Voici comment on obtient Véthylène
lo L'hydrogène libre et l'acétylène libre réagissent directement au rouge sombre et se combinent lentement, enfoj-mant de l'éthylène; mais la réaction se complique de divers autres produits, qui résultent de l'influence propre de la chaleur sur l'acétylène.
2° On réussit mieux avec les corps naissants. Par exemple, l'acétylène, mis en présence de l'eau et de certains protoxydes, s'empare de l'hydrogène de l'eau, tandis que l'oxygène de l'eau se porte sur le protoxyde. C'est ce qui arrive, entr'autre, avec le sulfate de protoxyde de chrome, dissous dans un mélange de chlorhydrate d'ammoniaque et d'ammoniaque. La belle liqueur bleue ainsi obtenue absorbe aussitôt l'acétylène; mais bientôt elle se remplit de fines bulles gazeuses, qui se dégagent lentement; c'est de l'éthylène:
3" L'acétylène naissant et l'hydrogène naissant se combinent plus aisément encore : on peut l'observer en faisant réagir l'acétylure cuivreux sur le zinc et sur l'eau, en présence de l'ammoniaque. En elièt, les dissolutions alcalines attaquent le zinc avec production d'hydrogène, lequel se porte sur l'acétylure cuivreux pour le changer en éthylène.
L'éthylène est donc le premier terme de l'hydrogénation de l'acétylène.
3. Pour obtenir le second terme, c'est-à-dire Vhydrure d'éthylène : i" Il suffit de chauffer au rouge sombre l'hydrogène libre avec l'éthylène libre, dans une cloche courbe ; les deux gaz se combinent peu à peu, avec formation d'hydrure d'éthylène :
2"0npeutaussi opérer avec l'hydrogène naissant et en partant de l'acétylène. A cette fin,on combine d'abord à froid l'acétylène avec l'acide iodhydrique, ce qui fournit un diiodhydrate d'acétylène, G4P.2TII; puis on chauffe ce composé à 280 degrés dans un tube de verre scellé et très-résistant, avec une solution extrêmement concentrée d'acide iodhydrique (densité double de l'eau). A cette température, l'hydracidc tend à se résoudre en iode et hydrogène, c'est-à-dire qu'il fournit de l'hydrogène naissant; il attaque ainsi tous les corn-