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CONGESTION CÉRÉBRALE

La congestion cérébrale peut survenir chez des individus bien portants, à la suite d’un coup de chaleur ou d'un coup de froid, par exemple, ou bien chez des personnes d’une bonne santé habituelle, mais cependant entachées de goutte, d’arthritisme, et à l’occasion d’écarts de régime, d’excès alcooliques, ou de suppression d’un llux hémorroïdaire. Elle constitue parfois un épisode du début ou du cours de certaines maladies nerveuses (tabes, sclérose en plaques, paralysie agitante, goitre exophtalmique).

Elle est assez fréquente «à la période avancée des cardiopathies.

Enfin, elle peut s’observer dans le cours de certaines maladies infectieuses (pneumonie, fièvre typhoïde, tétanos, fièvre pernicieuse, etc.) ou de quelques intoxications (alcool, opium, nicotine).

On voit que les causes de la congestion cérébrale sont variées et que le traitement doit surtout s’adressera ces causes.

La congestion déterminée par le coup de chaleur exige un traitement prompt et énergique, car le saint du malade dépend de la rapidité de l’intervention.

Dès que I on constate les phénomènes prodromiques, tels que lassitude, céphalalgie, rachialgie, sensation d’étouffement, troubles de la vision, etc., il faut étendre le malade dans un endroit frais, desserrer ses vêtements et faire sur son visage et sa tète des aspersions d’eau froide.

Si les phénomènes sont plus graves, on doit déshabiller complètement le malade et le soumettre à la réfrigération (affusions d’eau froide, bain froid, massage avec la glace). On est parfois obligé de donner ces soins pendant plusieurs heures avant que le malade ne reprenne connaissance.

La saignée a été proposée, mais diversement appréciée. Vallin trouve les émissions sanguines peu utiles.

Si le malade asphyxie, la respiration artificielle, les tractions rythmées de la langue, les inhalations d'oxygène doivent être employées. S'il a des

MALADIES DE L’ENCÉPHALE

convulsions, on sc gardera de prescrire les médicaments, comme l’opium, le chloral, susceptibles de congestionner le cerveau, mais on fera prendre une préparation de bromure.

De tous les médicaments proposés, la caféine et l 'éther sont les plus rationnels ; on pourra faire alterner les injections de l’un et de l'autre.

La dérivation intestinale est indiquée. On prescrira :

Scammonée

Calomel. .

pour 1 paquet. '1 paquets à une demi-heure d’intervalle.

On ne connaît guère les moyens de parer aux accidents congestifs qui surviennent au cours des maladies nerveuses ; on a cependant vanté Y ergot de seigle ou plutôt l’ergotine et l’ergotinine en injections sous-cutanées dans le traitement des accidents congestifs de la sclérose en plaque, de la paralysie générale (Christian, Girma). On ne peut songer à prescrire l’ergot de seigle en nature, parce que le malade ne peut avaler, tant qu’il reste sous l’influence de ces attaques. Il est donc préférable d’avoir recours l’ergotine en injections sous-cutanées, ou mieux à l’ergotinine (dont 1 milligramme correspond à J gramme d’ergot de seigle).

On peut pratiquer, dans les vingt-quatre heures, deux à trois injections de la solution suivante :

Ergotinine 1 centigramme.

Acide lactique 2 —

Eau de laurier-cerise 10 grammes.

Sous l’influence de ces injections le malade reprend connaissance, le pouls se ralentit, la température s’abaisse. On prescrit ensuite la médication bromurée.

Les sels de quinine en injections sous-cutanées sont le remède de la fièvre pernicieuse à forme cérébrale.

La congestion cérébrale des cardiopathies est justiciable du traitement digitalique et de la saignée; celle des maladies infectieuses cède sous l'iufluence de la balnéation.

0 gr. 50 0 gr. 10

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