II. — Partie simple
Ceux qui tiennent les livres en partie simple ouvrent un compte au grand-livre aux individus que les opérations de la maison •constituent créanciers ou débiteurs et à ces individus seulement.
Les opérations qui ont pour effet de constituer des créances actives et passives sont, par conséquent, les seules inscrites au journal.
La forme de cette inscription est invariable. L’article qui constate une opération par laquelle un individu devient débiieur de la maison est précédé du mot doit et l’article qui constate une opération par laquelle un individu devient créancier est précédé du mot avoir.
Supposons que, le 5 janvier, la maison A, dont nous tenons les liv res , ait vendu à B pour 1 500 fr. de marchandises, payables à six mois. — Le 6 janvier, elle a acheté à D pour 10 000 fr. de marchandises, payables à quatre mois. — Le 15 janvier, elle a réglé les 10 000 fr. qu’elle devait par la remise d’effets à échéances diverses et de 2 000 fr espèces. — Le 20, elle a reçu de B 1 150 fr. en effets à échéances diverses, 500 fr. espèces et consenti 50 fr. de rabais ou d’escompte. — Ces opérations s’inscriront au journal à peu près dans la forme suivante :
Du 5 janvier 18.. •
Doit B, de fr. 1500 pour n/ facture de ce jour.. j 5qq „
Avoir D, de fr. 10000, pour sa facture du..., n®. . 10 000 «
Doit D, de ..., fr. 10 000, savoir :
Remise des effets n® fr. 8 000 ...
Espèces 2 000
Du 20 id. lit I
.Avoir B, de ..., fr. 1 500, savoir :
Remise des effets n® 1 150 I
Espèces 300 > 1 500 »
Rabais et escompte 50 I
La forme dans laquelle chaque article doit être report au grand-livre se trouve indiquée par le journal: ceux qui sont précédés du mot doit vont s’inscrire au débit du compte auquel ils se rapportent, et ceux qui sont précédés du mot avoir ^ à son crédit.
On remarquera sans doute que, dans cette tenue des livres et