LIVRE DES INVENTAIRES
second n’avait pas d’autre fin que d’aimuler les écritures du premier. On les a donc supprimés, et, renvoyant au livre auxiliaire spécial tout le détail de l’inventaire, on n’a plus mentionné les soldes au journal, qui a été continué sans autre interruption qu’une raie à l’encre et un total qui ferme les opérations de
l’exercice.
Au grand-livre , on solde les comptes, sans inscrire aucune date, dans la forme indiquée à la fin du volume ; puis, en rouvrant les écritures, on reporte, avant toutes opérations nouvelles, au débit les soldes débiteurs, et au crédit les soldes créditeurs. Ensuite on écrit les opérations, à mesure qu’elles ont lieu, en la forme ordinaire.
8° Livre des inventaires. — Les inventaires sont inscrits sur un livre spécial dont la tenue est formellement prescrite pai* le code de commerce.
L’inventaire comprend ; 1° une énumération détaillée des marcliaiidises qui existent au pouvoir de la maison de commerce, accompagnée d’une évaluation de chaque article; 2“ une énumération détaillée des effets en portefeuille; 5» une énumération détaillée des effets à payer ; 4® une énumération détaillée des créances actives et passives.
L’évaluation des divers articles de marchandises est inscrite dans une colonne de Caisse placée à l’extrémité de h page à droite et le total de ces évaluations doit être le solde du compté Marchandises. — De meme, l’énumération des effets à recevoir, inscrite dans la même forme, doit donner le solde du compte Portefeuille et l’énumération des effets à payer doit donner le solde du compte Effets à payer.
L’inventaire transcrit sur le livre spécial est daté et signé par le chef de maison.
Le bilan est le résumé de l’inventaire, l’inventaire n’étant en quelque sorte que le bilan détaillé et accompagné d’une indication des pièces justificatives.
Lorsque les livres d’une maison de commerce sont tenus en partie simple, le bilan ne présente qu’un état des créances actives et passives. Les existences doivent être constatées par des relevés effectifs et directs qui ne trouvent dans la comptabilité générale aucune vérification .
bO TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE DE CüMPTARILITÉ.
Maintenant que nous avons indiqué comment on arrête les éciitures ou ferme les comptes à l’inventaire et comment on reprend les écritures ou rouvre les comptes après inventaire, nous avons, à proprement parler, exposé les principes généraux de la tenue des livres. En effet, quelle que soit la forme que l’on donne aux écritures, les principes que nous venons d’indiquer restent stables et ne sont modifiés en rien. Celui qui les possède à fond peut comprendre et établir sans peine une tenue do livres, quelque compliquée qu’elle soit. Il n’en est pas moins utile de parler des modifications que la pratique fait subir fré(}uemment à la forme des comptes qui nous ont servi d’exemple, de ce que l’on pourrait appeler la « manière de se servir de la méthode des parties doubles ».