‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 45 sur 74 · DES PRINCIPES IMMÉDIATS NEUTRES ORGANIQUES · texte numérisé non relu

DES PRINCIPES IMMÉDIATS NEUTRES ORGANIQUES

iODS désignons sous ces noms quelques composés qui stent dans le règne organique et dont l'extraction ne prête aucune difficulté; quelques-uns exsudent spontanéité d'autres exigent une simple compression^ quelquefois lésagrégation physique des corps naturels qui les renoent. Dans cette classe, nous rangeons les fécules amy- !es, les sucres, les gomtoes, les résines, les matières sses et les huiles essentielles.

§ 1. Des fécules amylacées.

Pécule amylacée ou amidon. Comp. — C**H**0". Cette stance, très-répandue dans la nature, et qui constitue artie nutritive des végétaux, est identique pour le chite, soit qu'on l'ait obtenue d'une graine céréale, soit îlle ait été extraite de la pomme de terre, du juca ou jalUa manihot des botanistes, du maranta arundinacea, du is farinaria, de différents orchis ; mais comme elle diffère "S dans sa forme , dans sa pesanteur spécifique et dans son té de solubilité dans l'eau bouillante^ on lui donne, seles plantes dont elle est extraite, les noms d'amidon prement dit, de fécule de pommes de terre, de pain de ave ou de tapioka , d'arrow-root, de sagon . de salep. l'amidon, lorsqu'il est pur, est blanc, pulvérulent, iusi- ), inodore, inaltérable à l'air, insoluble dans l'eau ie, dans l'alcool et dans Téther, mais formant avec l'eau Ulante une gelée connue sous le nom A' empois. Il existe icipalement dans les parties blanches et cassantes des veux, dans les racines tubéreuses et dans les semences des ninées.

'amidon dont oïl fait usage aujourd'hui dans l'industrie a fécule de pommes de terre ; nous donnerons donc plus icnlièrement l'histoire de ce dernier corps , en rappelant les antres fécules sont analogues. La fécule de pommes erre est en grains irréguliers d'un volume variable; le iamin d'un grain de farine ordxuaiie eA vkl^i^^ ^^ '^'^'*

limètre, tandis que la fécule a «n grain de Bii »T io demiiBmètre; celle différenre fournit un assez bon moyen poa reconnalire si on a ajouté de la férule aune farine ordit naire. Chaque grain de fécule est marqué d'un liile à il sarface; si on écrase ces grains entre deux pla<iues de Tent, on reconnaît querinlérieur est solide, spongieux, formé dï 50 à 60 coucbes conceutriqiies offrant des R'ales ou lacuna assez irrégiiliéres, mais divcigeutes en gcaéral d'un ^kl creos central.

La fécule, mise dans l'eau cfaaude, peut former une Uqucnr claire ; mais cette liqneur n'est pas une soluliou , il f a nmple gonflement des grainsi car si on fait passai' cett solution apparente dans un filtre dont les pores sont. pO eiemple, mille fois plus petits que les pores de nos filUfl ordinaires, on reconnaitquc le passage de la féeule nepfT avoir lieu. Cette hypothèse est réalisée, lorsque l'on {^Dj les radicelles on suçoirs d'un végétal dans une solution di midon, les globules amylacés restent à rcïléricur, otU liquide qui pénétre dans les su^wrs n'est pas alt'ecté parla solution d'iode.

L'extraction de la fécule en graud exige diverses OfitP tiens : l" lavage des pommes de terre; il a lieu enemplûjaill ime espace de tonneau dans lequel les pommes de twrt éprouvent une friction mutuelle; 2"rûpagc; 3" tamisBgSi on se sert d'une suite de toiles offrant un développemot d'environ 42 mÈtrcs de long sur 3 mèires de pente; 4° d^ posage ; ce premier dépôt est la fécule conteuant encore n sable , il est remis en suspension , on décante rapidement, it la majeure partie du sable reste au fond du vase; â" lavage- La fécule dont on fera usage dans la fabrication des bières c> lorées peut ne recevoir qu'un lavage; mais la belle féew blanche, surtout si elle doit servir dans la fabricalioa M papiers , doit Être lavée à trois reprises ; elle est ensuile ^ cée sur des aires en plâtre ajant environ 0'",12 d'épaisseur! en peu de temps les fragm^tsde pain de fécule sedess** cbent et donnent la fécule dite verte, contenaut sur l£0 filties environ loo de fécule sèche.

La fécule pulvérulente du commerce contient 18 d'ew sur 1 00 ; si on la sèche complètement , elle forme poassiérti et reprend, si on l'expose â l'air, la quantité d'eau qu'ePt avait primitivement.

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