille cette matte concassée, encore huit ou dix fois, puis on la fond en la mêlant avec le quartz pour s'opposer à la réduction du fer et faciliter cette fusion. On obtient enfin une masse composée d'environ 0,9 de cuivre noir : cette masse est fondiieaenouyem, et, au moy eu àesoxxVSiçX&dkx^^s^vkv la surface

fasion, le fer, le soufre, sont brûlés, et le cuivre est affiné. Pour obtenir le cuivre pur, propre à faire des expériences, le précipite à l'état métallique en plongeant des lames de ' dans la dissolution de deutocblorure, et on lave ensuite le Scipité avec une petite quantité d'acide chlorhydrique mdn.

Parmi les usages de cuivre , nous rappellerons l'emploi de métal dans la confection des piles voltaïques ; nous avons Kqné précédemment les motifs de l'adoption de ce métal nme élément négatif; cet emploi présente néanmoins queles inconvénients, parmi lesquels on doit citer la faible rétance que ce cuivre oppose à l'action des acides. Or, si l'on reporte au tableau donné (page 4t) , on concevra que dans taines circonstances, par exemple, lorsque l'économie n'est s indispensable, on ait remplacé le cuivre par le platine; lis jusque dans ces derniers temps ces diverses modificans avaient lieu dans le cercle des éléments métalliques ; obéissait toujours a ce principe qui paraissait dominer toute théorie galvanique : «les métaux sont les seuls corps qui Bnent naissance au véritable circuit voltaïque. » Ce prin- « ne peut plus être admis ; le charbon, cet élément électro- Rtif relativement aux métalloïdes, mais électro- négatif retrement aux métaux, peut remplacer le cuivre et le platine, , tontes choses égales d'ailleurs, la nouvelle pile peut soutir la comparaison avec l'ancienne. Une description sucicte de l'appareil, Ait pif e de Reizety complétera ce que «8 devons dire sur cette partie importante de la science. L'idée primitive de l'emploi du charbon, comme élément îrtro-négatif, paraît due à M. Bunsen de Marbourg; mais NU devons à M. Reizet la première connaissance du rempla- ■ent, des lames façonnées de platine ou de cuivre, par un flliidre de coke de manière à entourer l'élément zinc. Cha- KODople de cette pile est composé de quatre pièces cylin- ^^^ qui s'emboîtent les unes dans les autres ; la pièce e est un bocal en verre rempli d'acide azotique du ce; dans ce bocal plonge le cylindre creux de coke ,

ertàsesdeux extrémités, et portant à sa partie supérieure de l'acide, un anneau de zinc bien décapé au bord duquel

«ne languette de métal destinée à établir le contact avec le da couple voisin. Dans l'intérieur du cylmdtÇi Aft viWxest placé ni} antre cylindre eu biscuit de ipovcdiwv^ ^^^^

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/. ; ;;. . — 1.,"< «^''îv.p'^n^ foi.t (îos alllagcs de cuivre /.. «». .. '.îj:.t •lc-i'.\\-| i> .îe laii-n : i*^ laiton-j i- !:.*•• li.' : i ..i • îiî\if v\ i!o t^.'i do zinc ; 2** laiton r ciMi'i !i.ii;î .sr.i iiilMi'i'î i.Vô de zinc. I/alliage de ces nii'".iii\ est unf u|.iMa:i.ii iHifi- ile -. on ne pourrait pa di'inmcn» alh'M' le i ni\p' a'i zim* par une simple fusion non*, pniMjiie .f «lr:uiii \n\\\o et cuire eu vapeurs i tiMMpi'i .lînn» inli'rieuie a n'ile qui est nécessaire pour f( \v nii\M'. {\\\ (ip ic en cMicial de la manière suivani riii\rc 1'^! d a!)"r«î nii< v\\ cn'nailles en le versant, àtr une pKn|ni» «le l«'r |nMrée de p'*ti(s trous el lutéeavec df ^i!c. dans une niaw» d'eau d'un nuMro enxiron de l'nndjMir. «pidn rciimiM'Ilt' .onlinr.ollcment, el dans lac <»n ne jcilc le mêlai cpn» par j)eli'es quantités à la fois, [Mv\('nir les e\j»losions danj^çiMcu^^cs qui pourraient î lieu. Il y a aujourd liui {\v\\\ procédés pour combiner ce vre en grains a\ee le zinc : le premier, qui est l'uiiioi re(!ii» drs (iciix méiaiix , a lieu facilement en mettant le au fond des creu.sets, le eui\re granuîé par dessus, eiiloD les ereusels do houille, et faisant brûler celle-ci de lapa

