‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 52 sur 72 · T, DE SAINT-PÉ · texte numérisé non relu

T, DE SAINT-PÉ

à Portefeuille, r/ de 50 0<

roubles à / CO

à Caisse, ports de 1/ etc, .

à Profils et Inertes, p' solde

Juillet

Juillet .

Acb/R 1 500 à 55.. .

par Porfefeuille, 90 000 m/ b®® à 186. .......

C®“* et frais

par Caisse , m/ t/ de r.

Le compte de T, de Saint-Pétersbourg, est tenu en la forme ordinaire, parce que, non-seulement T opère toujours avec la même monnaie, mais parce que toutes les opérations qu’il fait donnent lieu à une entrée effective ou à une sortie de valeurs. 11 n’aura, tant au journal qu’au grand-livre, qu’un compte intitulé: « A, sou compte, ») qui sera crédité des roubles que les opérations feront entrer et débité de ceux que ces mêmes opérations feront sortir, c’est-à-dire qu’il sera crédité des sommes dont le compte ï, mon compte, que nous venons d’établir, se trouve débité dans les colonnes intérieures du gi and-livre et débité des articles dont nous l’avons crédité dans ces mêmes colonnes.

11 n’est pas nécessaire que l’on opère sur deux monnaies différentes pour qu’il convienne au banquier commettant de tenir le compte de ses opérations chez ses correspondants de la manière que nous venons d’indiquer.

Supposez que A s’adresse à R, banquier à Bruxelles, et le charge de vendre pour son compte 4 500 fr. de rente 4 1/2 belge dont il lui envoie les titres. 11 ouvrira un compte intitulé « R, de Bruxelles, mon compte » et le débitera dans la forme ordinaire des 4 500 de rente au prix coûtant, soit 98 fr. Voilà R, mon compte, débité de 98 000 fr. Cinq jours après, 2 500 fr. de rente vendus par R à 99 produisent 55 000 fr. 11 n’y a pas lieu de débiter à nouveau R, qui, en définitive n’a fait qu’une réalisation, et si l’on veut que, sans ouvrir un autre compte, il reste trace aux livres de cette opération, on débitera R, mon compte, par un article borgne au journal et par une inscription au grand-livre a la colonne intérieure de fr. 55 000. De même, si avec celte somme R achète à 25 10 des lettres sur Londres pour 2 000 livres sterling et ne les remet pas, on ne peut tenir note de cette opération que par un article borgne au journal, transcrit à la colonne intérieure du grand-livre, créditant R, mon compte de 50 200 fr. De même enlin si, après avoir -vendu ces 2 000 livres sterling à 25 15, R pouvait acheter pour 29 850 fr. des lettres sur Paris jusqu’à concurrence de 30 000 fr., il faudrait le débiter par un article borgne de 50 300 fr., puis le créditer en la forme ordinaire de 30 000 fr. et à la colonne intérieure de 29 850 fr. En un mot, ce compte serait tenu de la même manière que s’il s’agissait de monnaies différentes.

COMPTES EN COMMISSION

Nous allons inscrire en forme les opérations que nous venons d’indiquer. Mais nous devons auparavant appeler l’attention du lecteur sur un cas, rare il est vrai, mais nullement impossible, celui où le commettant voudrait arrêter les opérations et en calculer le résultat avant que la totalité des valeurs en^oyées pai lui

à son commissionnaire eût été réalisée. ^ ^ ,

Ainsi nous supposerons qu’on ait passé écriture chez A des ope rations chez R que nous venons d indiquer, telles qu on les trouvera au journal ci-après et qu’au point où nous sommes ariives,

A veuille arrêter le compte. H relèvera d’abord les frais et commissions de R, que nous évaluerons, si 1 on veut, à 300 Ir. et les portera, par un article borgne, au crédit de la commission, a^ec les achats et déboursés faits par elle. Les frais de Paris, tels que ports de lettres, ordres télégraphiques, etc., que nous évaluerons à 15 fr., ont été déboursés par la caisse et doivent, par conséquent, figurer au débit de R, mon compte, en la forme ordinaire.

En cet état, comment connaître par le compte le résultat des opérations? Ces opérations ont coûté: 1 Mes sommes fournies par A, figurant à la colonne extérieure du débit ; 2“ les sommes fournies par R, figurant à la colonne intérieure du crédit, soit en tout fr. 1 78 365. Ces opérations ont fourni : 1" les sommes reçues par A, inscrites à la colonne extérieure du crédit ; 2® les sommes reçues par R, inscrites à la colonne intérieure du débit ; en tout fr. 135 300. La différence entre les sommes reçues et les sommes fournies s’élève donc à 43 065, que les opérations à commission semblent avoir perdu.

Mais ici il faut se rappeler qu’il reste en existence 2 000 Ir. de rente 4 1/2 évaluée à 98, soit à fr. 4o 555,55. Pour faiie le compte, il faut donc porter celte somme comme si elle eût éie reçue. Alors la balance des opérations est fr. 490,55 de bénéfice, que l’on passe par Profits et Pertes en la forme ordinaire. En cet état, le compte se trouve établi comme on le verra au journal et au grand-livre qui suivent :

JOURNAL

mai.

R, mj c'* à Fonds püblics, Remise de 4 500 fr. 4 1/2 belge à 98 fr. .

R, m/ c*® dcbiteuï • fr. à 99 fr. . . ,

R, m/ c'« créditem )00 l. à 25 10, fr.

c‘® déhiteut

Portefeuille à Remise de R, effets n®®.

à Fonds piibl/

V/ 2 500 fr. r/ à 99

à Caisse

Pour ordre 2 000 ft

à Profits et port/. . . .

Solde ancien

Lorsque, ainsi qu il arrive trequemment, le commettant dé signe à sou commissionnaire une ou plusieurs opérations à fair et lui demande remise du produit exact de ces opérations, on di que son ordre a pour objet des opérations « par appoints » ou pa « solde de net produit. » C’est ce (jui a lieu quand les opération sont faites pour compte d’autrui par le commettant, et qu’il doit par conséquent, en faire connaître le résultat.

Ces articles ne donnent lieu à aucunes écritures spéciales.

COMPTES EN COMMISSION

, 15 id. — —

R, Mon compte, créditeur, Frais de Bruxelles, fr

Id. id.

R, Mon comité, à Caisse, Frais de Paris

Id. id.

R, Mon compte, débiteur,

2 000 fr. de rente passés pour ordre, fr. .

Id. id.

R, Mon compte, à Profits et pertes.

Bénéfices des opérations, fr. . . . . .

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