II. Salpiens
A. Salpiens simples.
B. Salpiens agrégés .
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rapports avec les Mollusques connus, et dans l’incertitude, nous croyons qu’il faut admettre de préférence l’opinion de Lamarek, qui place ce genre dans les pulmonés aquatiques.
Nous bornerons là nos observations sur cette grande classe des Paracéphalophores. Nous aurions pu les étendre davantage , mais alors nous aurions dépassé le but que nous nous sommes proposé , puisque les détails dans lesquels nous aurions pu entrer se trouveront dans les préliminaires de chacun des genres dont nous aurons à traiter dans la suite. ( Voir le tableau Classe 3°, Acéphalophores.)
Tel que l’a conçu M. de Biainville , sa troisième classe des Mollusques, à laquelle il donne le nom d’Acéphalophores, est arrangée à-peu-près dans les idées de Cuvier et modifiée cependant par celles de Lamarek. Nous avons vu que Lamarek, dans sa dernière méthode, avait séparé, à titre de classe dans le règne animal, les Acéphales des autres Mollusques. Nous avons également vu pour quelle raison nous rejetions cette séparation trop profonde , et pourquoi nous avions toujours préféré la division des Mollusques en deux groupes principaux, division rationnelle que nous avons empruntée aux premiers travaux de Lamarek. Lorsque nous avons rendu compte du dernier ouvrage de Lamarek, nous avons exposé les motifs qui ont déterminé ce savant zoologiste à éloigucr les Tuniciers des Mollusques, tout en les comprenant dans le même embranchement des animaux sans vertèbres. Enfin nous rappellerons qu’en rendant compte de la première édition du règne animal de Cuvier , nous avons examiné de nouveau cette question relative aux Tuniciers, ce qui nous dispensera d’y revenir ici. En nous reportant ainsi en arrière sur ce que nous avons déjà dit sur d’autres méthodes, nous pourrons éviter des longueurs
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et des répétitions qui pourraient devenir fatigantes poulie lecteur.
L’arrangement des Acéphalés de M. de Blain ville diffère de celui de Cuvier en ce qu’il y adjoint, comme Lamarck, l’ordre des Palliobranches ou Brachiopodes; il diffère essentiellement de celui de Lamarck , parce qu’il contient l’ordre des Hétérobranches ou Tuniciers. Quant aux divisions générales et secondaires, elles se rapprochent assez de celles établies antérieurement pour n’en paraître que de simples modifications; ceci cependant n’est pas sans quelques exceptions.
Cette troisième classe est divisée eu quatre ordres : le premier, les Palliobranches, en symétriques et non symétriques. Dans la première série nous trouvons le genre Thecidé, qui sert à prouver que le caractère employé par M. de Blainville n’est point naturel ; car dans ce genre curieux, voisin des Térébratules, il existe des espèces régulières et irrégulières, libres et adhérentes. Nous remarquons aussi les trois genres Plagiostome , Dianchoreet Podopside, lesquels, comme nous en avons donné la preuve, ont été faits sur des coquilles altérées, appartenant au genre Spondyle. On peut donc conclure quelles ne sont point symétriques et que par conséquent ce premier groupe de Palliobrauches symétriques doit être entièrement réformé ; quant au second, deux genres seulement s’y trouvent, et ils ont entre eux beaucoup de rapports. Dans l’article Mollusques du Dictionnaire des sciences naturelles , dont le traité de Malacologie est une seconde édition , M. de Blainville avait déjà établi un ordre particulier pour les Uudistes de Lamarck. Cet ordre se composait alors de quatre genres seulement, ce ne fut que plus tard, et sur nos observations, queM. de Blainville y joignit les Hyppurites. On sait actuel-
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lement que le genre Birostrite a été établi par Lamarck pour le moule intérieur des Sphérulites ou des Radiolites. C’est à M. Desmoulins, et à nous-mêmes, que l’on doit la suppression de ce genre inutile. Quant, aux Calcéoies, nous avons la persuasion qu’elles se rapprochent beaucoup plus des Cranies que de tout autre genre, et nous verrons plus tard quels sont les motifs qui nous déterminent dans ce rapprochement. Si nous prenons maintenant l’ordre entier des Rudistes, nous serons forcé de le rejeter entièrement, parce que nous avons démontré dans plusieurs notes, ainsi que dans l’Encyclopédie, que les coquilles qui y sont comprises, malgré leur singulière apparence, ne doivent former qu’une famille dans le groupe des Acéphalés dimyaires irréguliers , ayant les lobes du manteau séparés dans toute leur circonférence. Nous ne pouvons actuellement entrer dans tous les développemens relatifs aux Rudistes: nous ne pourrions le faire sans rapporter plusieurs observations et les conséquences auxquelles elles conduisent de toute nécessité. On les trouvera dans la seconde partie de cet ouvrage, à l’article des Rudistes. Qu’il nous suffise ici de dire que les auteurs ont été trompés sur la nature de ces coquilles fossiles, parce qu’ils ont ignoré qu’une partie du têt avait été dissoute et ne présentait plus les caractères tels que l’animal les avait empreints avant sa destruction.