DU CnVRE. 267

snpérieure à la partie inférieure. Le dellxi^me procédé , dans lequel on emploie la calamine, présente deux réactions chimiques, décomposition complète de la calamine, union immédiate du métal revivilié avec le cuivre : la calamine , préalablement grillée pour la séparer, du moins en partie, du lonfre qu'elle contient, est pulvérisée , miMée avec la moitié de son poids de clvarbon , et ensuite stratiliée dans do grands creusets avec le cuivre en grenailles ; ces creusets sont expoib à une haute température ; Toxyde de zinc est réduit, et le linc se combine avec le cuivre. On prélère ordinairement exécuter Topération en deux temps, c'est-à-dire mettre d'ah)rd la quantité de calamine nécessaire pour i'ournir la moitié du zinc an cuivre, et ajouter l'autre moitié après la détomposilion de la première calamine. On met souvent dans k laiton 70^ de p'omb , cette addition i'acilile le travail du tourneurct ôte à Talliage la propriété de f/raisspr les ciseaux.

Étamage du cuivre. — Le cuivre se combine imparlaite- Qient avec le fer par voie de fusion ; mais il se combine avec létain à une température bien intérieure à celle qui est nécessaire pour fondre ce dernier métal : sur ce; te propriété 68t fondé rétamage des vases de cuivre. Le vase à étamer doit è|re d*abord parfaitement décapé , puis on le chauffe, on le lânpoudre de résine et de sel ammoniac (chlorure d'oxyde î'ammonîum^, afîn de prévenir une nouvelle oxydation qui ^'opposerait à Tadhérence de l'étain ; on y verse alors ce dernier métal fondu qu'on étend avec soin : une très-petite

antité adhère au vase, mais suffit, quand elle est bien ap-

iquée, pour empêcher les effets nuisibles qui peuvent résul-

r de Toxydation du cuivre.

Étamage des épingles. — L'étain , plus oxydable que le enivre, précipite ce dernior de ses dissolutions ; néanmoins pu pent précipiter l'étain sur le cuivre de manière a couvrir felui-ci, ce que prouve l'étamage des épingles. On dissout Tétain dans un mélange de 1 partie de bitartratc de potasse. Je 2 d'alun, de deux de sel commun, et d'une certaine quantité d'eau, et on y plonge quchpies inst mts les épingles à la température de l'eau bouillante. Les épingles n'éprouvent mcno changement dans cette liqueur, en suj)posant quelles 86 contiennent aucune partie d'étain non dissous ; mais si un fragment d'étain plongé dans le litjuide touche l'une d'dlfi&, tDates celles qui sont en contact sont ét^imèes.

268 CHIMIE MINÉRiXE.

Chrysocalle, similor, or de Manheim. — Ces alliagn^ qui imitent l'or plas ou moius parfaitement, sont des allû de cuivre et de zinc ; les proportions varient depuis 50 cuivre et 50 de zinc jusqu'à 80 de cuivre et 20 de zinc.

Maillechort Packfung. — On a beaucoup préconisé alliage, dont nous avons déjà parlé, et avec lequel on faiti France, en Allemagne, etc., etc., des cuillères, foui " tes, etc., etc. Cet alliage est composé de cuivre , de zinc eli nickel en proportions diverses , selon les usages anxqueb le consacre ; celui dont on fait usage pour les couverts ordinairement composé de 25 de nickel, de 50 de cuivre, 25 de zinc. Il pent imiter l'argent avec plus ou moins d'< titude, mais il est attaquable par les oxydes, et prend le de-gris lorsqu'il est en contact avec le vinaigre et avec l'aii il est en usage aujourd'hui pour la fabrication des couve argentés par le procédé galvanique.

