OREILLONS
Le traitement de la forme simple des oreillons comporte surtout les soins hygiéniques. Localement on fera appliquer sur la région parotidienne un Uniment calmant et une couche d'ouate. La douleur sera atténuée par l'usage de \' antipyrine et du salicylate de soude; on fera de plus des lavages de la bouche avec une solution phéniquée faible (au 1000e), additionnée d'une petite quantité de thymol (0,25).
Les formes graves des oreillons avec hyperthermie cl phénomènes nerveux sont justiciables de la balnéation froide.
A la complication la plus fréquente, l’orchite, on ne peut opposer un traitement spécifique. Le repos absolu au lit est de rigueur; on maintient élevées les bourses à l'aide d’une feuille de carton ou d'une planchette recouverte d'ouate et on applique des cataplasmes laudanisés, ou une pommade contenant du salicylate de méthyle. Il convient de s’abstenir des onctions mercurielles, qui pourraient avoir un retentissement fâcheux du côté des parotides,
( en déterminant la salivation. Contre l’atrophie consécutive des testicules, on est complètement désarmé.
Les malades atteints d’oreillons doivent être rigoureusement isolés et l’isolement sera maintenu pendant une période d’au moins quinze à vingt jours; les mesures prophylactiques sont malheureusement souvent vaines, car la conta- { giosité débute et même présente son maximum pendant l'incubation ; M. Rendu pense qu elle est surtout à craindre à la fin de I incubation, avant que la fluxion parotidienne n’apparaisse; il y aurait là une étroite analogie avec ce qui se passe dans la rougeole.
Il semble que la contagion n’est possible que par contact direct, d’où l’indi- I cation de faire désinfecter les vêtements et tous les objets mobiliers dont b; malade s’est servi.
G. -P,. LYON
ac ÉDITION.
MALADIES INFECTIEUSES
RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU
Le rhumatisme articulaire est. avec la fièvre palustre et la syphilis, 1 une de ces trop rares maladies contre lesquelles on peut diriger un traitement spécifique : on peut considérer, en effet, le salicylate de soude comme un véritable spécifique, et si dans certains cas il échoue, il faut alors se méfier de la nature du rhumatisme et rechercher s’il ne s’agit pas de l'un de ces pseudo-rhumatismes infectieux, qui sont effectivement rebelles au traitement salicylé.
Depuis l’emploi du salicylate de soude, le pronostic du rhumatisme articulaire aigu est devenu moins sombre, l’évolution de la maladie a notablement changé. On n’observe plus de ces rhumatismes traînant depuis plusieurs mois, avec rechutes subintrantes, anémie profonde causée par une fièvre qu’aucun médicament ne pouvait supprimer.
11 est d un intérêt majeur d’instituer la médication salicylée dès le début des douleurs articulaires ; le principal danger du rhumatisme réside en effet dans le développement des complications endo-péricardiques ; or, ces complications peuvent être évitées si la maladie est combattue à temps. Toutes les statistiques établissent (pic la fréquence de ces complications a diminué très sensiblement, depuis que G. Sée a vulgarisé l’emploi du salicylate de soude; mais ces complications s’observent trop fréquemment encore, principalement dans les classes pauvres, parce que les malades n’ont le plus souvent recours aux soins médicaux qu’après plusieurs jours de maladie, alors qu’il est trop tard pour prévenir les manifestations de l’infection rhumatismale du côté des
membranes séreuses.
Chez les enfants, l’indication d’un traitement précoce est plus pressante encore que chez l’adulte, car les complications cardiaques sont pour ainsi dire de règle chez eux, quelle que soit l’intensité du rhumatisme.
La médication salicylée fut appliquée pour la première fois en 1876 par Strickcr. qui se servit de l’acide salicylique. G. Sée remplaça bientôt l’acide salicvlique, souvent mal toléré, par le salicylate de soude (26 juin 1877), ainsi <pie l'avait proposé Senator.
