‹ Traité élémentaire de clinique thérapeutiqueChapitre 197 sur 274 · aa 200 grammes · texte numérisé non relu

aa 200 grammes

— de codeine )

Bromure de potassium 10 —

Prendre deux à trois cuillerées à bouche, le soir et dans la nuit, de ce sirop composé.

On peut encore prescrire des suppositoires belladones.

Le traitement interne de la blennorragie par les balsamiques était universellement prescrit, il y a peu d’années, et compte encore de nombreux partisans.

Les balsamiques, copahu, cubèbe, santal, se prescrivent lorsque la blennorragie est mûre, c’est-à-dire quand il n’existe plus ou presque plus de douleurs; quand le méat n’est plus ni rouge ni tuméfié; quand l’écoulement, après avoir été vert ou jaune, sanguinolent et non filant, est devenu blanc, fluide, un peu visqueux.

Le copahu exerce son action par l’intermédiaire de l’urine chargée de l’huile essentielle et de la résine qui le constituent; aussi est-il bon d’uriner

MALADIES INFECTIEUSES

avant (Je prendre ce médicament, afin de laisser à l’urine le temps de s’imprégner de ses principes actifs. La démonstration de son action locale a été faite par Ricord, qui a vn des individus avec une large fistule urétrale, laissant passer burine en entier, et une blennorragie siégeant à la fois en deijà et au delà de la fistule, guéris, sous l’influence du copahu, de leur blennorragie profonde, tout en conservant la blennorragie de la partie libre du canal située audevant de la fistule, c’est-à-dire de celle qui, n’ayant pas été traversée par l’urine chargée des principes actifs du copahu, n’avait pas pu en éprouver l’action directe.

II est recommandé aux malades de hoire le moins possible pendant le traitement balsamique, afin de concentrer le médicament dans l’urine et d’augmenter ainsi son action.

Le copahu se prescrit à la dose de 8 à 12 grammes par jour, en capsules ou sous forme d’opiat auquel on associe habituellement le cubèbe.

Le copahu est plus actif que le cubèbe, mais détermine fréquemment des troubles digestifs.

Le cubèbe qui agit, comme le copahu, par l’essence et la résine qu’il contient, se prescrit en poudre, aux doses de 10 à 50 grammes, plus rarement sous forme d’extrait hydro-alcoolique ou éthéré, aux doses de 2 à 0 grammes.

Les opiats sont généralement préparés avec 1 partie de copahu et 2 de cubèbe; on peut formuler ainsi :

Cubèbe 100 grammes.

Copahu 00 —

Tartratc ferrico-potassique 10 —

Sirop de ratanhia q. s.

Prendre, dans une hostie, trois ou quatre fois par jour, gros comme une noisette de cet opiat.

Ou :

Copahu

Cubèbe pulvérisé. .

Caehou pulvérisé. .

Essence de inenlhe

"20 grammes.

M. Balzer prescrit :

Copahu

Cubèbe

Sous-carbonate de fer

Salievlute de soude

12 ou 15 —

F. s. a. — Opiat, G à 12 bols par jour.

Pour mieux préciser les doses à prendre dans les vingt-quatre heures, il est préférable de faire préparer des bols ainsi composés :

Copahu

Cubèbe

Essence de menlhe

our I bol ; 6 à 8 par jour.

1 gramme.

2 grammes.

I goutte.

BLENNORRAGIE

Le santal, préconisé par Henderson en 1865 et vulgarisé en France par le professeur Panas, est généralement bien toléré par l'estomac, mais détermine fréquemment des douleurs lombaires assez vives, exceptionnellement de l’hématurie. On l’emploie en capsules, de 30 à 40 centigrammes chacune, à la dose de c2 à 6 grammes par jour.

Il est difficile de faire un choix entre les différents balsamiques, car certains malades guérissent plus vite avec le santal, d’autres avec le copahu, d’autres enfin avec le cubèbe. On peut d’ailleurs les associer ou en faire alterner l’usage. On les administre, avons-nous dit, au déclin de la blennorragie, pendant une période de temps variable, d'une douzaine de jours au moins; durant ce temps le malade doit boire peu.

On ne peut nier l’action favorable et même curative exercée par les balsamiques, dans nombre de cas de blennorragie; mais il faut également reconnaître qu’ils échouent souvent et que les malades, persistant à les employer pendant de longues semaines, finissent par contracter des gastropathies plus ou moins graves, de la diarrhée, des éruptions diverses.

Le salol a été employé dans la blennorragie, à titre d’agent antiseptique interne. Le Dr Dreyfous l’avait vivement recommandé. Le salol, on le sait, se dédouble dans l’intestin en acide phénique et en acide salicylique qui, tous deux, passent dans l’urine, le premier à l’état de phénylsulfate et le deuxième en nature; Sahli a démontré que l’urine des sujets qui ont pris du salol devient aseptique; l’ingestion du salol serait donc équivalante à une injection antiseptique. En réalité, le salol n’a pas la valeur curative qu’on a voulu lui attribuer; Albarran le considère comme absolument inefficace.

On peut l’associer, si l’on veut, au copalm et au cubèbe, dans un opiat :

Copahu ‘20 grammes.

Cubèbe pulvérisé 40 —

Prendre 5 à 6 fois par jour, dans un pain azyme, une boulette d’opiat de la grosseur d’une noisette.

Avant l’emploi des lavages, le traitement classique consistait uniquement en l’emploi des injections : après une période de durée variable pendant laquelle on « laissait couler », en se bornant à prescrire des bains, des tisanes diurétiques, des alcalins, on prescrivait les balsamiques, puis on terminait le traitement par quelques injections.

On se servait presque uniquement autrefois de solutions de sulfate de zinc-, la fameuse injection de Ricord était la suivante ;

* Eau de roses ‘200 grammes.

Sulfate de zinc 1 gramme.

Salol

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