ÉCLAIRAGE AU GAZ
de gaz par le tuyau placé à la partie supérieure du cylindre. L’huile non décomposée se condense dans ur appareil disposé pour la recevoir. Le gaz traverse l’huilu du condensateur, sort de là dépouillédes vapeurs hui— leuses et se rend librement dans le gazomètre.
Celte opération marche d’une manière continue pendant quinze jours ; le coke des cornues doit être alorsremplacé par du coke neuf, et celui qu’on retire de la cornue est employé comme combustible.
Le pouvoir éclairant du gaz de la houille étant prispour unité, celui de l’huile peut être égal à, 2 5 4,. 3 , 5 3. Ces différences énormes peuvent aussi tenir , en partie du moins, au mode de combustion du gaz.
Si on examine les quantités du gaz de houille de; celui des matières grasses ou de l’huile dépensées pour obtenir la même lumière, on obtient les résultats sui — vans : on suppose que l’huile est brûlée dans une lampe de Carcel.
Durée de l' éclairage. Consommation.
1 heure. 4 a grammes d’huile.
1 heure. 106 à roS Ht. de gaz de houille.
1 heure. a8 à 3o id. de gaz d’huile.
O11 voit alors que, pour obtenir tin éclairage donné, les dimensions des appareils d’une usine à huile ne seront au plus que le tiers de celles qu’on donnera aux appareils d’une usine où l’twi décomposera la houille.
Eclairage par le gaz portatif. On a essayé pendant quelque temps l’emploi de lampes qui renferment a leur base une quantité déterminée de gaz comprimé et qui présentent conséquemment l’avantage d'un éclairage portatif. Il est évident que le gaz de l'huile est le seul dont on puisse faire usage avec succès en raison de la supériorité de son pouvoir illuminant.
Ce mode d’éclairage présente de graves incons c— niens. Le gaz étant comprimé à t5 atmosphères peut
PHOSPHORE. g 5
sire éclater son enveloppe , en outre s’échapper par issue qui lui était ouverte avec une force toujours écroissante, ce qui rend la lumière vacillante et inéale : ce dernier effet devenait surtout sensible lorsque lus de la moitié du gaz comprimé était consommée.
)n avait depuis régularisé l’émission du gaz par un nécanisme fort ingénieux qu’il ne rentre pas dans mtre plan de décrire. Mais le premier inconvénient ubsistanl toujours, l’usage du gaz porta-tif est aujourl’hui presque totalement abandonné.
Le gaz de l’huile, soumis à une pression de 3o atnosphères , laisse déposer une matière liquide de lapelle M. Faraday a extrait trois nouveaux composés le carbone et d’hydrogène. L’un est gazeux, le 2* est liquide et le 3“ solide.
Du Phosphore.
Le phosphore. Pes. 1, 77. Est solide, blanc, assez transparent, d’une consistance de cire, fusible à , susceptible de se volatiliser à moins de 200° , d’une odeur d’ail très marquée. La lumière le colore lentement en rouge ; à la température ordinaire il brûle lentement dans l’air , en absorbe l’oxigène et isole l’azote ; aussi est-il employé pour faire l’analyse de l’air : il ne brûle dans le gaz oxigène qu’à la température de 270.
Cet élément fut découvert en 1669 par Brant, alchimiste de Hambourg : le procédé qu’il suivit est long et compliqué. Ce fut en 1 709 que Gahn , chimiste suédois, découvrit que le phosphore se trouvait dans les os ( à l’eto.t de phosphate clc chaux) et peu de temps après Scheèle donna un procédé pour l’en extraire. Les os sont calcinés à blanc et réduits en poudre fine; 100 parties de cette poudre sont mises dans une bassine et mêlées peu à peu avec 4° parties d’acide sulfurique; le mélange délayé dans l’eau est abandonné à lui-même pendant 24 heures.
Le tout est alors retiré de la bassine pour le mettre