‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 12 sur 72 · PARUE SIMPLE · texte numérisé non relu

PARUE SIMPLE

dans toute autre, chaque opération est considérée isolément en quelque sorte; que celui qui paye ce qu’il doit est considéré comme créancier de la somme payée, comme de l’escompte ou rabais qui lui a été accordé, bien qu’il ne soit pas créancier dans le sens vulgaire de ce mot. Mais comme tout compte est une compensation de dettes et de créances et est établi sur ce principe que toute dette doit être payée, il n’y a pas de manière plus simple de constater les faits que de considérer comme dettes les sommes reçues par le titulaire du compte à quelque titre que ce soit et comme créances les valeurs fournies par lui à quelque titre que ce soit.

. Lorsqu’on veut faire inventaire pour reconnaître la situation de la maison, le relevé des comptes inscrits au grand-livre donne bien l’état général de ses dettes et de ses créances, ce qui suffit pour satisfaire un grand nombre de personnes.

Il faut cependant observer que cette manière de tenir les livres ne fournit qu’un des éléments de la situation de la maison. Elle ne constate ni le point de départ des opérations, ni les transformations de capitaux, ni le détail des frais généraux, des profits et des pertes. Elle ne rend compte par conséquent ni des ventes, ni des achats au comptant, ni de la somme d’espèces ou de marchandises que la maison possède, ni des prélèvements et payements de toute sorte qui peuvent être faits pour frais généraux ou à tout antre titre. Il est vrai qu’à l’inventaire, le livre de caisse, le livre d’efiêts et le livre de magasin peuvent indiquer la somme des existences en effets, espèces et marchandises ; mais les données inscrites sur ces livres n’ont point de contrôle : elles ne sont pas liées entre elles par un système d’écritures qui permette des vérifications, de telle sorte que les erreurs, toujours possibles, ne peuvent être découvertes que par hasard, tardivement ou jamais.

La tenue des livres eu partie simple ne peut donner au chef de la maison aucun renseignement utile à la conduite générale de ses aflaires. Elle ne lui présente que des recueils de notes où il peut trouver la situation du compte de chacune des personnes avec lesquelles il e.st en relation d’affaires, et, en fin d’exercice, quelques moyens de reconnaître approximativement le résultat que présente l’ensemble des opérations faites. Eu cours d’exercice, il ne peut demander aucun conseil à ses livres et à l’inven-

taire, il n’est jamais assuré que de grosses erreurs n'ont pas été commises et que son bilan est bien exact.

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