AFFINITÉ. — COHÉSION
’oxide (lu plomb. La cohésion et l’affinité sont deux forces qui se combattent : la seconde tendant constamment à produire des combinaisons auxquelles s’oppose a cohésion.
La cohésion est sans cesse modifiée et quelquefois deruile par d’autres forces, particulièrement par le caorique. La glace est solide, elle passe à l’état d’eau ou levient liquide et se réduit ensuite en vapeurs, suivant jue la force de cohésion est supérieure, égale on intérieure à la for. e répulsive du calorique. L’eau détruit a cohésion qui unissait les molécules d’un sel soluble; 'action de l’alcool sur les résines, celle des huiles sur a graisse, sont des phénomènes du même genre.
L’affinité est également modifiée par le calorique et aar d’autres agens. La chaleur désunit l’azote et l’oxigène dans l’acide nitrique ; il se dégage de l’oxigène et l’acide nitrique passe à l’état d’acide nitreux. L’électricité , la lumière, le galvanisme qui dans beaucoup de circonstances déterminent la combinaison des corps , en détruisant la cohésion , agissent quelquefois aussi sur les corps composés, de manière à en séparer les élé— mens. Souvent aussi la combinaison de deux corps est détruite par le contact d’un troisième qui a pour l’un des deux corps combinés une affinité supérieure à celle qu’ils ont l’un pour l’autre ; ainsi l’ammoniaque décompose le nitrate de plomb, ou en d’autres termes détruit l’affinité qui unissait l’acide nitrique à l’oxide de plomb. Le jeu de ces affinités comprend toute la science chimique.
Si le corps n’est plus soumis à l’action de l’agent qui a détruit la cohésion , celle-ci agit de nouveau et son action est accompagnée de phénomènes plus ou moins sensibles. Le sulfate de soude mis dans de l’eau perd sa force de cohésion et se liquéfie ; le liquide est-il vaporise , les particules salines s’attirent pour se constituer en corps régulier, et si les circonstances extérieures favorisent cet effet, elles affectent constamment la même igrme qui est un prisme à six pans. Le métal exposé à