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PLOMB

emploie alors sous le nom à! huiles lithargirisces , dans les cimens , en peinture , dans les vernis , etc. , etc. La Jitharge fondue avec du sel commun décompose ce dernier; l’oxide de plomb s’unit à l’acide bydrochlorique et forme un hydrochlorate de plomb, jaune de Naples , dont on se sert dans les vernis et dans la peinture.

Si l’on met la lilharge réduite en poudre fine dans un fourneau, et qu’on la remue continuellement pendant que sa surface est exposée à la flamme, elle se convertit, au bout d’environ quarante-huit heures, en une belle poudre rouge , connue sous le nom de minnim de plomb rouge ou de faux vermillon. Ce deutoxide de plomb est fusible , très peu soluble dans l’eau , décomposable par la chaleur ; il est employé en grande quantité dans les verreries , dans la peinture et même comme cosmétique ; mêlé chimiquement auprotoxide, il donne un composé d’un heau jaune qu’on appelle massicot.

Tritoxide. En faisant digérer du plomb rouge dans l’acide nitrique, on en dissout la plus forte partie, mais il reste une poudre brune-foncée qui est un peroxide de plomb sans usage. La chaleur le ramène à l’état de protoxide.

Le phosphore se combine avec le plomb , à l’aide de la chaleur; le chlore et l’iode s’unissent également à ce métal.

Sulfure de plomb, ou galène, est un composé de ioo parties de métal et de i5, 38 de soufre ( éch. syn. io4 de plomb, tGde soufre); il est solide, brillant, d’une couleur bleue - grisâtre , moins fusible que le plomb ; est très commun dans la nature ; il est employé sous le nom d’alquifoux dans la poterie.

Sels de Plomb.

Carbonat&de plomb (éch. syn. 22 acide carbonique , it2oxidcde plomb). Ce sel appelé aussi blanc de plomb, céruse est le seul blanc qu’on emploie dans la peinture à l’huile : celui du commerce est généralement falsifie avec de la craie, de l’argile et du sulfate de plomb. On peut

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le préparer de la manière suivante : on expose des lames minces de plomb à la vapeur du vinaigre, dans des vases de terre vernissés, enfouis dans une couche de fumier ou de tan et bien fermés. Ces lames sont peu à peu corrodées et se recouvrent d’une poudre blanche pesante que l’on sépare du plomb non attaqué. On considérait autrefois cette poudre comme un oxide particulier de plomb , mais il est connu aujourd’hui que c’est un composé d’oxide jaune et d’acide carbonique. M. Pioard a établi, à Cliehy , une manufacture considérable de céruse : nous renvoyons aux acétates l’examen du procédé aussi expéditif qu’ingénieux qu’il emploie.

Sulfates de plomb (écb. syn. 4° acide sulfurique, 112 oxide de plomb). L’acide sulfurique n’agit pas sur le plomb , à moins qu’il ne soit concentré et bouillant : l’acide alors se décompose, une partie oxide le plomb et se change en acide sulfureux qui se dégage ; l’acide non décomposé s’unit à l’oxide formé. Ce sel est soluble dans l’eau , sans saveur , indécomposable par la chaleur dans des vaisseaux fermés. On forme aussi un soussulfate en poudre blanche insoluble que l’on emploie quelquefois comme remplaçant la céruse.

Nitrates de plomb ( écb. syn. 54 acide nitrique , 1 12 oxide de plomb). L’acide nitrique attaque vivement le plomb et forme deux nitrates , suivant les quantités d’acide employées. Ces sels ne se trouvent pas dans la nature et n’ont aucun usage.

Chbomate de plomb. Sel jaune, insoluble , pulvérulent et connu dans le commerce sous le nom de jaune de chrome : on l’obtient parle quatrième procédé c’està-dire par voie de double décomposition en traitant le chrômate de potasse par l’acétate de plomb : le précipité qui est d’un beau jaune doit être parfaitement lavé ; on emploie ce jaune dans la peinture, sur les porcelaines ou sur les voitures, et dans ces derniers temps on est parvenu aie fixer sur les tissus. Toutes les préparations ! de plomb sont vénéneuses; tel est la cause de la plu-

part des maladies dont sont affligés les peintres et surtout les ouvriers occupés au broyage des composés de plomb employés comme couleurs.

Propriétés caractéristiques et réactifs des sels

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