Proloxyde de cuivre. — Comp. : Cu'0\ Rouge et quefois orange ; existe dans la nature en rognons ou crisi lise. Chauffé au contact de l'air, il passe à l'état de bioxyc On le prépare en faisant digérer, dans une ûole hermétic^ ment bouchée, une solution de bichlorure de cuivre sur la tournure de ce métal ; la couleur passe du vert au bl foncé, et on obtient des grains cristallisés. La solution de < cristaux, traitée par la potasse, donne un précipité jj orange, c'est-à-dire le protoxyde.

Bioxyde de cuivre. — Comp. : Cu'O'. Est noir, bleu l'état d'hydrate , sans action sur l'oxygène ; s'empare de 1*1 cide carbonique de l'air, et forme un carbonate iusolul' dans l'eau , mais très-soluble dans Tammoniaque , à laqa( il donne une belle couleur bleu céleste. Cet oxyde est fa ment réduit, à la chaleur rouge, par l'hydrogène et par charbon, qu'il transforme en eau et en acide carbonique : facilité explique l'emploi qu'on en fait dans Taualyse des mi tières organiques. On peut le préparer en desséchant l'oxyc hydraté, qu'on précipite en traitant l'azotate de cuivre par potasse. .j

On connaît, sous le nom de cendres bleues, une matière coi lorante obtenue avec le cuivre et employée dans la colorw tion des papiers. Les cendres bleues anglaises, qui sont esti^ mées à cause de la permanence de leur couleur, ont la mônrt| composition que \e caAo^iaXe \Acv!l TkaX\st<i\ , ^^^-^-dire,

)X5"de de coivre, 69,17; acide carbonique, 25,6; eau, 13 : le procédé par lequel on les prépare est tenu secret. » cenores bleues sont préparées en traitant l'azotate ou le Ifale de cuivre par la chaux; on broie l'oxyde de cuivre écipité avec 6 à 7 centièmes de chaux. Ces cendres, qui 1 sont par conséquent qu'un mélange de chaux et d'oxyde t cuivre, donnent une couleur bleue qui, avec le temps, ■se au vert.

Sels de cuivre. — Les oxydes de cuivre forment avec les Ides, des sels bleus ou verts, presque tous solubles dans

Carbonates de cuivre. -— Existent dans la nature sous JDX états bien distincts : le carbonate vert et le carbonate Bd. Cette variété de coloration parait due à l'eau, que ces ibonates contiennent en quantités dilTérentes. L'espèce rte, malachite , peut acquérir un beau poli-; on l'emploie Eure des vases, des dessus de meubles d'un grand prix. Ce l est préparé dans les laboratoires en i'aisant arriver un krant de gaz acide carbonique dans de l'hydrate de cui- Étenn en suspension au moyen de l'eau.

^ulfate de cuivre. --Com^. : Cu'0\S'o\irO'+4H'0'. Idde sulfurique à froid n'attaque pas le cuivre \ bouillant, le partage : une partie oxyde le cuivre, l'autre se combine bc cet oxyde et forme un sulfate. Ce sel est en beaux crisix bleus, d'où lui sont venus les noms de couperose bleue, vitriol bleu; il a une saveur styptique désagréable ; on le kive dans la nature , en dissolution , dans quelques eaux les, mais en général on l'obtient de la pyrite de cui-

exposée à l'air et ensuite lessivée. La consommation de

id est assez considérable : on l'emploie, plus ou moins

; dans le traitement des minerais d'argent.

la galvanoplastique. — Nous avons vu qu'en 1803

. Hysinger et Berzélius avaient posé ce principe capital : les corps non élémcntaii'es sont décomposés par la ; si celle-ci est assez énergique, l'oxygène, les acides t portfe au pôle positif, tandis que l'hydrogène, les aljCalis, les terres, les métaux, se rendent an pôle négatif. » iiconséquences déduites de ces faits furent immenses, mais I Gonséiqnences restèrent dans le domaine de la théorie : . Jaeobi montra le premier l'application que Ton pouvait le de ce principe â la fabrication d'objets d'atls , dioti^^-

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