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TUBERCULOSE LARYNGÉE

Pendant longtemps la thérapeutique de la tuberculose laryngée n’a disposé que de moyens purement médicaux; c’est seulement depuis un petit nombre d’années que l’on a osé traiter la tuberculose du larynx comme les autres tuberculoses locales, c’est-à-dire par le curettage et l’extirpation des foyers tuberculeux. Bien que supérieur au traitement médical, le traitement chirurgical ne peut toutefois être considéré comme curatif que dans un nombre de cas très limité; trop souvent les bacilles repullulent sur place, à moins que la marche rapide de la tuberculose pulmonaire ne vienne annihiler la guérison apparente de la tuberculose laryngée momentanément arrêtée dans son évolution.

En ce qui concerne le traitement médical, il est aisé de comprendre son inefficacité. Les bacilles sont logés dans la profondeur, loin de la surface muqueuse, et l’on conçoit qu’un pinceau promené rapidement à la superficie ne puisse exercer d'action sur le processus tuberculeux. Les topiques n’ont d'utilité que comme cicatrisants, comme adjuvants du traitement chirurgical, ou bien encore comme analgésiques.

Trois grands symptômes réclament l'intervention du médecin auprès des malades atteints de tuberculose laryngée : ce sont la douleur, la dyspnée, la dysphonie.

La douleur peut être confondue avec la dysphagie; en effet, les malades ne souffrent réellement qu’au moment de la déglutition des solides et des liquides. La dysphagie ne fait pour ainsi dire jamais défaut, bien (pie Trousseau et Bclloc aient considéré la laryngite tuberculeuse comme une maladie indolente; seulement elle est plus ou moins accusée et ne survient en général qu’à une période avancée, après les troubles de la voix et de la respiration.

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