II. Calyptraciens
GENRES
( Pleurotome.
Rostellaire.
Fuseau.
Î Pyrulc.
Fasciolairc.
Turbinelle.
r Colombcllc.
J Triton.
1 Ranelle.
'• Rocher.
/ Ccritc.
) Mélanopsidc | Planaxc.
t Alêne.
/ Vis.
| Eburne.
( Bnceiu.
| Harpe.
I Tonne.
| Cassidaire.
/ Casque.
) Ricinule / Cancellaire.
\ Pourpre.
Concholcpas.
( Strombe 1 Conc.
! Ta r ri ère.
Olive.
Aucillaire.
Mitre.
Volute.
Marginelic.
Péribolc.
Porcelaine.
Ovule.
, Cadran.
( Toupie.
Sabot.
Pleurotomaire.
Daupbinulc.
Turritcllc.
Proto.
Scalaire.
Vermet.
Siliquaire.
Magile.
Valvée.
Cyelostome.
Paludinc.
Mélanie.
Rissoaire.
Phasianellc.
Ampullaire.
Hélicinc.
Pleuroccrc.
Natice.
Ncrite.
Navicelle.
Janthine.
Limnée.
Physe.
Planorbe.
Piétin.
Aurioulo.
Pyramidcllc.
Àmbrette.
Rulime.
Agatbinc.
Clausilie , Tomogèr Maillot, Hélice.
Vitrine.
Testacelle.
Parmacelle.
Limaeclle.
Limace.
Oncbidie.
Coriocelle.
Sigarct.
Cryptostomc.
Oxynoé.
Storaa telle.
Vélntine.
Berlhclle.
Pleurobranche.
Pleurobrancbidic.
Aplysie.
Dolabelle.
Bursatellc.
Notarehc.
F.lysie.
Ombrelle.
Siphonaire.
Tylodinc.
Bulle.
Bcllérophe.
Bullée.
Lobaire.
Sormct.
Gastéroptère.
Atlas.
i Hyalc.
Cléodore.
Cymbulic.
Pyrgo.
C Clio.
{ Pneumodermc.
Phylliroé.
Glaucus.
Laniogère.
Tergipède.
Cavoline.
Eolide.
Scyllcc.
Tritonic.
Théthys.
Doris.
Ouchidorc.
Péronie.
) Phyllidic.
I Linguellc- \ Firolc.
) Carinairc.
Atlante.
Spiratclle.
Argonatilc.
Dentale,
Patelle.
Fissurollc.
Kmarginnle.
Parmopbore.
Hüliotidc.
Ancÿlo.
Crépidulo.
Calyptrée.
Cabochon.
llipponyce
HISTOIRE DE LA CONCHYLIOLOGIE
logie, on trouve clans celui-ci une amélioration incontestable clans la classification de ces animaux. Nous avons vu que M. de Blainville partage le type des Mollusques en trois grandes divisions: la première, pour les Céphalophores ou Céphalopodes que nous venons (Terminer; celle-ci a reçu le nom de Paracéplialophores. Elle correspond d’une manière assez complète aux Gastéropodes et Ptéropodes de Cuvier , et elle comprend tous les Mollusques de Lamàrok moins les Céphalopodes.
Les divisions primordiales de cette deuxième classe sont établies par M. de Blainville sur des caractères auxquels les auteurs n’avaient pas donné autant d’importance. Us sont en effet tirés de la disposition des organes de la génération, et sons ce rapport les Mollusques peuvent être divisés en trois groupes principaux. Ces trois groupes constituent pour M. de Blainville trois sous-classes. Dans la première sont les Mollusques dioïques , c’est-à-dire dans lesquels chaque individu a son sexe; clans la seconde sont les Mollusques monoïcjues , ayant dans chaque individu les deux sexes réunis; enfin dans la troisième, qui est la moins nombreuse, sont rangés les Mollusques hermaphrodites. Ces divers groupes sont, comme l’on voit, nettement circonscrits, et il n’appartient qu’à l’observation anatomique de faire passer d’un groupe à l’autre ceux des animaux dont, l’organisation n’est pas entièrement connue.
Cette disposition méthodique est préférable à toutes celles qui existent déjà; elle est en effet beaucoup plus rationnelle. Nous voyons clans toutes les méthodes, les Céphalopodes précédés ou suivis de Mollusques très inférieurs à eux relativement aux organes de la génération. Les Céphalopodes étant dioïques, il est naturel d’en rapprocher ceux des Mollusques qui le sont aussi, et l’on n’arrive à i’herma-
INTRODUCTION
phrodisme complet qu’en passant par la classe réellement intermédiaire des Mollusques monoïques.
