‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 51 sur 74 · DES PRODUITS DE LÀ FERMENTATION VINEUSE · texte numérisé non relu

DES PRODUITS DE LÀ FERMENTATION VINEUSE

solution d'acétate neutre de plomb peut dissoudre des ités assez variables de litharge ; parmi les sous-acétates, avons distingué l'acétate tribasique , parce que ce comt donné le moyen de fabriquer chez nous un produit tant , carbonate de plomb ou céruse, que nous achek l'étranger.

rbonate de plomb. — Comp. : Pb' 0^ C* 0'. Ce sel est , opaque, insoluble dans l'eau; cette opacité lui donne rande valeur en peinture : il a, comme disent les peiniu corps et couvre bien ; on le prépare aujourd'hui en e de la manière suivante :

dissout 1 kilogr . de sucre de Saturne dans 5 kilogr. d^'eau, ajoute à la solution l kilogr. 1/2 de litharge pulvérisée; oie le tout à plusieurs reprises pendant 2 ou 3 jours, ces deux ou trois jours, la combinaison est parfaite; ^nte , on filtre, et il reste environ le quart de litharge issoute. La solution est traitée par un courant d'acide aique : ce dernier s'unit à la litharge dissoute en ext forme un précipité de carbonate de plomb (céruse ) qualité supérieure ; il reste dans la liqueur un acétate de plomb , que Ton traite de nouveau par la litharge cide carbonique. Le procédé suivi en Hollande, à i, etc., etc., est différent : des feuilles minces de plomb nveloppées de tan qui fermente et donne une tempérae 60® à 65® ; ces feuilles sont placées sur des vases cont de l'eau et environ 2 1/2 pour loo d'acide acétique )ans ce procédé , 2000 à 2500*" de plomb sont convercarbonate par une quantité d'acide acétique de 20 à par conséquent, l'oxygène est fourni par l'air , et Taarboniqueparletanen fermentation ; t'oxyde de plomb issous par l'acétate, et présenté à l'acide carbonique El forme de sous-acétate soluble.

connatt dans le commerce trois Qualités de céruse : blanc d'argent, 2° le blanc de plomo, 3® la céruse. («0» de la chaleur sur l'acide acétique et sur les acé' — Lorsque l'on fait passer la vapeur d'acide acétique ntré daus un tube de porcelaine cnauCfé au rouge som- 1 n'y a aucun dépôt de charbon ; toute cette vapeur k;omposée en acétone qui est condensé , et en un mégazeux formé d'oxyde de carbone , d'màfc ^«ftiwssss^^ wbare d'hydrogène : si la temçètalxw:^ esX^s ôssh^

que le rouée sombre , les produits sont une huile empywo- Tnatiqne, des gaz inflammables, et un dépôt de chafbofl. Si la base de l'acétate est énergique et capable de retenir l'acide carbonique à la chaleur rouge, ces acétates soumis ï la distillation, sont transformés en carbonates, et lesed

Î)roduit dégagé est Tacétone; les acétates dont la base car )onatée est décomposée à la chaleur rouge (acétate dfi magnésie, par exemple), soumis h la même action, doit nent un mélange d'acide carbonique et d'acétone; enfin, les acétates dont les bases sont facilement réductibles, acétatef de cuivre , d'argent, etc. , etc. , donnent un acide acétiqM hydraté, de l'oxyde de carbone, de l'acide carbonique, (k l'èau , de l'acétone ; le résidu est un mélange du métal pro fondement di\isé et de charbon.

Acétone, — Pes. : 0,792; Comp. empirique : C^WCf. composé est un liquide limpide , incolore ; il a une odea empyreumatique. On peut l'obtenir en distillant un mêlant de 2 parties d'acétate de plomb cristallisé, et d'une partie de chaux vive ; le produit condensé doit être redistillé à plusieurs reprises sur la chaux vive , jusqu'à ce que son point d'ébuUition soit à environ 55". L'acétone, i" distillé arec l'acide sulfurique fumant, donne un carbure d'hydrogène incolore, mésytilène , O^W ; 2" traité par l'acide chiorbydrique , donne lé chlorure de mésijtile , C * H'° Ch* ; on connaît entln quelques autres composés peu importants donnés par l'acétone.

Nous avons étudié les diverses oxydations de l'acétyl ; «, ce radical ayant le rôle d'un élément , peut être soomisà l'action de tous les éléments ou composés chimiques : des essais nombreux ont été faits dans cette direction; nons citerons les principaux résultats.