Pour obtenir avec ce dernier médicament le summum d’effet, il importe de le donner d’emblée à forte dose; dans le cas de rhumatisme intense, avec fièvre élevée, il est nécessaire de donner 8 grammes de médicament. Si le rhumatisme est subaigu, 5 à 6 grammes suffisent. (Ces doses ne peuvent être employées que chez l’adulte.) En raison de l’action irritante du médicament sur la muqueuse gastrique, il faut éviter l’administration en cachets. Le salicvlate de soude se prescrit en solution dans l’eau, dans l'eau de Vichy ou bien dans le sirop d’écorces d’oranges amères; les solutions sont habituellement dosées de telle sorte que chaque cuillerée à bouche contienne 1 gramme de médicament :
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,,, ‘ ! aa 10(1 grammes.
Sirop d ecorces d oranges )
Rhum vieux 40 —
Salicylate de soude 12 —
(Une cuillerée à bouche contient I gramme de salicylate.)
On délaye chaque cuillerée dans un demi-verre d’eau de Vichy, ou bien dans
du lait.
L’emploi du médicament en lavement devient nécessaire, chez les dyspeptiques d’ancienne date dont l’estomac est intolérant. On peut aussi utiliser des suppositoires, dosés à 1 gramme de principe actif (5 à 6 par jour).
Les doses doivent être fractionnées, de façon que le malade prenne 1 gramme de salicylate toutes les deux heures environ; comme tous les médicaments à élimination rapide, le salicylate doit être donné à doses fractionnées, de façon à maintenir continuellement l’organisme sous son influence.
L’intolérance se manifeste par des nausées et des vomissements, par des vertiges, troubles visuels et parfois par des troubles cardiaques pouvant se terminer par syncope; exceptionnellement, après l’ingestion des premières doses, des troubles mentaux éclatent, le malade est pris d’un délire d’abord paisible, puis de plus en plus violent. Le salicylate de soude congestionne les reins et peut déterminer des accidents toxiques graves, en s'accumulant dans I économie, lorsque les reins ne sont pas perméables; aussi est-il toujours i nécessaire d’examiner les urines des malades auxquels on se propose d'administrer le salicylate de soude. Tous les médecins ne regardent pas la présence de l'albumine dans les urines comme une contre-indication à l’emploi du médicament. Pour notre part, nous pensons que l’on doit renoncer au salicylatcde soude seulement lorsque le malade est atteint d’une néphrite chronique, antérieure au rhumatisme; mais l’albuminurie liée au rhumatisme ne doit pas constituer une contre-indication au traitement salicylé. M. Talamon fait d’ail- I leurs remarquer que le salicylate réussit surtout dans les formes très aigues, avec lièvre intense, dans lesquelles les urines sont toujours albumineuses. Les bourdonnements d’oreilles et la diminution de l’acuité auditive sont très fréquents, dès qu’on atteint les hautes doses; ils disparaissent d ailleurs rapidement, lorsqu’on cesse l’administration du médicament.
En somme, le salicylate de soude peut être prescrit, sans qu’on ait à redouter le moindre danger, chez les individus jeunes, exempts de toute maladie antérieure. Chez les individus âgés et, d’une façon générale, les artério-scléreux, chez les malades atteints d’une affection organique du cœur, chez les brightiques surtout, enfin chez les femmes enceintes (en raison de ses propriétés 1 abortives), et chez certains névropathes héréditaires, chez les alcooliques invétérés, le salicylate de soude ne devra pas être employé. Chez tous les malades,
1 emploi du régime lacté contribue puissamment à favoriser l’élimination du médicament et par suite à en assurer la tolérance.