Dans les divisions d’un ordre inférieur à celles-ci, M. de Blainville s’est utilement servi de la symétrie ou de la nonsymétrie des organes de; la respiration. Ces organes ont le double avantage d’avoir dans l’organisation une fort grande importance et de manifester au dehors ses principales modifications. La coquille des Mollusques, comme M. de Blainville l’a très bien aperçu le premier, peut être considérée en quelque sorte comme une dépendance des organes de la respiration. Si elle est rudimentaire, elle est toujours placée de manière à les protéger. Lorsqu’elle est plus grande, elle devient symétrique , lorsque les organes de la respiration le sont aussi: elle se contourne en spire à droite ou à gauche, selon que ces mêmes organes occupent le côté droit ou le côté gauche du corps. D’un autre côté les organes de la respiration sont presque toujours très appareils et par conséquent faciles à étudier et à comparer. Cette facilité d’observation est entrée sans doute pour beaucoup dans le choix qui en a été fait par les zoologistes, pour l’établissement des ordres et des familles, cardans l’ordre d’importance, les organes delà digestion devraient être employés de préférence,, puisque dans les classes inférieures ceux de la respiration ont complètement disparu long-temps avant les organes de la digestion. Il faut ajouter que si ces derniers n’ont pas ' été employés d’une manière générale, cela tient à l’insuffisance des observations qui nous laissent dans l’ignorance à l’égard de ces organes dans le plus grand nombre des Mollusques. Plus tard , lorsque les auatomistes auront fait connaître d’une manière complète l’organisation d’une grande quantité de Mollusques, on pourra tirer quelques principes généraux, au moyen desquelsune classification naturelle et rationnelleà-
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la-fois pourra être établie pour les animaux qui nous occupent.
Les zoologistes qui ont traité des animaux vertébrés, ont bien senti que les organes de la digestion dominant en quelque sorte toute l’organisation, constituaient, si on peut le dire, l’animal tout entier. On sait en effet que le système des organes disgestifs, entraîne dans ses modifications presque tous les autres systèmes d’organes; de sorte qu’une de ces modifications étant connue , on peut a priori en conclure les autres. Il nous semble qu’il doit en être de même pour les Mollusques; aussi nous sommes entraînés vers cette conviction que rien ne serait plus utile à la zoologie générale que l’étude bien faite des organes de la digestion dans le plus grand nombre possible de Mollusques. Puisque les observations sur les organes de la digestion sont insuffisantes, M. de Blainville a agi très rationnellement en saisissant les diverses modifications des organes de la respiration pour circonscrire ses ordres. Quant aux familles, elles sont caractérisées d’après l’ensemble de l’organisation ; et si l’on remarque quelques erreurs dans plusieurs d’entre elles, cela tient, sans doute, à des observations incomplètes et quelquefois aussi à la prédominance donnée presque arbitrairement à certains caractères.
Dans la première sous-classe, nous trouvons deux ordres, celui des Si phonobranches , contenant les Mollusques dont la coquille est canaliculée ou échancrée à la base, et les Asiphonobranches renfermant ceux dont la coquille a l’ouverture entière. Tous les Sipbonobranches, sans exception , sont dioïques. Les observations nombreuses, rendues faciles parla disposition des organes de la génération, attestent que tous ces Mollusques appartiennent réellement à cette sousclasse. Il existe beaucoup plus de doute relativement à un grand nombre des Mollusques Asiphonobranches. De nom-
breuses dissections n’ayant fait trouver dans la plupart que le sexe femelle, il est à présumer que ces animaux sont hermaphrodites , et cette opinion se fortifie de quelques faits importans que fournissent la manière de vivre de plusieurs genres de ces Mollusques. Les Vermets, les Siliquaires et les Magiles , vivent à la manière des Serpules fixés au corps sous-marin ou isolés dans des masses madréporiques. On voit fréquemment des individus de ces divers genres entièrement isolés : ils se trouvent donc, sous le rapport de la génération, dans l’impossibilité réelle du rapprochement des sexes, et il nous semble que l’on peut conclure de ce fait qu’ils doivent être hermaphrodites, comme le sont tous les Mollusques attachés invariablement' sur le même point du fond de la mer. Si on admettait avec nous que les genres que nous avons cités sont hermaphrodites, ou se trouverait dans la nécessité d’entraîner à leur suite un assez grand nombre de genres qui se lient à ceux-ci par clés nuances presque insensibles. Nous croyons donc que le second ordre des Asiphonobranehes de M. de Blainville devra subir des ehangemens notables à mesure que de nouvelles observations s’ajouteront à celles qui ont été faites depuis la publication du traité de Malacologie.
