‹ Traité élémentaire de comptabilité [microform]Chapitre 8 sur 72 · SOMMES SORTIES · texte numérisé non relu

SOMMES SORTIES

Moi-m.

Pierre.

Orléans.

Août 18..

Thomas.

Juin 18..

Paul.

Paris.

Sept.

Caisse.

Sept.

Joseph.

Jacques,

Toulouse

Juin.

Thomas.

Juin.

Ht

Moi-in.

Charles.

Le Mans.

Août.

de non-payement des effets. Toutefois ce livre est fréquemment négligé.

11 en est de même du livre des effets à payer, sur lequel on

COimCELLE-SENEÜlL.

analyse les billets souscrits par la maison et les lettres de change acceptées par elle. Il est paginé et réglé sur sept colonnes, dont la première reçoit le numéro d’ordre, la seconde la date de la souscription ou de l’acceptation, la troisième indique la nature de l’effet, la quatrième le nom du bénéficiaire, la cinquième l’échéance, la sixième la somme, et la septième le payement.

On néglige moins fréquemment le carnet d’ échéances passives ou d’effets à payer. Ce livre est tenu comme le carnet d’échéances actives. 11 est destiné à rappeler à la maison de commerce qui l’emploie les payements qu’elle doit faire dans tel mois, telle quinzaine, telle semaine et tel jour.

Tels sont les livres, assez nombreux, que les praticiens emploient pour constater les mouvements des engagements actifs et passifs de la maison, par effets de commerce.

Les existences et mouvements d’espèces monnayées sont constatés sur un livre appelé livre de caisse. C’est habituellement un registre de petite ou de moyenne dimension, folioté, réglé sur chaque page par une colonne de dates à gauche et par une colonne de sommes à l’extrémité droite ; l’espace blanc compris entre ces deux colonnes est affecté à l’indication de la provenance des sommes reçues et de la destination des sommes payées. Toutes les sommes reçues sont inscrites les unes à la suite des autres sur le demi-folio ou page de gauche et toutes les sommes payées sur le demi-folio ou page de droite.

Lorsqu’on veut connaître exactement la somme qui doit rester en caisse, on totalise, d’une part, les sommes reçues, d’autre part, les sommes payées, puis on relève la différence des deux totaux qui indique la somme restant en caisse. Si, après véiifiealion, la somme que l’on possède n’est pas égale à la diflérence, il y a une erreur qu’il faut rechercher et corriger. Rélever le total des sommes entrées, le total des sommes sorties, puis la différence ou solde des deux totaux et vérifier si la somme existant en caisse est égale à ce solde, c’est ce qu’on appelle faire la caisse. — Cette opération est effectuée tous les jours dans les maisons de banque et chez les commerçants qui ont un mouvement d’espèces considérable, et moins fréquemment, chaque semaine par exemple, dans les autres maisons.

Supposons que le ol mai, la maison de commerce donrnous

tenons les livres, ayant en caisse 1 450 fr., ait fait cinq ventes au comptant' de l’importance respective de francs 120, 70, 115‘^%50,65, 90^%75; quelle ait fait recouvrer en deux factures fr. 550 et 460^S25; en un billet, i 500 fr ., en une lettre de change 1 700 fr. Supposons que, le même jour, elle a payé une acceptation de 1 500 fr. et 4 000 fr. à ses employés. Son livre de caisse constatera ces opérations de la manière suivante :

1 Mai.

|.Inin

En caisse

Vendu comptant. .

Id. > a • • •

Facture A

Vendu comptant. .

Facture B

Vendu comptant, .

Encaissé la 1/ n®. .

Vendu comptant. .

Encaissé le b/ n®. .

En caisse

Mai.

Payé II/ acc/ n° . .

A 11/ empl. s/ reçus.

Solde

Les maisons qui ont plusieurs caisses ont autant de caissiers et autant de livres. Elles font la caisse tous les jours et la somme des soldes inscrits sur les divers livres montre la somme d especes

dont la maison dispose à la fin de la journée.

Les existences et mouvements de matières et de marchandises sont constatés par des livres de magasin, pour la tenue desquels chaque maison, pour ainsi dire, a sa méthode. La meilleure, a notre avis, consiste à diviser le livre de magasin en autant de tomes ou de livrets qu’il y a d’espèces de matières ou de marchandises dont on veuille constater les mouvements d eiitree et de sortie et à les tenir comme des livres de caisse. Ces hvrets seraient donc foliotés; la page gauche serait employée a 1 inscription des entrées et la page droite à l’inscription des sorties.

Ainsi un marchand de métaux aura reçu le l«Mum 100 saumons de cuivre pesant 5000 kilogrammes, et le i juin 000 saumons pesant 51 000 kilogrammes. 11 aura vendu et expédié le 5 juin 400 saumons pesant ensemble 20 500 kilogr. Ces opéra-

lions pourront être annotées sur le livre de magasin et il sera facile d en relever le résultat, lorscpi’on le désirera, dans la forme suivante :

Juin.

jer

Cuivre. . . .

Juin.

Cuivre. . . .

Solde

le

Existences.. .

On peut aussi tenir le livre de magasin sur une seule page, en ayant soin de laisser des colonnes de cpiantitéspour les entrées et d autres colonnes pour les sorties, dans la forme suivante :

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