L’action du salicylate de soude est immédiate; dès les premières doses, la température s’abaisse, les douleurs diminuent d’acuité, le malade accuse une
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amélioration sensible; mais il en est <ln salicylate de soude comme de la quinine dans la fièvre intermittente; si l’on cesse trop tôt son emploi, une rechute se produit le plus souvent. Quinze jours de traitement au moins sont nécessaires pour avoir des effets durables (G. Sée) ; mais il n'est pas nécessaire de continuer pendant ce temps l’administration des fortes doses; au bout de deux jours on descend à 6 grammes; on maintient cette dose pendant deux jours encore, après lesquels ou baisse d’un gramme tous les deux ou trois jours, suivant les cas, jusqu’à 4 grammes.
Les enfants supportent très bien le salicylate de soude; car chez eux. en raison de l’intégrité du filtre rénal, l’élimination du médicament est facile et complète; on peut le donner chez eux à la dose de 2 à 5 grammes au-dessous de six ans, de 5 à 4 grammes de six à dix ans, de 4 à 5 grammes au-dessus de cet âge.
Lorsque le salicylate de soude échoue, il faut songer à une erreur de diagnostic et à l’une des nombreuses formes de pseudo-rhumatismes infectieux, comme le rhumatisme tuberculeux (Poncet) qui peuvent simuler le rhumatisme franc.
Tel est le traitement général du rhumatisme articulaire aigu franc : pendant les premiers jours, le malade ne doit prendre que du lait, des potages, cl comme boisson de l’eau de Vichy, des eaux diurétiques (Evian, Contrexéville, Vittel); dès que la fièvre tombe, on peut l’alimenter légèrement.
Le traitement local consiste dans Y immobilisation des articulations atteintes et leur enveloppement avec de T ouate; on se bornera à cet enveloppement, ou bien on appliquera au préalable sur les régions douloureuses un Uniment calmant :
Damne tranquille 40 grammes.
Extrait thébaïque . .
— de jusquiame
— de belladone .
Chloroforme 10
(A. Ronix.)
ou :
Laudanum. . . .
Chloroforme . . .
Huile de jusquiame
baume tranquille .
Quant au traitement local par les applications de salicylate de méthyle qui donne de très bons résultats dans les formes chroniques ou subaigucs du rhumatisme, il n’est guère efficace ni d’un emploi bien pratique dans le rhumatisme articulaire aigu généralisé.
Le salicylate de soude est incontestablement supérieur à tous les autres médicaments préconisés contre le rhumatisme ; nous devons cependant mentionner brièvement ces derniers, car quelques-uns d’entre eux, particulièrement. l’antipyrine, ont une réelle valeur et peuvent être employés dans les cas où le salicylate de soude est mal toléré.
Avant la découverte de Stricker on traitait le rhumatisme articulaire aigu
50 "ranimes.
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: par le sulfate de quinine et par les alcalins. Le sulfate de quinine (Monneret, Briquet) faisait baisser la température, mais les douleurs persistaient avec plus ou moins d’acuité et le rhumatisme traînait le plus souvent en longueur pendant plusieurs mois.
Les alcalins à hautes doses ont été recommandés par Garrod, Dickinson, Jaccoud, Charcot, Vulpian. Garrod affirmait que le traitement alcalin rend moins fréquentes les complications cardiaques; M. Bouchard associe le bicarbonate de soude (10 grammes par jour) au salie ylate.
Parmi les nouveaux médicaments, I antipyrine est celui qui mérite la plus grande confiance; on doit le placer immédiatement après le saliçylate de soude. Alexander et Domine paraissent avoir été les premiers à signaler lïnlluence heureuse de l’antipyrine sur les manifestations articulaires du rhumatisme; bientôt après, Masius, Bernheim (de Nancy) confirmaient les bons effets de ce médicament; son emploi s’est bien généralisé depuis. En 1887. Sée, dans une communication faite à l’Académie, avançait que l'antipyrine peut soutenir la comparaison avec le saliçylate de soude; c'est là une exagération, car si l’antipyrine calme bien les douleurs et abaisse la tempéra- I ure, elle n’a pas sur l'infection rhumatismale l’action spécifique du saliçylate; d’ailleurs les doses élevées d’antipyrine qu’il est nécessaire de prescrire ne sont pas toujours mieux tolérées que le saliçylate.