La seconde sous-classe, celle des Mollusques monoïques, offre des divisions comparables à celles de la première, parce qu’elles sont fondés sur les modifications des mêmes organes. Il était fort difficile d’établir pour ces animaux, qui constituent un des groupes les plus nombreux des Mollusques, des divisions rationnelles et à l’abri de ehangemens ultérieurs. Cette difficulté vient des observations incomplètes aujourd’hui sur plusieurs des types les plus importans ; néanmoins M. de Blainville a consacré pour cette partie des ehangemens appuyés sur des observations dont la
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science lui est entièrement redevable. C’est ainsi que l’ordre des Chismobranches a été mieux placé et mieux caractérisé, que plusieurs familles des Monopleurobranclies ont été placés dans la méthode dans des rapports beaucoup plus naturels ; mais un des changemens les plus importans que M. de Blainville ait fait subir à certains Mollusques , dans leurs rapports, est celui qui est relatif à l’ordre des Pléropodes de Cuvier. Cuvier et les autres anatomistes ont cru que dans ces Mollusques, les organes de la respiration avaient éprouvé une profonde modification et se présentaient sous forme de fines stries très régulières sur les nageoires dont ces animaux sont pourvus. On conçoit facilement qu’en prenant cette idée pour juste, les zoologistes ont dû, par une conséquence naturelle , faire de tous les animaux à nageoiresstriéesun groupe particulier. Avant d’admettre comme fait incontestable que les branchies des Ptéropodes sont en effet réduites à des stries sur les nageoires, il aurait fallu, ce nous semble , rechercher si le système vasculaire dans sa distribution pouvait s’accorder avec cette présomption.
L’observation a démontré que les deux systèmes organiques de la respiration et de la circulation sont intimement liés. On sait de plus que l’organe de la respiration est essentiellement vasculaire, puisqu’il est destiné à modifier dans sa nature le fluide que contient le système vasculaire. Il ne fallait examiner qu’un petit nombre de Ptéropodes pour prouver que le système vasculaire n’a point une prépondérance marquée ni une distribution particulière dans les nageoires de ces animaux. On pouvait donc en conclure, sans faire ultérieurement d’autres recherches anatomiques, que les organes de la respiration ne sont point dans les Ptéropodes ce qu’on l’a supposé. Les observations de M. île Blainville sont venues confirmer le doute que nous venons
INTRODUCTION
d’exposer. Cet habile anatomiste a découvert le véritable organe de la respiration placé profondément dans une cavité particulière, et présentant la forme et la structure des branchies des autres Mollusques. Dès-lors, il faut conclure avec lui qu’il faut détruire la classe des Ptéropodes; que ces animaux sont de vrais Gastéropodes , quant à l’organisation, mais modifiés d’une manière particulière qui les rend propres à uue natation active. Uue fois ceci établi en fait , il a fallu chercher aux anciens Ptéropodes des rapports nouveaux parmi les Gastéropodes. M. de Blainville les a placés en son ordre des Aporobranches et a établi pour eux la famille des Thécosomes; dans l’ordre linéaire, cette famille se trouve à la suite de celle des Acérés et elle est suivie de celle des Gymnosomes contenant les Clios et les Pneumodermes. Avant ce changement important, les anciens Ptéropodes de Perron et Lesueur avaient été démembrés. Cuvier avait jeté les Garinaires à la suite des Patelles dans des rapports si peu naturels , qu’aucun de ses imitateurs ne les ont adoptés. M. de Blainville les rapproche des Atlantes et des Argonautes, dans son ordre assez naturel, des Nucleobranches. Nous verrons plus tard, en traitant des Argonautes en particulier, qu’elle avait d’abord été conçue par Lamarck puis abandonnée par lui.
