‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 2)Chapitre 29 sur 52 · LIBERA · texte numérisé non relu

LIBERA

Si, reportant nos regards en arrière, nous comparons les méthodes que nous avons examinées avec celle-ci , tout imparfaite qu’elle soit, elle est cependant bien préférable à toutes les autres. Nous ne voulons pas dire par là que nous adoptions entièrement la méthode de ce naturaliste el que nous la regardions comme parfaite, mais nous reconnaissons qu’elle a une perfection fort grande , relativement aux autres méthodes proposées. M. deHaan, en effet, a apprécié d’une manière plus rationnelle les vrais caractères des Céphalopodes: il cherche d’abord dans quels rapports les animaux sont avec les coquilles; il remarque que les uns sont adhérens à la coquille et que les autres sont libres dans cette coquille ou ont une coquille intérieure, ou bien sont dépourvus de tout corps protecteurs. Nous pensons que l’auteur a donné trop d’importance à ces premiers caractères, puisqu’ils tendent à éloigner et à maintenir à chaque extrémité de la grande série des Céphalopodes des animaux qui ont entre eux beaucoup d’analogie; la justesse de cette observation ressortira mieux encore par ce que nous dirons par la suite. Dans le premier ordre des Adhcrentia , M. de Haan choisit, pour les diviser, le caractère le plus essentiel, la présence ou l’absence du siphon dans les co-

HISTOIRE DE LA CONCHYLIOLOGIE

quilles: il a été conduit par là à mettre définitivement à part toutes les coquilles microscopiques, qui, en réalité, n’ayant point de véritable siphon, devront former un ordre particulier, et ne setrou veron t plus intercalées dans des genres avec lesquels elles n’ont aucuns rapports véritables ; l’emploi si judicieux des caractères de cette valeur a une telle importance, que nous regardons de ce moment le chaos des Céphalopodes comme définitivement éclairci.

Le but de M. de Haan n’était pas de traiter de toute la classe des Céphalopodes, et il se borna à examiner son ordre des Siphonoidea pour parvenir à y placer rationnellement le genre des Ammonites. Nous nous abstiendrons , en conséquence, d’observations ultérieures sur les deux groupes des microscopica et des contabulata qui ont l’inconvénient de rapprocher des animaux qui ont peu d’analogie, et de laisser encore quelque confusion à cause du rapprochement fait des Nummulites et des Sèches. M. de Haan, au reste, n’est point responsable de cette opinion introduite dans la science par Cuvier.

Nous donnons ici le tableau de l’arrangement méthodique proposé par M. de Haan; il sera ainsi facile de le comparer

avec celui des autres auteurs.

A. Cloisons découpées, foliacées el lobées AMMONITEA

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