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native : ou se laisser gagner par l’asphyxie, ou se passer absolument de sommeil. » (M. Raynaud.)
La dyspnée du début n’est justiciable que du repos; si elle coïncide avec un certain degré d'éréthisme cardiaque, se traduisant par la violence des battements du cœur, un pouls fort et vibrant, les bromures, le régime lacté en viendront à bout.
A la période troublée, le repos, le régime lacté et la digitale constituent le traitement de la dyspnée permanente; V iodure de potassium est également utile comme eupnéique à ce moment ; on prescrira :
Eau distillée
Teinture de Colombo
de quinquina
— d’écorces d’oranges amères Iodure de potassium
■275 grammes, âa 1 0
2 cuillerées par jour.
L iodure est au contraire nuisible quand il existe un œdème pulmonaire permanent.
Lorsque la congestion envahit progressivement les poumons, une saignée modérée, les inhalations d'éther , de chloroforme, d' oxygène, les injections de caféine, de morphine sont les ressources dont on peut disposer, pour retarder l’asphyxie. Au sujet des injections de morphine, disons que si elles sont surtout utiles dans les dyspnées paroxystiques des aortiques, on ne doit pas se passer systématiquement de leurs services chez les mitraux, par crainte (l’exagérer la congestion encéphalique. La morphine injectée à petites doses, un demi-centigramme ou un centigramme à la fois, est souvent le seul moyen efficace que l’on puisse utiliser pour procurer quelque répit au malade. Toutefois la morphine peut être dangereuse, s'il existe de I œdème pulmonaire; et, dans ce cas, il convient de ne l’employer qu’à petites doses et associée à l’éther en injections sous-cutanées. L héroïne peut être employée, au même titre que la morphine, à dose moindre de moitié.
e. — Accidents gravido-cardiaques.
Lorsqu’une grossesse survient chez une femme atteinte de cardiopathie, elle aggrave le plus souvent la marche de T affection du cœur et peut déterminer des accidents immédiatement menaçants, soit pendant son cours, soit au moment de l'accouchement.
Cependant, d’après M. Vinay.il convient de ne pas exagérer la gravité des accidents gravido-cardiaques; chez les femmes atteintes de lésions valvulaires compensées jusqu'au début de la grossesse, l'influence de la gestation est souvent minime; Peter a d ailleurs relaté un cas où la femme ne présenta des accidents de dyspnée et d'intolérance cardiaque qu’à la 15e grossesse.
Les lésions mitrales et «urlout le rétrécissement subissent particulièrement le
'.toit
MALADIKS DK L 'APPAREIL CIRCULATOIRE.
contre-coup de la grossesse; au contraire les lésions aortiques ne sont que peu influencées sur elle.
Ce qui donne à l’asystolie de la grossesse son caractère si spécial, c'est la prédominance des accidents pulmonaires (Peter); la femme enceinte, atteinte d'une cardiopathie, meurt par le poumon.
Les accidents asystoliques surviennent par c rises répétées, s’accompagnent d'une congestion pulmonaire avec dyspnée intense, souvent d’apoplexie pulmonaire : le cœur présente un affolement caractéristique et les malades succombent subitement ou arrivent à l'asystolie terminale en quelques semaines, la cardiopathie ayant pour ainsi dire brûlé les étapes.
Le contraste de la gravité des accidents pulmonaires avec la bénignité des autres symptômes est saisissant; c'est à peine s’il existe un léger œdème des membres inférieurs; le foie est peu touché, etc.
A côté des cas où les accidents pulmonaires occupent la scène, il en csl d’autres où ce sont les troubles de l’innervation cardiaque qui prédominent; il cvxiste une tachycardie considérable, avec hypotension artérielle considérable, pouls petit, filiforme, avec cyanose. La syncope peut terminer brusquement cet état.
Les femmes gravides peuvent triompher de ces divers accidents; l'accouchement a été le signal d'une détente notable, lorsqu'au bout de quatre ou cinq jours éclatent des accidents asystoliques semblables de tout pointa ceux que l’on observe chez les autres cardiaques, avec insuffisance tricuspidienne, congestion hépatique et rénale. La mort subite termine les accidents post-gravidiques.
A l'autopsie, on trouve dans le myocarde des foyers d’apoplexie que Vaquez a constatés, après Cruveilhier.
Lorsqu une femme atteinte de cardiopathie devient enceinte, on doit s'efforcer de prévenir les accidents gravido-eardiaques en lui imposant le repos au lit et le régime lacté plus ou moins absolu, à partir du 4° ou du o1' mois* c’est-à-dire du moment où les accidents apparaissent d ordinaire. L’emploi des purgatifs salins à intervalles assez rapprochés est également indiqué. Si les urines diminuent de quantité on se trouvera bien de l'administration de la tliéobromine (2 à 7» grammes par jour).
Lorscpie les accidents ont éclaté, ou bien on se trouve en présence de complications asystoliques analogues à celles que l'on rencontre en dehors de 1 état de grossesse, et dans ce cas on aura recours à la médication digitalique en ayant soin seulement de fractionner les doses de digitale, parfois et concurremment à une saignée modérée, de 200 à ÔOÜ grammes; ou bien les accidents seront localisés à la sphère pulmonaire et, dans ce cas, on adoptera une ligne de conduite différente.
Si les accidents sont peu menaçants et ne consistent que dans une oppression modérée avec tendance à la congestion pulmonaire, accélération du pouls, on se bornera à maintenir la malade au repos au lit et au régime lacté; on fera des applications de ventouses scarifiées , on prescrira à l’intérieur la tliéobromine et la poudre de Dover (comme calmant) à doses fractionnées, on ajoutera à ces moyens les inhalations d'oxygène.
Si les accidents se répètent, deviennent de plus en plus menaçants et que le terme de l'accouchement se rapproche, on peut être amené à discuter I op-
KMÜOCAIIDITES CIIMO.MOI ES.