AUTO-INTOXICATION GRAVIDIQUE. — ÉCLAMPSIE PUERPÉRALE
A. — Traitement de l’albuminurie gravidique ; traitement préventif
de l'éclampsie.
Deux grands symptômes donnent à l’éclampsie sa note clinique. Ce sont : d’une part les phénomènes convulsifs et d’autre part l’albuminurie qui, pour n’élre pas constante, n’en est pas moins très fréquente.
De là deux ordres de théories pathogéniques qui pendant longtemps ont régné. Les unes, n’envisageant que les troubles nerveux, ont rattaché ces troubles soit à une altération matérielle des centres nerveux, soit à une névrose d’origine réflexe (utérine) ; les autres ont subordonné ces troubles à un fonctionnement défectueux du rein, à une insuffisance d’élimination par cet organe des produits toxiques, ce sont les théories urémiques. Les premières, les théories nerveuses, sont tombées en discrédit ; car les lésions du système nerveux que l’on trouve aux autopsies sont très inconstantes et trop variables pour apporter une base solide aux partisans de ces théories.