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V. — - Bronchite putride

Le traitement de la bronchite fétide et des expectorations fétides en général se résume en ces deux indications fondamentales : évacuer les sécrétions et I supprimer les fermentations putrides au moyen des antiseptiques qui s’élimi- ! nent par la muqueuse respiratoire.

Pour évacuer les sécrétions on peut employer le kermès , le pohje/ala, etc. :

Polygala 5 grammes.

en infusion dans

Eau 150 grammes.

ajouter :

Kermès. 0 gr. 10

Oxvinel scilütique 30 grammes.

(Cotl DEMALE.)

On a cherché à modifier directement la muqueuse bronchique par les inhalations d 'essence cle térébenthine, d 'essence d' eucalyptus , d ' acide phénique , de créosote, etc.

«) Créosote de goudron de; hêtre 10 grammes.

Alcool 200

Glycérine 20

Eau 700 —

b) Goudron 50 grammes.

Essence de térébenthine 50 —

Créosote 2 —

Eucalyptol 10

c) Acide phénique 5 grammes.

— thymique I gramme.

Alcool à 90° 20 grammes.

Eau 1000

(C. Paul.)

d) Phcnosalyl

20 grammes.

e ) Eucalyptol

Teinture de benjoin

Alcool

Eau

10 grammes.

MALADIES DES BRONCHES

Ces inhalations se font à l’aide d’un flacon muni de deux trous que traversent deux tubes de verre dont l’un, droit, plonge jusqu’au fond du flacon qui est à moitié rempli de la solution et dont l’autre, coudé, ne pénètre que de 1 ou 2 centimètres dans le flacon; il est muni, à son extrémité libre, d’un tube de caoutchouc que le malade place dans sa bouche. L’air aspiré par ce tube a pénétré par l’autre tube, et a pu barboter dans le liquide médicamenteux.

Les inhalations d 'oxygène sont fort utiles ; Barth conseille de faire inhaler 5 fois par jour 10 à 20 litres d’oxygène avec l’appareil Limousin, dont le flacon laveur renfermera, outre la quantité habituelle d’eau de chaux, 20 grammes d’essence de térébenthine. Bien que ces inhalations produisent une amélioration incontestable, elles ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer la guérison, car la substance médicamenteuse ne pénètre pas profondément dans les voix respiratoires. Afin de faire pénétrer l’agent médicamenteux jusque dans les dernières ramifications bronchiques, MM. Tapret et G. Sée ont eu l’idée de faire respirer le malade dans une atmosphère artificielle sous pression. Le malade est enfermé dans une chambre métallique hermétiquement close, et, lentement, on fait pénétrer dans cette chambre de l'air comprimé qui vient de barboter dans un mélange de créosote et d’eucalyptol. Cette méthode n’a qu’un inconvénient, c’est de n’avoir pu encore être rendue assez pratique pour se généraliser.

Un moyen plus efficace est I injection sous-cutanée d’eucalyptol.

Eucalyplol 20 grammes.

Vaseline liquide S0 —

Injecter cinq à dix centimètres cubes.

On a, d’autre part, donné par la bouche le benjoin sous forme de teinture (1 à 2 grammes), Y alcoolature d eucalyptus (2 à 4 grammes), ou V eucalyplol (0,50 à 2 grammes en perles), la térébenthine (2 à 6 grammes en capsules), la terpine (0,50 — 1 gramme en pilules ou potion alcoolisée).

Lemyrtola été particulièrement vanté par Eichhorst, qui prescrit toutes les deux heures deux ou trois capsules de 15 centigrammes de myrtol. Da Costa a préconisé l 'huile de santal à la dose de V gouttes quatre fois par jour.

Les hyposulfites ont été souvent employés (Lancereaux, Leviez, Polli), à la dose de 4 à 10 grammes par jour :

Hvposulfite de soude 1 à 5 grammes.

Julep gommeux 120 —

Sirop d’eucalyptus Ô0 —

ainsi que 1 e phénate de soude (M. Lancereaux).

On peut administrer l’hyposulfite de soude en lavement :

Hvposulfite de soude 10 grammes.

Laudanum de Sydenham VI gouttes.

Eau distillée ISO grammes.

BRONCHITES CHRONIQUES

La créosote en lavements est également utile ; tous les matins, dans un verre d’eau chaude, on versera une cuillerée à soupe de :

Créosote pure Huile d’olives

que l’on émulsionnera avec un jaune d’œuf.

En dépit de cette apparente richesse de traitements, la bronchite fétide est une affection souvent rebelle, parce qu’elle coïncide, dans un grand nombre de cas, avec la dilatation ou tout au moins la perte de tonicité des bronches, et que les produits de sécrétion bronchique sont exposés perpétuellement à stagner dans les bronches et à s’y putréfier.

Dans certaines bronchites chroniques de causes diverses (emphysème, tuberculose, mal deBright, etc.), les crachats peuvent prendre subitement une coloration due à une infection secondaire par un micro-organisme, le Bacillus virescens de Frick; bien «pie cette coloration des crachats n’implique aucune conséquence fâcheuse, il est bon de savoir que l’on peut la faire disparaître très rapidement en donnant aux malades une potion contenant de V acide borique (1 gramme), ainsi que l’ont montré MM. Combemale et François.

50 grammes, un demi-litre.

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