SES APPLICATIONS AUX ARTS
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L’homme est placé sur la terre avec des besoins dont a satisfaction nécessite l’emploi de tout ce qui l’en— oure. Cette nécessité , jointe au sentiment de curiosité [u’il porte en lui , l’amenèrent à l’examen des êtres rivans , des substances inorganiques qui pouvaient lui tre utiles ou nuisibles. Ses recherches s’étendirent à nesure qu’il s’éclaira ; il reconnut bientôt que les corps lont se compose le système terrestre réagissaient à haque instant les uns sur les autres, éprouvaient des hangemens dans leur état physique et souvent dans eur nature. Ses idées sur ce genre de phénomènes urent long-temps vagues et presque toujours déraisonnables. La manie de créer des systèmes basés sur l’i— nagination l’égara dans défaussés roules jusqu’au monent où Bacon signala une erreur si funeste et montra [ue l’étude des sciences naturelles n’était que l’étude les faits. Dès lors on commença à procéder par une erie d’observations, d’expériences laites avec le soin lécessaire : les découvertes furent nombreuses etbienot l’on dut se convaincre que l’homme ne pouvant emrasser à la fois cette masse énorme de laits, le seul
moyen de le guider dans un pareil dédale était d’établir une division raisonnée de ces mêmes phénomènes.
Ce premier pas conduisit à l’observation de ce fait important : les corps sont de deux espèces.
Les uns sont formés de madère ; par matière, nous entendons tout ce qui est soumis à cette grande loi d’attraction universelle qui porte les noms i° de gravita-don , lorsqu’elle s’applique aux corps célestes ; 2° de pesanteur , lorsqu’elle réagit sur les corps placés à la surface de notre globe ; 3° enfin (T attraction moléculaire , lorsqu’elle détermine la réuniou des particules des corps.
Ces corps sont donc pesans ; ils sont en outre coërcibles, c’est-à-dire peuvent être retenus dans des vases, transvasés , etc. , etc.
Certaines causes , au contraire , échappant aux moyens dont nous pouvons disposer pour constater la pesanteur , et n’étant pas susceptibles d’être renfermées dans nos vases, ont donc, comme matière, une existence problématique : on admet cependant la matérialité de ces causes, parce qu’on facilite ainsi l’explication des phénomènes qu’elles produisent. Ces causes sont au nombre de quatre: la lumière, le calorique, le fluide électrique et le fluide magnétique : ces considérations partagent les corps de la nature eu deux divisions :
Corps impondérables.
— pondérables.
Mais les corps, quels qu’ils soient, ont deux espèces de propriétés : les unes inhérentes à la matière , et par suite communes à tous les corps; les autres particulières à chacuns ; ce qui établit une division dans cette étude ; i° l’étude des propriétés générales des corps, et des phénomènes produits par les agens impondérables, s’appelle physique : 2° l’examen "des propriétés parti-
culières à chaque corps pondérable , et des actions réciproques de ces corps , a reçu le nom de chimie.
On concevra facilement par l’exposé qui précédé que celui qui se livre a l’étude des sciences experimentales , doit commencer par la physique , et que cet examen terminé , il étudie la chimie. Cet ordre est le seul rationnel; on l’énonce d’une manière claire et succincte en disant que la chimie commence ou finit la physique. Conséquemment la première de ces connaissances exige une connaissancesinon complète, au moins générale des phénomènes de la seconde. La lecture de ce traité sera donc précédée d’une étude préliminaire de physique : nous donnerons seulement un exposé rapide des propriétés générales de la matière et de l’action des agens impondérables.
Nous suivrons dans cet aperçu la division indiquée plus haut , -c’est-à-dire qu’après avoir parlé des propriétés générales des corps pondérables, nous passerons à l’examen des propriétés particulières des fluides impondérables et de leurs actions sur les corps matériels.