I.YON. — S" ÉDITION. I
MALADIES DE L’AI'PAREIL CIRCULATOIRE
(I. — Troubles pulmonaires.
Contre la congestion pulmonaire on utilise la révulsion. L’ipéca à doses vomitives doit être rejeté, car les efforts de vomissement peuvent déterminer des ruptures vasculaires chez les cardiaques.
Par contre on peut prescrire la poudre de Dover :
Poudre du Dover . . . ,
— de scillc. ...
— de noix vomique
Pour 1 cachet ; 4 par jour.
Lorsque la congestion pulmonaire, est intense, lorsque le malade a la face cyanosée et que le pouls est à peine perceptible, surtout s'il s’agit d’un sujet jeune, on ne doit pas hésiter à pratiquer une saignée. La digitale n’agit parfois qu’après une saignée, de même qu’il est nécessaire dans certains cas d 'évacuer l’ascite, ou le liquide épanché dans le tissu cellulaire des membres, pour faciliter l’action de ce médicament.
La toux est calmée par les préparations opiacées, notamment par les pilules de cynoglosse et par Veau de laurier-cerise (1 à 5 cuillerées à café par jour, dans du lait chaud et sucré).
L’hémoptysie consécutive à l’apoplexie pulmonaire est rarement assez abondante pour constituer un danger par elle-même ; elle n’est grave que parce qu'elle indique, en général, un degré avancé de l’affection cardiaque; encore l’embolie, dans le rétrécissement mitral pur, peut-elle se produire longtemps avant la période ultime. La digitale est le seul remède à employer dans le cas d’apoplexie pulmonaire. Comme moyens d’urgence, on utilisera Y éther, Yacétate d'ammoniaque, les inhalations d' oxygène, les ventouses sèches, etc.
La dyspnée chez les cardiaques est essentiellement variable dans sa nature et son intensité, suivant la période de la maladie à laquelle elle se produit. Au début, c’est un simple essoufflement qui n’existe « j u’à l’occasion d’un effort, d’une marche un peu rapide, de l’ascension d’un escalier; cet essoufflement est parfois si minime qu’un certain nombre de malades ne s’en plaignent pas et ne songent pas à le rapporter à l’état de leur cœur; ce genre de dyspnée est la dyspnée d’effort; plus tard, à la période troublée, l’essoufflement devient plus ou moins permanent; il persiste pendant le repos, tout en s’exagérant à l’occasion des mouvements. Vers le soir, l’oppression augmente, à cause du décubitus dorsal ; aussi, pendant la nuit, les malades sont-ils obligés de s’asseoir de temps à autre sur leur lit pour respirer. Dans certains cas, la dyspnée nocturne se manifeste sous forme d’accès, simulant une crise d’asthme; c’est le pseudo-asthme cardiaque.
Finalement, à la dernière période, la dyspnée devient angoissante; elle interdit tout repos, les malades ne pouvant prendre la situation horizontale sans être menacés immédiatement de suffocation. « De là, cette cruelle aller-
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ENDOCARDITES CHRONIQUES.