‹ Traité élémentaire de chimie organiqueChapitre 33 sur 402 · LIVRE I". - CHAPITRE - CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

LIVRE I". - CHAPITRE - CLASSIFICATION

nombre des équivalents de chacun des trois éléments est pair : alcool méthylique, CHVO'; acide acétique, C*I1''0* ; essence d'amandes amères, C'*H«0^

3° Si le principe renferme d'autres éléments, tek que Tazote, le chlore, le brome, les métaux, le carbone et l'oxygène sont toujours pairs séparément ; tandis que la somme des équivalents réunis d'hydrogène, d'azote, de chlore, etc., est aussi paire de son côté :

Formène chlore. .

Acide cbloracélique Acétate de soude. .

Aniline

Aniline chlorée. .

Chloracètamide. .

Le soufre est pair comme l'oxygène :

Acide Ihiacélique C^^S^OK

§ 6. — Formules rationnelles.

1. Formules brutes. — Les formules déterminées par les considérations précédentes sont des formules brutes. Elles suffisent et même elles sont plus claires que toute autre, dans la plupart des réactions. Cependant il est souvent nécessaire d'aller plus loin pour exprimer la suite des transformations. Par exemple, l'é thcr acétique est décomposé

1° Par l'eau en acide acétique et alcool :

T Par la potasse en acétate de potasse et alcool :

CWO* + KO, HO = G WKO'' + C^HCO" ;

> Par tes agents oxydants, en aldéhyde et acide acétique :

4" Par l'ammoniaque, en acétamide et alcool :

GUl^O* + AzH3 r= G^H-^AzO" + C^H^O^, etc.

Bref, l'éther acétique se partage dans la plupart des réactions en deux groupes, renfermant chacun quatre équivalents de carbone. Or ces deux groupes correspondent précisément aux deux principes

C^H'NaO*;

GiW'GlAz; G'^H^ClAzOS.

§ 6. — FORMULES RAT[ONNELLES. 2l

alcool cl acide acétique, dont la réunion forme l'éther acétique par la voie la plus simple :

2. Equations génératrices. — Dans les cas de ce genre, le procédé le plus rigoureux pour représenter le composé consiste à envisager toujours les générateurs les plus prochains du dit composé, c'està-dire, à le remplacer dans les raisonnements et dans les calculs par son équation génératrice. Ainsi, la dernière équation écrite plus haut représente la génération de l'éther acétique, sans aucune hypothèse, et elle permet de rendre compte avec la plus grande netteté de toutes ses réactions et décompositions. Cette méthode est la seule rigoureuse.

3. F ormidcs symboliques. — Toutefois, un grand nombre de chimistes préfèrent abréger l'équation génératrice d'un corps, de façon à employer une formule unique, dans laquelle figurent certains symboles représentatifs des corps générateurs.

A cet effet, la plupart ont adopté le système des radicaux fictifs^ remplaçant chaque corps réel par un signe plus court, qui exprime la portion conservée intacte dans une suite de réactions. L'alcool est ainsi remplacé par l'éthyle, C*H^ et regardé comme un hydrate d'oxyde d'éthyle :

CH^O^ = (CMI-i) 0, HO ;

L'éther chlorhydrique devient un chlorure d'éthyle :

C*H3C1==(C*H«)CI, etc.

4. Types chimiques. — Pour rendre les radicaux comparables entre eux, on est convenu de rapporter les principes organiques à quelques types minéraux simples, tels que :

1" L'hydrogène, type monoaiomique, dérivé de l'élément monoatomique, H :

HjH C*H'i[Na (Sodium cthyle), CMFO»{h (Aldéhyde);

et l'acide chlorhydrique qui en dérive :

HjCl C*H»|C1 CWsjci (chlorure acétique);

2° L'eau, typediatomique, dérivé de l'élément diatomique oxygène, 0* ou Q" : H Jb >

îî|02 CJjoMalcool), C^j]'02|^,^^^^^^.^.^^^^.

22 MYRE l". - CHAPITRE — CLASSIFICATION.

3" L'ammoniaque, type iriutomique, dérive de l'élément triatomique azote Az'" :

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