L’antipyrine peut être substituée au saliçylate de soude, lorsque celui-ci a déjà déterminé une amélioration sensible, mais qu’il est mal supporté; on la donne à l’intérieur à la dose de 5 à 4 grammes, en cachets ou bien en solution. Cette quantité doit être fractionnée en plusieurs doses.
On a préconisé les injections sous-cutanées d’antipyrine :
Antipyrine 10 grammes.
Chlorhydrate de cocaïne 15 centigrammes.
Eau q. s.
Pour un volume de 25 centimètres cubes, chaque centimètre cube correspond à 40 centigrammes d’antipyrine.
Ces injections sont douloureuses; elles sont suivies assez souvent d’abcès; aussi croyons-nous qu’il est préférable de s’en tenir à l'administration de l'antipyrine par la voie buccale ou bien encore en lavement.
Lorsqu’on prescrit l’antipyrine, il est bon de lui associer la diète lactée, à titre de correctif (l’antipvrine entravant l’élimination des matières extractives).
Pour remédier à la diaphorèse trop abondante, on peut également prescrire le sulfate neutre d’atropine, en granules, à la dose d’un demi à un milligramme.
Le benzoate de sonde a été préconisé par Senator, comme succédané du saliçylate de soude; mais il est en réalité très inférieur à ce dernier.
Le salai a été employé parfois dans le rhumatisme articulaire aigu, et. d'après Bradford, il donnerait des résultats analogues au saliçylate de soude;
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mais il faut craindre les effets de la mise en liberté d’acide phénique dans l’organisme.
La salipyrine a été expérimentée par différents médecins et notamment par Henning; ce dernier l’a donnée, par prises d'un gramme, à la dose de 5 à (S grammes.
Salipyrine (> grammes.
Glycérine 14 —
Sirop de framboises 50 —
Eau distillée 40 —
(Henni.\g.)
Agiter avant de s’en servir. Prendre une cuillerée à bouche de cette potion tous les quarts d’heure.
Le salophcne, proposé par Guttmann, est un produit qui se dédouble en salicylate de soude dans l’économie, et qui doit par suite son action à ce dernier (dose : 5 à 4 grammes). M. Marie le considère comme un excellent médicament qui a toutes les propriétés du salicylate de soude, mais n’en possède pas les inconvénients pour l’estomac, car il se dédouble seulement dans l’intestin.
Deux autres combinaisons salicylées ont été proposées récemment : Yaspirine (acide acétylsalicylique) que l’on emploie à la dose de ‘2 à 5 grammes en cachets ou dans de l’eau additionnée d’un peu d’alcool. L’aspirine est bien supportée par l’estomac, mieux tolérée d’une façon générale que le salicylate de soude; elle a l’inconvénient de provoquer des sueurs profuses. Vacétopyrine (combinaison d’acide acétylsalicylique et d’antipyrine) serait également : fort bien tolérée, bile a l’avantage de réunir les propriétés de l’acide salicylique et de l’antipyrine. On administre le médicament, par cachets de 0 gr. ùO, à la dose de 1 à 5 grammes.
Le phénaeêline a été trouvée efficace par Masius, par Horvath dans un certain nombre de cas (aux doses de 1 à 5 grammes).
Dujardin-Beaumetz a préconisé Vasaprol (dérivé soluble du naphtol B): l'asaprol serait parfaitement toléré et détermine rapidement la disparition des douleurs et du gonflement articulaire, quand il est administré aux doses de ~) à 6 grammes :
Asaprol 15 grammes.
On peut aller jusqu’à 10 grammes sans inconvénients; 2 à 4 cuillerées à bouche par jour, dans de l’eau additionnée d’anisette ou de curaçao.
Le chlorhydrate de phénocolle, préconisé par Ilertel, aux doses de 1 à ï grammes, aurait eu quelque action dans le rhumatisme articulaire aigu.
