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ET DES MANIPULATIONS

La chimie est une science fondée sur l’expérience : on ne peut donc espérer la posséder, jusqu’à un certain point, qu’en travaillant soi-même à vérifier les opérations déjà connues, et à en faire de nouvelles que l’esprit de recherche et de curiosité peut suggérer : d’ailleurs lorsque l’on travaille soi-même, on aperçoit dans les opérations les plus connues une infinité de petits faits de détail qu’d est très essentiel de connaître, et dont cependant il n’est fait mention dans aucun livre, parce que ces faits sont trop multipliés, et paraîtraient minutieux. La préparation des composés chimiques exige de l’opérateur une certaine habileté pratique qui ne s’acquiert que par l’habitude, et ce défaut d’habitude arrête souvent l’étudiant à la première opération , le fatigue, le décourage cl lui fait abandonner une étude qui parla suite lui offrirait un grand intérêt. J’essaierai de tracer quelques règles générales, qui pourront servir de guide à celui qui, sans chercher à devenir profond chimiste, n’a pour but que de se faire de la chimie un objet d’amusement on d ulilité. On supposait anciennement quel élude pratique de la science nécessitait un vaste emplacement pour former un laboratoire muni de tous ses ustensiles, mais il est certain qu’une seule pièce et un assez petit nombre d’objets suffisent lorsque l’on ne veut que répéter une

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partie des expériences chimiques connues. Les objets essentiels dans un petit laboratoire sont :

Une cheminée ordinaire ;

Une grande table placée au milieu de la- chambre : cette table sert pour toutes les opérations qui n’exigent pas un haut degré de chaleur : telles que les solutions, filtrations, précipitations, etc.;

Quelques rayons, ou planches assez larges qui supporteront les ustensiles suivons :

Deux fourneaux ordinaires ou évaporatoires. Fig. 2 et 3, AA.

Un petit fourneau à réverbère. F'g. 4, A.

Une paire de balances, des poids anciens et nouveaux , des mesures.

Des cornues en verre et en grès , de diverses grandeurs, tubulées et non tubulées, fig. 2, 3 et 4- BU; la lettre D [fig- 2 et 3) indique la tubulure.

Des flacons de diverses capacités sans tubulure et d’autres avec une, deux et trois tubulures. Fig. 3, GG.

Plusieurs cloches de 4 jusqu’à 10 onces. Fig. 2, F.

Des cloches courbes et des cloches graduées. jP.y,TP.

Des éprouvettes à pied. Fig. 8, Y ; fig. 3, E.

Des supports , fig. 6, II ; fig. 8, Ni Ces supports étaient originairement en cuivre et par suite très dispendieux ; on les fabrique aujourd’hui complètement, en bois. Dans la fig. 8 , le support empêche le ballon de poser sur le fourneau.

Des alonges. Fig. 2, S ; fig. 4, C.

Des tubes de porcelaine. Fig. 5 et 10, II.

Des bocaux, des ballons. Fig. 8 et g, A. Avec tubulures. Fig. 4, D.

Des tubes droits et recourbés de formes variées. Fig. 2 et 3, H, O O.

Des entonnoirs, des filtres. Fig. 6, E.

Des limes rondes et plaies. Celle nommée queue de rat est souvent nécessaire pour trouer des bouchons de liège : on les perce d’abord avec une tige de fer rouge, puis on agrandit le trou avec la queue de rat.

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