ASTHME DES FOINS (RHINO-BRONCHITE SPASMODIQUE); HYDRORRHÉE NASALE
L’asthme des foins est une névropathie réflexe du trijumeau d’origine nasale ou oculaire. Elle serait souvent le résultat de l'irritation des terminaisons nerveuses précitées par le pollen de certaines plantes. Cette irritation mécanique ou chimique, qui paraît duc plutôt à des micro-organismes transportés sur les muqueuses par ces poussières qu’aux poussières elles-mêmes, n’est capable de produire la fièvre de foin que chez un nombre restreint d’individus. Nous ignorons la cause de ces différences individuelles, mais nous savons que cette irritabilité spéciale est surtout fréquente chez les individus atteints de rhinite hypertrophique et qu’elle s’observe plus communément chez les goutteux, les névropathes ou les gens issus de souche goutteuse ou névropathique. Pour certains médecins même, l’existence d’une lésion naStde suffirait à expliquer la rhino-bronchite spasmodique sans qu’on ail besoin de faire intervenir l’action du pollen. Il est certain que le traitement de la rhinite hypertrophique ou qu’une intervention sous forme de cautérisations de la pituitaire, en l’absence de toute lésion nasale appréciable, a guéri nombre de malades.
Il résulte de ces données qu’il est indiqué de diriger contre l’asthme des foins un traitement général et un traitement local.
Le traitement préventif chez les sujets qui ont été atteints d’asthme des foins consiste à éviter l’exposition au soleil, à s’abstenir de promenades au milieu du jour, à l’époque du retour habituel des accidents, c’est-à-dire vers la seconde quinzaine de mai. Les voyages en mer, recommandés par Morcll- Mackenzie, ne sont à la portée que de quelques privilégiés.
Chez les sujets qui sont porteurs de lésions nasales, on ne négligera pas le traitement de ces lésions (rhinite hypertrophique, polypes, etc.).
On conseillera d’autre part les pulvérisations d'huile de vaseline pour former à la surface de la pituitaire un vernis protecteur contre les poussières irritantes.
Traitement général. — Quelques médecins, frappés de la périodicité des attaques de la rhino-bronchite annuelle, ont eu l’idée de recourir au sulfate de quinine , à titre d’antipériodique. Gueneau de Mussy dit avoir obtenu une guérison par ce moyen, mais Leflaive l’a employé sans succès chez plusieurs malades. 1) ailleurs le retour périodique au printemps ou à l’automne n’est pas observé dans tous les cas.
D’autres médecins ont proposé Y antipyrine comme médicament nervin, prise à la dose de l à 2 grammes par jour, dans de l’eau minérale alcaline ou dans un liquide légèrement alcoolisé; les valérianates d' ammoniaque, de zinc.
Chez les goutteux, les alcalins son! plus particulièrement indiqués; enfin le traitement hydrothérapique et hydro-minéral compte des partisans.
Lermoycz a pu enrayer en quelques jours l'accès annuel en prescrivant Y atropine et la strychnine, soit à chacun des deux principaux repas, une cuillerée à soupe du sirop suivant :