Lorsque la fièvre a disparu, ainsi que le gonflement articulaire, on doit instituer un traitement local destiné à dissiper les raideurs articulaires et. d’autre part, un traitement général pour combattre l’anémie persistante.
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Le massage péri-articulaire contribue à rendre aux articulations leur souplesse primitive; la compression vient à bout des épanchements persistants. Les bains de vapeur , les bains sulfureux seront utiles, à la condition de ne pas être administrés à une période trop rapprochée de la phase aiguë de la maladie. Un séjour aux eaux sulfureuses de Ludion, ou Barèges, Aix-les- Bains, ou à Bourbonne-les- Bains , terminera ce traitement. Dans les cas récents et chez les sujets nerveux et excitables pour qui les eaux sulfureuses sont contre-indiquées, on conseillera plutôt une cure à Néris, à Lamalou, à Royal, à Luxeuil.
L'iodure de potassium à petites doses est indiqué quand il persiste des ; craquements articulaires.
Les préparations ferrugineuses sont indiquées contre l’anémie; on donnera la préférence à l’iodure de fer (en sirop), l’iode pouvant agir sur les exsudais i articulaires et en activer la résorption.
11 ne suffit pas de combattre les suites du rhumatisme; il faut encore en prévenir les récidives. Les malades devront se mettre à l’abri de toutes les causes qui peuvent en provoquer le retour; ils éviteront notamment le froid humide, le surmenage. On combattra chez eux la « diathèse arthritique » par un régime alimentaire convenable (réduction des aliments azotés et fermentescibles, des boissons alcooliques), par les moyens propres à faire fonctionner la peau et à stimuler le système nerveux : lotions lièdes, frictions sèches ou à l'alcool, etc....
Des différentes complications qui peuvent survenir au cours du rhuma- ' tisrne, la seule dont le traitement est spécial, est le rhumatisme cérébral. Cette complication est devenue fort rare de nos jours, depuis l’introduction du salicylate de soude dans la thérapeutique courante; aussi peut-on considérer à bon di'oit la médication salicvlée comme le meilleur préventif du rhumatisme cérébral ; la diminution de sa fréquence constitue la meilleure preuve de la fausseté de l’accusation que l’on a parfois portée contre le salicylatc de soude, à savoir qu’il pourrait favoriser le développement des accidents cérébraux.
Que faut-il faire en présence d’un cas de rhumatisme cérébral? Dès que la température tend à s’élever, que le malade devient agité, loquace, il faut I suspendre le salicylate et se tenir prêt à appliquer les bains froids, moyen héroïque, qui a été employé pour la première fois par Wilson Fox en 1871 : depuis, tous les médecins qui se sont occupés du rhumatisme cérébral sont tombés d'accord pour reconnaître l’efficacité de la balnéothérapie ; Maurice- Uaynaud, Woillez en particulier, ont montré toute la valeur de ce mode de traitement. On donne des bains à 20 degrés, suivant les règles qui ont déjà été indiquées (voir le traitement de la lièvre typhoïde). Masson (Thèse de Paris, 1877) cite 15 cas soumis à l’immersion froide; 13 fois la guérison a été obtenue; cette statistique démontre amplement la haute valeur des bains froids dans le traitement du rhumatisme cérébral.
Le traitement des complications endo-péricardiques a déjà été exposé dans la partie de cet ouvrage consacrée aux affections du cœur.
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Les complications pleuro-pulmonaires sont bénignes en dépit de leurs allures bruyantes; c’est ainsi que l’œdème aigu du poumon, qui se traduit par une toux fréquente et quinteuse, par une dyspnée très vive, par une expectoration spumeuse, à consistance de gomme, cède aisément aux applications répétées de ventouses sèches et au traitement scilicylè.
La pleurésie se développe rapidement, mais se résorbe de même, sous l'influence du traitement salicylè, sans qu’on ait besoin de faire la thoraeentèse.
Les complications rénales avec néphrite caractérisée sont très rares : elles sont justiciables du traitement habituel des néphrites aiguës.