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Définitions

Toute opération industrielle, commerciale ou agricole, telle que vente, achat, prêt, emprunt, payement, etc., peut être constatée par quelques mots d’écriture, tels que « vendu tel objet, tant, » ou « payé à tel ou pour tel objet, tant ». Cette mention écrite d’une opération constitue un article.

Les articles se classent par comptes.

Un compte se compose d’un ou plusieurs articles constatant des opérations qu’on désire comparer ensemble, soit parce qu’elles ont été faites avec une même personne, soit parce qu’elles sont de même nature ou ont pour objet des capitaux de même sorte.

Prenons pour exemple le plus simple des comptes établi sur un livret d’épicier. On y trouve que tel jour l’épicier a livré à la personne à laquelle le livret est affecté tant de sucre, tant de café, tant d’huile, etc. La mention de chaque vente constitue un article et l’ensemble des articles constitue le compte, auquel figurent exclusivement les opérations faites avec le titulaire du livret. Si l’épicier a un autre livret sur lequel il constate toutes ses recettes

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TR.UTÉ ÉLÉMEmiRE DE COMPTABILITÉ.

en espèces et tous ses payements, la mention de chaque somme reçue ou payée fait un article, et tous ces articles forment un compte, le compte de caisse de l’épicier.

. Une maison qui fait des affaires considérables a presque toujours un grand nombre de comptes destinés à conserver l’bistoire des opérations faites. Cette histoire peut servir à deux fins, savoir ; 1“ à faciliter les recherches pour lier utilement aux opérations passées les opérations futures et, par exemple, pour payer ce qu’on doit on recouvrer ce qui est dù ; 2" à fournir les renseignements que le chef de maison peut désirer sur la marche de ses affaires et notamment sur le résultat général des opérations pendant un temps donné.

La comptabilité est fart d’établir et de combiner les comptes de manière à satisfaire le mieux possible à l’une et à l’autre de ces deux fins.

Chaque personne, pour les capitaux qu’elle possède et administre, chaque entreprise industrielle, commerciale ou agricole, peut avoir des comptes établis et combinés autrement que ceux des autres personnes ou des autres entreprises. On peut avoir des comptes incomplets, sans coordination, ni combinaison quelconque; on peut les combiner, au contraire, et les coordonner d’une manière plus ou moins intelligente.

Les comptes incomplets sont ceux qui ne constatent pas tous les capitaux de la personne que ces comptes intéressent et ne les suivent pas dans tous leurs mouvements. Tels sont les livrets de blanchisseuse, de cuisinière etc., qui servent bien à constater les opérations faites avec les cuisinières ou blanchisseuses, mais qui ne rendent raison ni des recettes ni des dépenses d’ensemble de la maison qui s’en sert. Il est évident que tous ces comptes incomplets peuvent être utiles pour la première des deux fins de la comptabilité, mais sont inutiles pour la seconde.

Pour satisfaire pleinement aux deux fins de la comptabilité, il est indispensable qne les comptes d’une maison constatent : 1“ la somme et la forme des capitaux que la maison possède à l’époque prise pour point de départ; 2* en quelles mains ces capitaux ont passé; 5" les transformations qu’ils ont subies; 4“ les accroissements ou diminutions qu’ils ont éprouvés pendant la période de temps à laquelle les comptes s’appliquent.

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