‹ Traité élémentaire de chimie organiqueChapitre 310 sur 402 · C',H3K0^ + KH02 = C^H'^ + C^OS K^O · texte numérisé non relu

C',H3K0^ + KH02 = C^H'^ + C^OS K^O

La plupart de ces réactions et transformations se retrouvent dans l'histoire des autres familles d'acides monobasiques, C'Ii^^O*.

3. Propriétés physiques. — Les relations physiques qui existent entre les alcools homologues compris dans chaque groupe se retrouvent dans les acides qui en dérivent. Il importe de nous y arrêter un instant.

Les acides les plus simples par leur formule sont liquides et se rapprochent de la nature, de l'eau avec laquelle ils se mêlent en toute proportion (acides formique , acétique, etc.); mais, à mesure que l'équivalent augmente, la solubilité des acides dans l'eau dimmue. L'acide butyrique ne se mélange déjà plus avec l'eau en toutes proportions; l'acide valérique est peu soluble dans l'eau; l'acide caprique, presque insoluble.

L'alcool est un meilleur dissolvant que l'eau pour les acides gras cependant les derniers termes de la série, à partir de l'acide palmi tique, y sont de moins en moins solubles; leur solution, saturée à chaud, se prend en masse par le refroidissement. Pour l'éther on observe la même graduation : les premiers termes y sont très-solubles, jusqu'à l'acide caprique; les suivants se séparent en partie par le refroidissement; enfin les derniers, tel que l'acide mélissique, y sont peu solubles, même à chaud.

La fluidité varie d'une façon analogue : l'acide formique est

§ 2. — ACIDES MONOBASIQUES SIMPLES. 421

presque aussi fluide que l'eau; tandis que l'acide butyrique est déjà oléagineux. Les acides à équivalent élevé sont solides : ce sont les acides gras proprement dits.

La fusibilité va d'abord en croissant, à mesure que l'équivalent s'élève, de l'acide acétique aux acides butyrique, valérique. Puis elle diminue, les acides gras étant solides à la température ordinaire et d'autant moins fusibles que leur équivalent est plus élevé.

11 est certaines propriétés physiques dont les variations sont plus régulières. Tel est le pointd'ébuUition. Il augmente avec l'équivalent, et cela de telle sorte qu'on observe une augmentation de 15 à 20" pour deux acides qui dllfèrenl parCMP. Ainsi l'acide formique, G^H'O*, bout à lOi"; l'acide acétique, C''\i'0\ à il8"; l'acide butyrique, à 163"; l'acide valérique, C'^H'^O'', à 175% etc.

Les acides les plus simples distillent facilement et sans altération; mais les acides à équivalent élevé, tels que l'acide margarique , qui distille vers 400", commencent à s'altérer, dès que l'on opère sur quelques grammes ou davantage; ces altérations se prononcent de plus en plus pour les acides qui suivent.

Ajoutons enfin que les acides gras, jusqu'à l'acide caprique , se volatilisent en proportion sensible avec la vapeur d'eau, parce que leur tension de vapeur est notable à 100". Mais cette tension diminue rapidement avec l'équivalent, et déjà pour l'acide caprique elle est très-faible. Aussi les acides gras proprement dits ne distillent pas avec la vapeur d'eau sous la pression atmosphérique. Ce caractère a souvent été employé dans l'analyse pour séparer les acides gras volatils des autres acides.

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