‹ Traité élémentaire de chimie, etcChapitre 17 sur 162 · LABORATOIRE · texte numérisé non relu

LABORATOIRE

Des râpes, spatules, un ou deux mortiers avec leur pilons, petits creusets, bouchons, fioles.

Du papier à filtrer, de la colle, etc.

Deux cuves (fig- 2) munies de leur planchette . EQP, à rainures de 2 à 6 lignes de large. La plus grande de ces cuves sert pour l’eau , la seconde poui le mercure ; ou les connaît sous le nom de cuves pneumatiques. On remplace souvent la cuve à eau par une cuvette ordinaire M à fond plat comme dans la fig- >0. On renverse alors dans cette cuvette pleine d’eau , un têt L échancré sur le côté et percé au ni dieu de son fond: on place l’éprouvette G aussi pleine d’eau sur le têt, et l’on introduit le bout du tube recourbé H par l’échancrure sous le têt, afin d’y faire arriver le gaz que l’on veut recueillir sous l’éprouvette G.

Les luts forment une partie essentielle de toute opération chimique ; ils ont pour luit de s’opposer à la déperdition des gaz dans la préparation de ces derniers; on les emploie pour recouvrir les joints et les bouchons adaptés à l’ouverture des vases que l’on veut fermer hermétiquement. On en connaît de plusieurs espèces.

i° Le lut ordinaire suffit dans tes opérations qui n’exigent qu’une température assez basse ; il se prépare avec environ parties égales de colle ordinaire et de fan ne de graines de lin.

2° Un lut plus résistant se fait avec la chaux \ive et le blanc d’œuf. Ce lut s’applique en en imbibant des bandes de linge dont on recouvre souvent le lut précédent. On doit l’appliquer à l'instant où on vient de le préparer, parce qu’il durcit très promptement.

3° Ou prépare un lut qui supporte une haute température en délayant dans l’eau de la terre à poêle , à laquelle on ajoute de la bourre de selle; ce lut s’applique en deux on trois couches, en ayant soin.de n appliquer une couche qn après la dessication parfaite de la précédente.

Le mode à suivre dans les préparations varie avec

ET MANIPULATIONS. 5g

l’état du corps que l’on veut obtenir : or ce produit est gazeux, liquide, ou solide.

Des produits gazeux. (Fig. 2.) L’appareil est presque toujours disposé comme on le voit dans la figure; il se compose : i° d’une cornue B en verre ou en grès, suivant le degré de chaleur que l’on doit donner ; 2° d’une alonge SN fixée à la cornue par un bouchon luté avec soin ; 3° d’un tube N O V recourbé et adapte a l’alonge : ce tube se rend sous la cloche ; et si le gaz est insoluble dans l’eau , la cloche est remplie de ce dernier liquide et renversée sur la planchette de la cuve à eau ; le gaz dégagé, étant plus léger que l’eau, vient occuper la partie supérieure F de la cloche , et refoule l’eau de cette cloche dans la cuve.

Si le gaz est soluble dans l’eau , la disposition de l’appareil est la même , si ce n’est que l’eau est partout remplacée par le mercure. Enfin si le gaz étant soluble dans l’eau on désire l’obtenir en dissolution dans ce liquide parce qu’il est alors d’un emploi plus facile , on se sert d’un appareil particulier connu sous le. nom d’appareil, de tVoulff ; cette disposition , représentée fi g. 3, se compose :

i° D’une cornue B en verre ou en grès ; 20 de plusieurs flacons tubulés G G contenant de l’eau et liés entre eux par des tubes recourbés O O , et entrant dans les bouchons qui servent à fermer chaque tubulure latérale : la tubulure du milieu reçoit un tube droit I qui plonge de 2 ou 3 lignes dans le liquide du flacon , et qui s’appelle tube de sûreté : ce tube est très important ; il a pour objet d’éviter l’absorption.

Au commencement de l’opération, l’air contenu dans les vases est chassé et bientôt le gaz se dégage : si ce dégagement se ralentit par une cause quelconque , par exemple lorsque la chaleur donnée par le foyer diminue, la pression atmosphérique extérieure n’étant plus contrebalancée par celle de l’intérieur, le liquide delà cuve ou celui des flacons serait refoulé dans la cornue, la refroidirait brusquement et pourrait la briser : ce re-

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foulement ne peut avoir lieu lorsque l’appareil est muni de tubes de sûreté : en effet, si le dégagement diminue, l’air extérieur rentre à l’instant par ces tubes et rétablit l’équilibre.

Le tubeH desappareils n0! i et 2 a également pour but d’éviter l’absorption : il porte le nom de tube de TVelter, et remplace les tubes de sûreté, droits, que l’on ne pourrait fixer à cette partie de l’appareil : la partie MH contient de l’eau , de telle sorte que si le vide se forme dans l’intérieur B de la cornue , l’air extérieur passe en H, refoule devant lui l’eau qui remplit bientôt la boule M : mais alors l’air arrivé à la partie K traverse , par sa seule légèreté , l’eau de la boule , pénètre dans la cornue, et rétablit ainsi l’équilibre.

Des produits liquides. Si le produit est liquide et se dégage à l’état de vapeur, l’appareil que l’on emploie est représenté fig. 4 et se compose : i° d’une cornue en verre ou en grès B ; 20 d’une alonge C ; 3° d’un ballon tubulé D dans lequel entre l’alonge, et qui reçoit à sa tubulure un long tube droit et ouvert E qui 11e ferme pas l’appareil , et dans lequel se condense toute la vapeur qui pourrait s’échapper. Le ballon est plongé dans un mélange réfrigérant, ou est simplement entouré d’un linge mouillé qui le maintient à une température peu élevée, et facilite la condensation des vapeurs.

Si l’on veut décomposer des vapeurs ou gaz, ou si l’on veut les combiner avec une substance solide , à une température plus ou moins élevée, on se sert de 1 appareil fig. 5. Le fluide élastique passe dans un tube soit vide, soit contenant le solide sur lequel on fait agir le gaz. Ce tube, le plus souvent en porcelaine, traverse un fourneau à réverbère disposé à cet effet , et dans lequel on fait un feu très ardent.

On ne fait ordinairement passer le gaz ou la vapeur par le tube que lorsque ce dernier est aéjh rouge.

A l’une des extrémités du tube on a représenté la vessie C pleine du gaz que l'on veut combiner ou dé-

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