‹ Traité élémentaire de chimie, etcChapitre 134 sur 162 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Chimie animale.

LesAinimaux considérés dans leur état le plus parfait se distinguent facilement des végétaux : la plante demeure fixée au point même où elle prit naissance; elle ne présente aucun indice d’intelligence : l’animal au contraire se meut , est doué d’un sentiment intérieur et donne des signes non équivoques d’intelligence. Linnée , par une définition laconique et qui porte l’empreinte de son génie , a différencié tous les corps naturels : « les minéraux croissent ; les végétaux « croissent et vivent ; les animaux croissent, vivent et « sentent. » Cette belle définition , vraie en général , n’est plus applicable aux animaux qui forment lesclerniers degrés de l’échelle animale , la ligne de démarcation qui sépare les êtres animés des corps inanimés n’est pas tranchée, et la nature passe par des nuances insensibles du règne végétal au règne animal. Cette difficulté qu’éprouve le naturaliste dans la classification des corps organiques n’existe pas jusqu’ici pour celui qui se livre à l’étude de la chimie animale ; car presque tous ceux des animaux dont les corps ont été soumis à une analyse soignée appartiennent aux classes les plus parfaites, et la suite de cet exposé nous prouvera que la plupart des faits connus ne se rapportent qu’au corps de l’homme et à ceux d’un petit nombre d’animaux.

Quel ordre doit-on suivre dans l’exposé des faits connus ? La synthèse nous a guidés dans l’examen des minéraux ; l’analyse et quelques propriétés qui se retrouvent dans des séries entières de principes immédiats nous ont guidés dans les végétaux; mais ici tout prouve

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