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DILATATION DES BRONCHES

Nous serons Bref sur le traitement de la dilatation Bronchique, parce que ce traitement se confond en grande partie avec celui de la Bronchite fétide. Il faut surtout s’efforcer de prévenir la dilatation, car le traitement préventif est j > I u s efficace que celui qui s’adresse à la maladie constituée. Quand, dans la convalescence d'une Broncho-pneumonie, la résolution tarde à se produire, il faut employer les pointes de feu, les expectorants (kermès), pour désobstruer les bronches ; la terpine pour tarir les sécrétions, l 'arsenic pour combattre la dépression des forces, et le sirop iodo-tannique comme tonique des bronches.

Quand la dilatation existe, il faut en chercher la cause : parfois on trouve la syphilis dans les antécédents, d’où l’indication de soumettre le malade au traitement ioduré.

L’indication essentielle, dans toute dilatation, est de faciliter l’évacuation des matières purulentes accumulées dans les Bronches, et d’instituer une médication antiseptique locale. Comme expectorants, on peut employer le kermès, le polygala :

Racine de polygala concassée 4 grammes.

Eau bouillante I litre.

Faites infuser pendant deux heures et passez; trois tasses par jour à distance des repas.

D’autre part, l’évacuation du pus ne se produisant souvent que dans certaines positions, le malade doit prendre plusieurs fois par jour l’attitude qui lui permet de vider ses Bronches ; souvent d’ailleurs il prend d’instinct l’attitude la plus propice à cet effet. Gerhardt a recommandé, dans le même But, la compression méthodique du thorax.

11 faut être très réservé dans l’emploi des narcotiques qui suppriment le réflexe tussigène indispensable pour l’expectoration. Si la toux est très pénible, on la calmera plutôt avec les inhalations de vapeurs aromatiques : eau Bouillante additionnée de teinture de Benjoin ou d’eucalyptus, ou d’une cuillère à café par demi-litre de :

Menthol ....

Eucalyptol. . . .

Essence de thym.

de lavande Alcool à 90°. . .

1 gramme.

h grammes.

Km

COQUELUCHE

Comme somnifère on emploiera de préférence le chloral.

Pour combattre la fétidité, on aura recours aux inhalations d'acide pliéniqne à l’aide du flacon à deux tubulures et aux autres moyens énumérés précédemment (Voir Bronchite fétide).

S'il existe de la défaillance cardiaque, on prescrira la digitale, la caféine. Contre les hémoptysies on mettra en usage les médications habituelles de ce symptôme.

M. Démangé (de Nancy) a préconisé les injections de sérum gélatinisé à 2 pour 100, à la dose de 50 centimètres cubes par jour.

Les pneumonies suppurées qui peuvent compliquer la dilatation des brou clics sont rebelles à toute médication. Quant aux pleurésies suppurées, au pyopneumothorax, ils nécessitent l’empyème.

Le malade atteint de dilatation des bronches doit faire les frais d’une suppuration abondante et prolongée ; aussi doit-il être soumis à un régime alimentaire réparateur (viandes grillées ou rôties, œufs, poisson, beurre et lait), à une médication tonique (quinquina, arsenic, lécithine, huile de foie de morue).

Nous croyons inutile d insister ici sur les tentatives de traitement chirurgical qui ont été faites à plusieurs reprises. M. d’Azincourt (Thèse de Paris, 1896) a réuni 58 cas de bronchiectasie avec 28 guérisons opératoires; sur les 28 opérés ayant survécu, 14 auraient été guéris, 15 autres considérablement améliorés.

COQUELUCHE

Innombrables sont les médications dirigées contre la coqueluche, ce qui démontre suffisamment notre impuissance contre cette maladie dont le spécifique est encore à trouver. Sa nature infectieuse ne fait aucun doute, mais jusqu'ici l’agent pathogène est resté inconnu; d'ailleurs les essais de médication antiseptique ont tous échoué. Les seuls médicaments dont l’efficacité soit incontestable sont ceux qui agissent sur l'élément spasmodique qui donne la coqueluche sa note caractéristique.

Il faut se garder d'ailleurs d’abuser de ces derniers médicaments, presque tous toxiques, et d’un maniement difficile chez l'enfant. C’est surtout dans la coqueluche que le scepticisme thérapeutique est légitime, scepticisme que reconnaissait Franck quand il disait « qu’on peut faire mourir le malade atteint de coqueluche avant le terme de sa maladie ; mais le guérir, jamais ! »

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