Ch/oraL — Ves.: 1,505; Comp.: C*Ch^O'+H»0'.EstUH liquide oléagineux incolore, dont l'odeur pénétrante et désafiçiéablc provoque le larmoiement ; sa saveur, d'abord huileuse, est ensuite caustique ; il est miscible avec l'alcool. Té* ther, et paraît dissoudre, sans être altéré, le soufre, lepho»* phore et l'iode. Ce composé est un hydrate d'oxyde d'acétyl ( aldéhyde ) dans lequel tout l'hydrogène a été remplacé par Je chlore ; néanmoins , il paraît impossible de le préparer en faisant agir direclemctvl \c eWot^sxst Y^Nàfe^^ie , impossibilité qui parait due et Y\ws\a\À\\Xë ôi^ e«X\^ ^«tvLv\i\^ ^tàoâosi»^

DES PRODUITS DE Lk FEBMENTÂTIOK TINCUSE. 373

réparation du chloral est difficile ; une cornue tubulée t 60 à 90 grammes d'alcool anhydre ; le bec de cette le doit être plus élevé que la tubulure, de manière que , ml l'action , les vapeurs condensées dans le col retomdaus le liquide; du chlore parfaitement sec forme un nt dans l'alcool , au moyen d'un tube qui entre dans la ure, et plonge dans ce dernier liquide. L'opération, qui une quantité considérable de chlore, est terminée lorse dernier gaz traversant l'alcool ne détermine plus un ïement d'acide chlorhydrique ; la liqueur offre alors un le oléagineux^ hydrate de chloral, qui est solidifié par roidissement. Cette masse est liquéfiée à une douce chamélée dans un flacon bien bouché, avec deux ou trois m volume d'acide sulfurique , et le mélange est trèsment chauffé au bain-marie ; le chloral impur surnage, paré et soumis à une faible ébullition qui volatilise en î l'acide chlorhydrique et l'alcool ; on le sépare de l'eau contient en le distillant avec son volume d'acide sulfu- ; enfin , on le sépare de l'acide chlorhydrique en le lant sur de la chaux vive récente.

ide chloracétique. — Comp. : C^Ch^O^ + H^O'. Cet remarquable, dans lequel les 3 éq. d'hydrogène de l'aicétique sont remplacés par 3 éq. de chlore , a été obparM. Dumas, en soumettant l'acide acétique hydraté tjon simultanée du chlore et des rayons solaires ; il crisî en plaques rhomboïdales ou en aiguilles incolores dékîentes; ces cristaux entrent, i" en fusion à 45** ou 2" en ébullition à 195° ou 200® ; les sels qu'ils forment ne grande analogie avec les acétates, ils sont tous soluet noircissent encore plus rapidement que les acétates , l'on les traite par un excès d'çne base alcaline éner-

science possède un grand nombre de composés dont ylest le radical, iodal, bromal, qui sont obtenus par océdé analogue à celui qui donne le chloral, c'est-à-dire litant l'alcool par l'iode ou par le brome. On connaît le chlorure d'acétyl^ Voxysulfnre d'acétyl , Vhydrure tyl ou élaïl de Berzélius, le chlorhydrate d'oxyde d'à- , le bromhydraie de bromure d'acétyl, Fiodhydrate ure d'acétylf etc.

374 CHIMIE OlGiSIQCE.

S :l De Thuile de grains ou île ThiiiU rie firimmes de terre. —Dundial

/l7/2y/. — Comp. : C" H". Railical hyphothétiqae, ouélémcrit organique des huiles qui dunuent bn arôme désagréable aux esprits de grains et de fécule.

Hydrate d'oxyde (TaMyL — Pes. : 0,81 î; Comp. : C* U"0'4-ir0', ou Ayl'0' + H*0'. I/)rsqa'oa distille k moût fermenté des grains non maltés ou l'esprit de pommes de terre, la fin de la distillation est caractérisée par la c<ndensation d'une liqueur laiteuse de laquelle se sépare ensuite un liquide oléagineux : ce liquide est un mélange d'hydrate d'oxyde d'amyl , d'eau et d'alcool ; le produit brut , agité avec l'eau, mis en contact arec du chlorure de calcium, est sonmis à une deuxième distillation, l'alcool et l'eau sont condensés, et lorsifue le point d'ébullition du résidu est à 132^, on change de récipient et on reçoit l'hydrate d'oxyde d amyl à l'éttit pur. On obtient ainsi un liquide huileux, limpide, incdoiei dont l'odeur, agréable d*abord, est ensuite rance et naoséabondc, dont la saveur acre provoque la tonx et même le vomissement : miscible en toutes proportions avec l'acide acétique, l'alcool, léther, les huiles grasses ou essentielles : ce composé, distillé avec l'acide phosphorique anhydre, donne un carbure d'hydrogène, auquel on a donné le nom (lajnylene.

Le rang occupé par cette huile dans la série amyl, est exactemcjit celui que tient l'alcool dans la série éthyl, et ks composés formés par l'action des corps chimiques sur l'amyl rendent cette analogie plus parfaite; ainsi on connaît les corps suivants :

Chlorure d'amyl. — Comp. : AyP Ch*. Liquide incolore, neutre, dont l'odeur est assez agréable, insoluble dansTeaUi sans action sur Tazotate d'argent. On connaît aussi le hri* mure et Viodure d'amyL

Sulfate acide d'oxyde d'amyl, ou acide sulfoamyliçve^

— Cet îicidc, en aiguilles très-petites, forme avec les basesdes

Kulfoamylatos doubles solubles dans l'eau : sulfate d'oxf/de

dUmyl et de baryte, sulfate d! oxyde d'amyl et de potasse,

.su/Jnle d'oxyde d^amyl et de plomb.

