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IV. Epichlorhydrobromhydrine, Gni^(l]Br)(HCl

§ 5. — Hîitrloes.

1. Signalons seulement la trinitrine, ou nitroglycérine, devenue célèbre par son emploi à la place de la poudre de mines, par les eflets de dislocation extraordinaires et aussi les terribles accidents qu'elle a déterminés :

Trinitrine C6H2(AzH0e)(AzH06)(AzH06).

On la prépare en faisant tomber goutte à goutte de la glycérine sirupeuse dans 5 à 6 parties d' un mélange d'acide nitrique fumant et d'acide sulfurique à volumes égaux. On agite continuellement, à l'aide d'un courant d'air injecté dans le liquide, et on refroidit de façon à éviter que la température du mélange dépasse 25 degrés, môme au point où tombe la glycérine. Au bout de quelque temps de contact, on verse le tout dans une grande quantité d'eau : la trinitrine se précipite, sous forme d'une huile pesante. On l'agite avec une solution alcaline étendue, puis on la sèche dans le vide.

2. C'est un corps huileux, doué d'une odeur faible, éthérée et aromatique, laquelle produit des maux de tête; il est presque inso-

s 5. — NITRINES. ii'^'^

lubie dans l'eau, miscible avec l'alcool absolu et l'éthcr. Sa densité est 1,G0.

La trinitrine se comporte comme une substance assez stable, toutes les fois qu'on ne la soumet pas à l'action de la chaleur ou des chocs mécaniques.

3. Traitée par la potasse, elle ne se décompose que lentement à froid; mais à chaud elle tixe les éléments de l'eau et régénère l'acide nitrique et la glycérine.

Elle peut être abandonnée au contact de l'eau pendant plusieurs années, sans éprouver une décomposition complète.

4. Sous l'influence d'un choc, ou d'une brusque élévation de température, la trinitrine détone avec une extrême violence. La chute à terre d'un flacon ou d'une touric renfermant la nitroglicérine suffit pour en déterminer l'explosion.

De tous les corps ou mélanges connus, c'est celui qui fournit le plus grand volume gazeux, lors de son explosion. En effet, la trinitrine renferme une quantité d'oxygène supérieure à celle qui est nécessaire pour la changer complètement en eau, acide carbonique et azote purs :

C6H^(AzII0«) (AzHO«) (AzIIO«) = ôC-'O* + 5H0 + 5Az + 0,

relation qui n'existe pour presque aucun autre corps.

o. L'industrie à utilisé les propriétés explosives de la trinitrine dans les travaux des mines; son emploi est surtout avantageux parce que cette substance peut être introduite très-facilement dans les cavités des rochers, en raison de son état liquide. Elle fait explosion sous Teau; et produit, môme sans bourrage, des effets très-puissants. Mais le transport de ce liquide explosif a donné lieu plusieurs fois à d'eflroyables accidents, à cause de sa grande sensibilité aux chocs.

6. Aussi a-t-on cherché à atténuer cette sensibilité, en mélangeant la nitroglycérine avec des matières poreuses inertes, et spécialement avec certaines variétés de silice ou d'alumine qui en absorbent de très-grandes quantités, sans que la masse cesse d'être divisée et pulvérulente. Ce mélange constitue la dynamite^ laquelle renferme en général les deux tiers de son poids de nitroglycérine. La dynamite peut-être enflammée, ou choquée modérément, sans danger. Elle ne détone que par l'explosion brusque d'une amorce fortement chargée de fulminate de mercure.

278 LIVRE IIP. — CHAPITRE W — ÉTHERS DE LA GLYCÉRINE. § 6. - Acide glycérisulfurlque : C^IPCK^O^KH^O^^tS^H^'OS):

1. On mélange 1 partie de glycérine avec 2 parties d'acide sulfurique conccnlré ; au bout de quelque temps, on étend d'eau le mélange refroidi, et on le salure par du carbonate de chaux. On filtre, on concentre la liqueur en consistance de sirop : le glycérisulfate de chaux cristallise : C«IP(H^O^)(H^O*)(S«HCaO»).

Précipité exactement par l'acide oxalique, il fournit l'acide glycérisulfurique. Les sels d'argent et de plomb sont solubles dans l'eau.

2. Les alcalis, l'eau même, décomposent les glycérisulfates, avec formation d'acide sulfurique et de glycérine.

§ 7. - Acido glycériphosphorique : C6H2{H20*) (H^O'jPHSO».

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