‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 28 sur 72 · IXTRODÜCTIOX DE NOUVEAUX COMPTES · texte numérisé non relu

IXTRODÜCTIOX DE NOUVEAUX COMPTES

1“ Subdivision des comptes généraux. — On peut, si on le juge nécessaire, subdiviser les six comptes généraux. Indiquons quelques-unes des subdivisions les plus habituelles en continuant de prendre pour exemple les livres de la maison K.

On ouvre fréquemment, à côté du compte Capital, un second compte appelé ileserre, ou de tout autre ïiom, auquel on attribue tout ou partie des bénétices nets réalisés qui demeurent dans l’entreprise et auijucl on demande, si on le juge nécessaire, de quoi couvrir des pertes extraordinaires ou compléter des prélèvements insuffisants. Ce compte n’est qu’une subdivision de celui qui est ouvert à Capital; car, si on ne l’ouvrait pas, ce serait à Capital que l’on attribuerait les bénéfices qui resteraient dans l’entreprise. — D’ailleurs, comme le compte Capital, le compte de Déserve, là où il existe, ne subit de modification qu’au moment des inventaires.

Supposons qu’en reprenant ses écritures, au 1®‘‘ février, K veuille ouvrir un compte Réserve et lui attribuer le solde de Profits et Pertes, il écrira :

Pbofits et Pertes à Réserve, fr. 556,55, Solde du dernier inventaire '. . .

INTRODECTION DE NOUVE.AUX COMPTES.

Le compte de Marchandises se subdivi.se chaque fois que le chef de maison veut connaître le résultat que lui donnent ses opérations sur ou telle ou telle espèce de marchandises. Dans notre exemple, nous trouvons confondus, sous le nom commun de marchandises, un immeuble, des rentes et des marchandises diverses que nous n’avons pas spécifiées ; ce seront des soieries, des cotonnades, des lainages, etc., chez un marchand de nouveautés; des vins, des esprits, des eaux-de-vie, chez un marchand de liquides; des fontes, des fers, du plomb ou du cuivre en saumons, etc., chez un marchand de métaux, et de même dans d’autres branches de commerce. Supposons que K veuille savoir ce que lui coûte et ce que lui rapporte son immeuble, ce que lui coûtent et ce que lui rapportent ses rentes f) ®/o> ce qu’il dépense et ce qu’il reçoit pour ses opérations sur les fontes moulées et sur les métaux divers, dans le cas où il fait le commerce des métaux. 11 ouvrira un compte à l’immeuble, un autre aux rentes, un autre aux fontes moulées. Ce seront autant de subdivisions du compte Marchandises.

On comprend que K pourrait de même, s’il le jugeait convenable, ouvrir un compte aux fers, un aux cuivres, un aux fontes brutes, etc. Ce ne seraient jamais que des subdivisions du compte

Marchandises. . ^

Partant de la supposition que nous venons d indiquer, K écrira .

Les Suivants à Marchandises, fr. 62 000, savoir .

Rentes, 2 000 fr. de renie 5 p. ”/o à 69 . . . . 46 000 |

Immeuble, terrain rue ... n® 9 000 | 62 000 »

Le compte Caisse se subdivise fréquemment en banque, au moins dans les livres auxiliaires, là où on a plusieurs caisses chargées de recevoir ou de payer certaines créances actives et passives, là où on distingue les recettes et payements en billets des lecettes et payements en espèces, etc. Une subdivision plus généralement employée est celle qui introduit unePetile Caisse chargée depouivoir aux menues dépenses, que l’on passe en seul article à la fin du mois au débit de Profits et pertes. Cette Petite Caisse est débitée des sommes que fournit à celui qui en est chargé la Caisse principale.

Le plus souvent, le compte de la Petite Caisse ne figure pas à la comptabilité générale; le caissier en tient note et porte les dépenses de la Petite Caisse à la fin du mois. Mais quelquefois on

préfère, pour plus de correction, faire figurer ce compte au journal .

Le compte Portefeuille est fréquemment subdivisé chez les banquiers. Ils ont, par exemple, un portefeuille de Paris, un portefeuille des départements et un portefeuille de l’étranger.

Le compte Effets à payer se subdivise fréquemment aussi chez les banquiers, lorsqu’ils émettent, soit des billets à vue, soit des

billets payables à un certain nombre de jours de vue, soit des obligations, etc.

Le compte Profits et Pertes est également susceptible de subdivisions nombreuses, et il en est une que l’on peut recommander aux entrepreneurs d’industrie : c’est celle des frais généraux de leur entreprise, chose très-distincte en réalité des pertes proprement dites. En effet, les frais généraux sont des pertes consenties et prévues, tandis que les pertes proprement dites sont involontaires et imprévues.

Entre les frais généraux, il convient toujours de compter le salaire du chef de la maison et l’intérêt qui lui est dû pour les capitaux qu il y a engagés. Mais comme c’est un point qu’il conviendra de traiter longuement, lorsque nous nous occuperons de la recherche du prix de revient, il suffit de l’indiquer ici en passant, sans distraire autrement l’attention du lecteur.

Dans les maisons où l’on tient à savoir ce que produisent les commissions, ou les escomptes, ou toute autre branche de profits, on ouvre un compte spécial à cette branche. — Tous ces comptes,

quel que soit leur nombre, sont autant de subdivisions de Profils et Pertes.

Il importe au praticien de bien comprendre auquel des six comptes généraux se rapporte un compte subdivisionnairc, afin de pouvoir sans difficulté le solder en procédant à l’inventaire. Habituellement, les subdivisions du compte Marchandises sont traitées comme ce compte et soldées par Profits et Pertes après évaluation des existences. Mais comme il reste à chacun de ces comptes un solde d’existences effectives, ils figurent à la feuille d’inventaire et au bilan. Il en est de même, et pour le même motif, des

Page 1