Acide valérique ovx valénaulque . — ^, ^:^^\is%» ^'vv

DES rnonriTS de la dibtiixitioh des bois. 8ti i qae, si l'on fait tomber goutte h goutte de l'huils ntielle de pommes de terre sur de l'éponge de platine ~^ée au Touge, il y a oxydation, et l'on obtient un lile acide qui a toutes les piopriélés de l'acide obtenu par ^ tillation de la racine de \a valériane ofliciiinle. Dans B action l'huile perd 2 équivalents d'hydrogène, qui sont biplaces par 2 équivalents d'oxygène ; l'alcool présente la 'ne b-ansformation : dans les inf^mea circonstances, il est etonaé en acides acétique et formiqne. .

CHiPITRE IV.

. Du radical nii'tlijl et de ses dùrÎTils.

fi boisestce tissu plus OU moins poreux qui, dans l'arbre, K^jdacé entre la moelle et l'écorcc ; on appelle ligneux , on p végétale , la substance qui reste après avoir traité le I OB ime plante par l'eau, l'alcool, l'étber, les acides culis caustiques affaiblis. Le vieux buis est du ligneux

a connaît les usages du bois comme combustible ; cer- B bois offrent quelques principes particuliers qui les renpiprédeuii pour l'industrie, pour la médecine j tels sont, ulë premier cas, les bois de teinture, etc.; dans le se- B, les bois de sassafras , de quassia-amara, etc. *(; la conservation des bois. — Le btiis placé dans uq ut sec, À une température un peu élevée, éprouve la j^ture sèche ou carie. Le problème de la conservatioa jHiis a exercé la sagacité des chimistes ; les premiers essais S.Biidens, et diverses substances conservatrices ont été i HKssivement proposées: le tannin, l'huile de lia, le s^ 1 Ëâi l'alun, le bichlornre' de mercure, etc. Ces moy^ I %été remplacés par le procédé de M. Boucherie : ce savanlt 1 ^ h profit la force ascensionnelle que possède l'arbre ea-»-

:)7li CHIMIE ORGANIQUE.

l'oriMÎvnnl . cl h»s nintioros conservatrices dont il fait usage, tit'idr p(froiiunrt/.r et pf/m/f(/nife de fer, remplissent les coiuli lions irc«M>iioniio c\iî;c(*s.

I.aihro ct.'iiU encore sur pied , M. Boucherie pratique an coîlci . pivs (le la racine, et au inojen d'une tarriére, lr«i on (|natre trous, de manière à pouvoir introduire une soft et établir une solutiim de continuité dans toute la partis centrale ; cette partie ouxertc est enveloppée dans uneespètt de ^ac contenant le Tupiido conservateur; Tarbre conservait encore sa force de succion . le liquide pénètre jusqu'au sommet, le centre secd. trop compacte, échappe en partie à cette lnd>il)ition. Les (piantités de liquide absorbées sont considèrahles; ainsi un tronc de hètro de lu mètres de longetde o.S(i de diamètre mo\ en. cubant par conséquent 9"*',î9î» écoule en \ingtcin(| heures 30(50 litres de sève pure, remplacés par u-iio litres d'acide pyroligneux. Cette difTéreDoe entre les licpiidcs éctuilé et absorbé, démontre que des cavités evemptesde sè\e sont remplies par Tacidc employé; ce déplaccMuent montre aussi (|ue le \olume des canaux séveuxcsl environ le tiers du volume total ; enfin, on a cru remarqDff que les solutions salines neutres étaient absorbées plus rapidement que les solutions acides ou alcalines. M. Boucherie est allé plus loin, il a cohué les bois en Taisant varier la nature du liquide; ainsi, à la succion partielle du pyrolignite de fer, il» l'ait succéder la succion du cn anolernire de potassium, etie bois a pris une teinte bleue que l'on peut nuancer, de jauiic par exemple, en employant le chrùmale de |)otasse et racétalc de plomb, etc., etc. : ces bois, travaillés ensuite par l'ébénisle, donnent des meubles d'une richesse d'aspect vraiment remarquable. Le procédé Boucherie a de ravenir;des expériences en grand sont laites en ce moment dans nos principales forets, et l'on concexra facilement l'importance que peut a^oir ce mo^en. en se rappelant que, huit à dix aos j>endant la guerre, et douze à quinze ans pendant la jfaix, sont les limites ordinaires delà plupart des poutres qui entrent dans nos vaisseaux de guerre.

/>f' fa (tfsfii/affon i/rs bois. — Les principaux produits de la (listillation d(»slructive des bois à une chaleur rouge sont: 1** le charbon qui reste dans la cornue; 2" divers composés gazeux do carbone ; 3" un liquide aqueux contenant de Tacide acétique; i" une masse huileuse, odorante, noire, connnc

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