L’ordre troisième, cel.ui des Lamellibranches, est le plus considérable. Il contient les mêmes animaux que dans la méthode de Cuvier et de M. de Férussac. L’arrangement général des genres diffère très peu de celui des méthodes que nous venons de citer. On observera cependant quelques changemens de détails de peu d’importance dans les rapports de quelques genres et de quelques familles. Nous aurons plus tard l’occasion de les signaler. Quant au qua-
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trième ordre, celui des Hétérobranches, il n’a pas subi non plus d’altérations considérables, les deux divisions principales ayant été prises de Savigny et de Cuvier.
Tel est dans son ensemble ce travail remarquable de M. de Blainville, sur les mollusques, travail qui a eu ectle heureuse influence et qui la conservera, de diriger les observateurs sur une partie de la science qui avait été singulièrement négligée. C’est depuis sa publication que l’on a vu plusieurs voyageurs recueillir avec autant de soin les animaux mollusques que les coquilles qu’ils produisent, et rapporter ainsi au foyer lumineux des grandes écoles de Paris, d’excellens matériaux dont l’anatomie pourra définitivement enrichir la science. C’est à ce bon exemple, sans doute, qu’il faut attribuer cette différence remarquable entre les mémoires qui se publient aujourd’hui et ceux qui s’imprimaient au commencement de ce siècle; dans les uns on trouve presque toujours de fort bonnes figures, des animaux et souvent des détails sur leur structure, tandis que dans les autres , les auteurs se bornaient à la description de la coquille. 11 est bien juste de rendre à M. de Blainville cet hommage si justement mérité, qu’il a, pour le moins, autant contribué à donner à la science cette nouvelle direction que tous ses devanciers.
Peu de temps après la publication du traité de malacologie, M. d’Orbigny, de son côté, et M. de Haau, du sien, publièrent des travaux très remarquables sur la classe des Céphalopodes; ces travaux ont trop d’importance et auront par la suite une trop haute influence sur l’arrangement des animaux de cet ordre, pour que nous croyions nécessaire d’en rendre compte avec quelques détails.
Le travail de M. de Haan, parut à la fin de 182 5 , celui de M. d’Orbigny parut au commencement de 1826; mais ces
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auteurs n’eurent entre eux aucune relation scientifique, ils travaillèrent tous deux isolément, et quoique les résultats auxquels ils sont parvenus aient quelque ressemblance, on doit cependant attribuer à l’un et à l’autre le mérite de ces belles découvertes.
M. deHaan, dans son ouvrage, a pour but principal de donner une bonne monographie de la famille des Àmmonés; il lui était presque impossible de parvenir à ce point sans revenir sur l’origine du genre et sans examiner les méthodes qui en ont fait mention. Il fut ainsi entraîné à revoir fondamentalement le groupe des Céphalopodes , et a rechercher jusqu’à quel point on pouvait admettre ou rejeter les travaux dont il a été le sujet. Il remarqua avec une grande sagacité le mélange bizarre, introduit par les auteurs depuis Linné, des coquilles microscopiques sans siphon, avec les grandes coquilles cloisonnées etsiphonées; il remarqua aussi , après un examen fort attentif de tous les genres introduits jusqu’à présent dans la méthode, qu’il fallait en rejeter un très grand nombre, et grouper ceux que l’on devait conserver d’une manière différente qu’on ne l’avait fait jusqu’alors. Malheureusement M. de Haan n’avait pas sous les yeux quelques-uns des genres dont il est question ; il les adopta sur la foi des auteurs qui les avaient établis , ce qui le força à déterminer pour eux des rapports peu naturels , que sans doute il n’aurait point proposés s’il avait pu d’abord négliger ces matériaux embarrassans pour lui. Nous donnerons ici la copie exacte de l’arrangement méthodique- de M. deHaan, ce qui rendra plus facile à comprendre ce que nous avons à en diçe:
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