URINE
de brebis, de femme, de chèvre, de vache, d’anesse, et de jument.
Peur le fromage on a : lait de brebis, de chèvre, de vache , d’ânesse , de femme et de jument.
De l’Urine.
Ce fluide que la saison , la santé et mille autres causes modifient, est dans son état naturel transparent, jaune, d’une odeur particulière et d’un goût salin ; il rougit les couleurs bleues végétales et contient par conséquent un excès d’a'cidc. L’urine subit des altérations spontanées qui sont plus ou moins promptes , selon son état et la température de l’air : nouvelle et saine, elle est légèrement odoriférante, mais elle cesse bientôt de l’ètre et exhale ensuite l’odeur connue sous le nom d’urineuse. Quand elle commence à se putréfier elle en répand une qui est analogue à celle du lait aigre , mais qui devient bientôt fétide, ammoniacale, et que la térébenthine, l’asperge, et plusieurs autres substances végétales exaltent beaucoup.
Les principes immédiats de l’urine sont : i° la matière visqueuse ; 2° l’acide urique ; 3° l’urée. Ce liquide renferme en outre plusieurs matières salines , et quelques observations pathologiques démontrent que dans certaines maladies elle peut contenir des principes particuliers qui n’existent pas dans l’état sain. Tel est l’acide rosacique dans les fièvres intermittentes, les maladies du foie , le sucre dans le diabétisme.
Matière visqueuse. L’urine abandonnée quelques heures à elle-même, laisse déposer une matière visqueuse dont la densité diffère peu de celle du liquide.
Acide uiuque. L’urine séparée de la matière visqueuse forme un second dépôt qui , traité par la potasse et jeté sur un filtre, donne un liquide (urate de potasse) formé d’acide urique uni à la potasse : ou sature la potasse et l’acide obtenu est blanc , peu soluble, mais cependant plus à chaud qu’à froid, sans saveur