‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 15 sur 72 · RÉGLÜRE ET RÉDACTION DES LIVRES. S · texte numérisé non relu

RÉGLÜRE ET RÉDACTION DES LIVRES. S

qu’un moyen de contrôle et de vérification des écritures portées aux livres auxiliaires.

La rédaction des articles d’un journal en partie double est concise et se distingue par une invariable uniformité. Elle commence par l’indication du compte débiteur, et, sous-entendant le mot doit, inscrit la préposition à, suivie de l’indication du compte créditeur : puis vient la mention de l’opération, et enfin le chiffre auquel elle s’élève. Ainsi la mention d’une vente au comptant de 1000 fr., qui constate la transformation de 1 000 fr. de marchandises en espèces, sera inscrite dans la forme suivante.

« Caisse à Marchandises, vente au comptant, 1 000 fr. »

Lorsqu’il n’y a qu’un débiteur et plusieurs créanciers, on commence ordinairement par le compte unique et l’on écrit : « Tel Compte aux Suivants, » s’il est débiteur ; « Les Suivants à tel, » s’il est créancier. Ensuite vient l’énumération des autres comptes et l’indication de la somme qui est due à chacun d eux ou que doit chacun d’eux. — Quand le compte unique est créancier, h formule: « Les Suivants à tel «laisse la première place aux débiteurs.

Les teneurs de livres qui n’admettent par jour qu un seul article débiteur et qu’un seul article créancier pour chaque compte, commencent invariablement leur rédaction par les mots : « Les Suivants aux Suivants, savoir : » ; puis vient 1 énumération des comptes débiteurs avec indication de la somme due par chacun d’eux, après quoi le total de toutes ces sommes est inscrit dans la première colonne de Caisse. Ensuite vient 1 énumération des comptes créanciers et l’énoncé de la somme due par chacun d eux ; le total de ces sommes, nécessairement égal à celui des sommes dues, est inscrit à la seconde colonne de Caisse. Si 1 on additionne à la fin de la page les sommes du débit inscrites à la première colonne de Caisse et les sommes du crédit inscrites à la seconde , les totaux des deux additions doivent donner la môme somme. Si ces additions sont reportées d’une page à la suivante jusqu’à la fin de l’exercice, elles doivent donner deux totaux égaux l’un à l’autre, égaux aussi au total des sommes inscrites au grand-livre, tant au débit qu’au crédit de tous les comptes.

Au grand-livre, les comptes, quels qu’ils soient, étant considérés comme des personnes, sont désignés par leur nom inscrit

§ 2. — HÉGLLRE ET nÉDACTlON DES UVREi'.

Le journal en partie double est tenu par pages, avec une ou deux colonnes de référence à gauche et deux colonnes de Caisse à l’encre à l’extrémité droite de la page. Les dates sont inscrites au milieu de la page, et les articles séparés par des lignes à l’encre, comme dans le journal en partie simple.

Comme chaque article occupe au moins deux lignes du journal, une colonne de référence suffit pour indiquer les pages du grandlivre où cet article se trouve rapporté; le premier chiffre, indiquant la page où se trouve le compte débiteur, est placé sur la première ligue ; on inscrit sur la seconde le chiffre qui indique la page où figure le compte créditeur. La seconde colonne de référence est destinée à recevoir le chiffre indiquant la page de la main courante ou du livre de factures où l’on peut retrouver, au besoin, les détails de l’article. — Dans la plupart des maisons, en effet, les totaux sont seuls inscrits au journal et au grandlivre; le détail de chaque opération est porté à la main courante, ou, s’il s’agit de factures ou bordereaux, au livre spécial affecté aux bordereaux ou factures.

Le journal étant un résumé, il est admis en coutume qu’il totalise en un seul article, autant que faire se peut, toutes les opérations qui constituent un même compte débiteur, comme aussi toutes celles qui constituent un même compte créditeur. Ainsi, chez un marchand au détail, vingt, cinquante, cent ventes au comptant, faites en un jour, seront totalisées et la Caisse sera débitée de leur somme en un seul chiffre, et vingt achats au comptant, totalisés de la même manière, donneraient lieu à l’inscription de leur somme au crédit de la Caisse. — Quelques teneurs de livres, et surtout ceux des grandes administrations, n'inscrivent jamais par jour plus d’un article débiteur et plus d’un article créditeur pour le même compte.

11 y a des maisons où les opérations sont peu nombreuses ou très-détaillées, qui résument, pour chaque compte, en un seul article créditeur ou en un seul article débiteur, toutes les opérations d’une semaine, d une quinzaine ou d’un mois. La rédaction du journal n’est, pour elles comme pour les grandes administrations,

a.i milieu de la ligne entre les colonnes verticales du débit et du C’édil, en grosses lettres et souvent d’une écriture autre que celle du corps des articles. Un même compte n’a ordinairement par jour qu’un seul article tant au crédit qu’au débit. La rédaction e>t uniforme : au débit, on inscrit : « tel compte » ou « A plus eurs comptes, » et on sous-entend doit; au crédit, ou écrit : (( Par tel compte » ou « Par plusieurs comptes, » et on sous ent ;nd avoir. — Deux colonnes de référence, placées à gauche de la colonne de Caisse, sont destinées, l’une à l’inscription de la page du journal d’où l’article est tiré, l’autre à l’inscription delà page du grand-livre où se trouve le compte créditeur s’il s’agit d’un article de débit, et le compte débiteur s’il s’agit d’un aiticle de crédit. Ces colonnes sont inutiles à ceux qui n’admettent pour diaque compte qu’un seul article par jour au journal, tant au crédit qu’au débit.

Reste à reconnaître quel compte doit être débité et quel compte doit être crédité à la suite d’une opération donnée. Les comptables s 3 dirigent à cet égard par une règle simple, invariable et sans exception, qui est la loi de la partie double :

« Qîii reçoit, doit; qui foimiit ou paye, a. »

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