La troisième, sous-classe, celle des Paracéphalophores hermaphrodites , est réduite «à un très petit uombre de genres. M. de Blainville y établit trois ordres seulement : le premier est destiné au seul genre Dentale, et il porte le nom de Cirrhobranche. C’est pour la première fois que ce genre placé jusqu’alors parmi les Annélides, est introduit dans la classe des Mollusques. L’animal a en effet tous les caractères des Mollusques , mais il en présente aussi qui lui sont si particuliers, qu’il méritait de constituer un grand
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groupe à part , ce que M. de Blaiuville a parfaitement senti; mais ce qui paraîtra singulier de la part d’un observateur aussi habile, c’est qu’il ait fait des Patelles une famille particulière extrêmement éloignée des Oscabrions, parce qu’il suppose que la paroi supérieure du sac cervical, dans l’épaisseur de laquelle on remarque des stries diverses, souvent entrecroisées, est destinée, comme dans les Pulmobranclies , à l’acte de la respiration. M. de Blainville 11’admettant pas que les petits feuillets placés autour du pied soient une branehie décomposée comparable à celle des Phyllides, nous reproduisons ici le raisonnement que nous avons fait à l’égard des Ptéropodes. Si la paroi cervicale est destinée à la respiration, la distribution des vaisseaux doit être conforme à ce but : or, dauscette paroi on n'observe que très difficilement un petit nombre de vaisseaux; 011 peut donc en conclure que cette partie n’est point destinée à la fonction qu’on lui attribue. D’un autre coté, un fait que M. de Blainville n’ignorait pas est relatif à un genre très voisin de celui des Patelles, auquel MM. Quoy et Gaymard, qui l’ont découvert, ont donné le nom de Patelloïde. Dans ce genre, l’animal porte sur le côté droit, au-dessus de la tête, et comme un plumet, une branehie pectinée , et il n’offre -plus autour du pied aucune des lamelles des vraies Patelles; de plus cet animal a une cavité cervicale semblable à celle des Patelles. On peut donc conclure que chez lui la cavité cervicale n’est point respiratrice, et cette conclusion se tire a posteriori . pour les Patelles. Nous avons eu occasion, à plusieurs reprises, de discuter l’opinion des zoologistes relative aux Oscabrions ; nous n’y reviendrons pas en ce moment , parce qu’on retrouvera à l’article concernant ce genre un résumé des diverses opinions qui ont été émises à son sujet.
INTRODUCTION
Une autre famille que nous trouvons dans l’ordre des Scutibranches et qui mérite de nous arrêter un instant, est celle à laquelle M. de Blainville a donné le nom d’Otidés. Cette famille rassemble les deux genres Haliotide et Ancyle. Ces genres, nous croyons, ne sont pas dans leur ordre naturel; lorsque l’on vient à comparer la grande série des Turbos et des Haliotides , on reconnaît bientôt qu’il existe entre ces genres beaucoup plus de rapports qu’on ne le suppose ordinairement. Ces rapports s’établissent à l’aide des genres Stomates et Stomatelles, dans lesquels sont placées les coquilles qui ne sont point tout-à-fait des Haliotides ni toul-à-fait des Turbos, mais qui sont évidemment intermédiaire entre les deux genres. Si on suit dans les animaux les mêmes observations que dans les coquilles, on trouve une analogie non moins bien fondée, et les animaux des genres intermédiaires sont dans le même cas que leurs coquilles. Il nous semble résulter de ce fait: ou bien les Halioüdes sont de véritables Mollusques hermaphrodites , et, dans ce cas, par analogie les Turbos doivent les suivre, ou bien les Turbos sont des Mollusques dioïques, et, par la même analogie, les Haliotides doivent se placer à côté d’eux. L’observation répond à ce dilemme: les Haliotides sont vraiment hermaphrodites et nous en avons conclu, par induction contre l’opinion de M. de Blainville et de la plupart des zoologistes, que les Turbos l'étaient aussi selon toutes les probabilités. Quant au rapprochement des Ancyles et des Haliotides, nous ne le croyons fondé sur aucun caractère important. L’animal des Ancyles vivant dans nos eaux douces échappe, pour ainsi dire, à l’observation des anatomistes par sa petitesse, sa mollesse et sa transparence. On ne sait pas encore exactement s’il est pulmoné ou branchifère. Il est dès-lors très difficile de le mettre dans ses vrais
Classe troisième.
ACÉPH ALOPIIOKES.
TABLEAU DES ACEPHALOPHORES.
(i-AGK I 8 5
FAR. MC. DE BI.AINVU.IiE.
A. Coquille symétrique.
Ordre premier.
Pali.iobrancuee.
Ordre second.
RtlDlSTES
GENRES
Lingule,
Térébratule.
Thécidée.
Slropboméne.
Plagiosloine.
Dianchoru.
Podopside.
Orbicule.
Cranie.
Y1I. Camaccs.
A. Coquille irrégulière.
B. Coquille régulière. .
' Ordre troisième.
: LaMELUBRANcuES. .