Coquille anguleuse, pyramidale
Ccratite.
Goniatite.
Rhabdlte.
NAUTILEA.
Nautile;
Discite.
Omphalie.
Scaphite .
Spirule.
Lituitc.
Hippuriîe.
Orthoceraiite.
Conilite.
Comme on leremarquera, c’est à la forme des cloisons que M. de Haan s’est particulièrement attaché pour circonscrire ses familles, ce caractère jusque alors trop négligé, n’avait servi qu’à Lamarek, pour limiter la famille des Ammonées. M. de Haan nous semble l’avoir employé trop exclusivement , ce qui l’a conduit à former une famille inutile, selon nous, celle des Goniatites. Les coquilles cloisonnées offrent deux choses principales à l’examen du naturaliste , le siphon et les cloisons, toutes deux semblent aussi essentielles l’une que l’autre à la constitution d’une coquille cloisonnée. Si leur étude bien faite doit servir à la formation de familles naturelles, elle doit conduire en même temps à
déterminer laquelle l’emporte sur l’autre par son importance caractéristique. Si nous examinons le siphon dans la grande série des coquilles cloisonnées, nous le trouverons
TISSTOIKE DE T, A CONCHYLIOLOGIE.
toujours dans la ligne médiane, de telle sorte qu’il sera divisé en deux lorsque l’on voudra partager la coquille en deux moitiés égales et semblables; sa position sur cette ligne sera variable, il est dorsal , médian ou submédian et ventral. Sa position sur le dos de la coquille est très constante et elle coïncide toujours avec une forme particulière des cloisons; alors elles sont lobées, découpées en feuille de persil ou fortement onduleuses sur les bords. Lorsque le siphon est médian, submédian ou ventral, les cloisons sont toujours simples ou pourvues d’une seule inflexion. En examinant les cloisons des coquilles dont le siphon est dorsal, et si cet examen se fait sur un très grand nombre d’espèces, nous remarquerons que depuis celles dont les bords sont le plus profondément découpés jusqu’à celles qui sont simplement onduleuses, il existe une foule de nuances, des passages insensibles dans lesquels on voit la profondeur des dentelures, ainsi que leur nombre, diminuer peuà-peu et finir par des dentelures en petit nombre comme dans l ’ Ammonites nodosus, et l’on parvient ainsi aux coquilles à cloisons anguleuses ou onduleuses, sans qu’il soit possible d’en déterminer rigoureusement la limite.
Il nous semble que l’on peut rigoureusement tirer deux conclusions de ce qui précède. La première prouve que là position du siphon a une plus grande importance pour la formation des groupes que la forme des cloisons; la seconde, c’est que la famille des-Goniatites est inutile, comme nous le disions tout-à-l’heure, puisqu’il est rationnellement impossible d’en saisir les limites. Toutes les fois que l’on rapprochera toutes les coquilles à siphon dorsal , par cela même on aura formé une famille naturelle.
En continuant notre examen sur les coquilles dont le siphon est médian, submédian ou ventral, nous trouvons
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que dans tous ces cas les cloisons sont simples; il faut dire cependant que le petit nombre de coquilles ayant le siphon tout-à-fait ventral , ont de chaque côté une inflexion assez profonde, tandis que dans les coquilles à siphon dorsal les inflexions sont beaucoup plus nombreuses. Puisqu’il y a coïncidence entre la position du siphon et les cloisons simples des coquilles, il nous semble que l’on peut encore trouver là les élémens d’une famille naturelle.
On pourrait objecter que nous étant servi exclusivement de la position dorsale du siphon pour établir un premier groupe, il serait rationnel de prendre chacune des positions du siphon pour établir autant de groupes particuliers ; nous avons plusieurs réponses à cette objection. i° En prenant exclusivement un seul caractère on n’établit que des familles artificielles; aussi, pour le premier groupe, nous avons également fait attention et au siphon et aux cloisons. Ici nous serions forcés de prendre seulement la position du siphon, les cloisons étant toujours simples; 2° il faut que la position du siphon dans les coquilles à cloisons simples , ait, en réalité, une valeur moindre que dans les autres, puisque nous voyous dans un seul genre, Orthocère, le siphon varier dans sa position, depuis le centre jusque vers la circonférence; relativement aux coquilles à siphon ventral, il est impossible aussi de proposer pour elles une famille à part, car si d’un côté il y en a qui ont les cloisons sinueuses, d’un autre, il eu existe, telles que laspirule qui ont les cloisons simples sans inflexions.
Nous croyons que ce que nous venons d’exposer était nécessaire pour porter un jugement juste sur l’arrangement proposé par M. de Haan; nous sommes nécessairement entraînés, dans l’état actuel de l’observation, à tirer de tout cela des conclusions: il nous reste à voir si elles s’accordent
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avec celles de l’auteur dont nous examinons la classification.
La conclusion la plus générale et que nous avons déjà fait pressentir, c’est que la famille des Goniatites peut être supprimée sans inconvénient; les coquilles de ce groupe ayant, sans exception, le siphon dorsal, rentre 1res bien dans la famille des Ammonés. Quand on étudié avec quelque soin tous les corps qui font partie de ce groupe, ou est forcé de suivre l’exemple de M. de Haan, et de la plupart des auteurs qui ont traité de la même matière, et de circonscrire les genres d’après la forme extérieure, le mode d’enroulement de la spire , etc.; mais s’il était permis de saisir les moindres nuances dans ces caractères pour multiplier les genres , nous croyous que l’on arriverait comme Montfort, à en établir eu trop grand nombre; il ncus semble qu’à cet égard il existe une limite rationnelle que l’observation indique facilement. On n’a jamais contesté la valeur des genres aussi bien caractérisés que les Turrilites, le Hamites, les Baculites; il y a une époque où l’on ne contestait pas non plus le genre Ammonite. Lamarck, le premier, proposa un démembrement sous le nom de Planulile; il l’abandonna bientôt, lorsqu’il eut reconnu que depuis les Ammonites dont les tours de spire sont entièrement découverts jusqu’à celles qui les ont complètement enveloppés, il y a un passage insensible, et- qu’il faut employer l’arbitraire et même le caprice, pour établir dans cette série quelques coupes génériques. M. de Haan a repris, en l’exagérant, l’idée abandonnée par Lamarck, et il a institué un genre Globite pour celles des Ammonites dont le dernier tour enveloppe tous les autres, un genre Planite pour celles qui sont ombiliquées mais aplaties, ne laissant dans les Ammonites que les espèces ombiliquées et épaisses. Ces genres ne doivent pas être adoptés, ils devront être réunis en un seul
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auquel on devra conserver le nom d’ Ammonite depuis longtemps consacré. Il sera convenable d’adopter un genre Goniatite pour les Ammonites à cloisons seulement onduleuses, et le genre Cératile pour les coquilles à cloisons onduleuses, mais dont la spire n’est pas discoïde et symétrique. Quant au genre Rhabdite, nous ne le connaissons que d’après une figure de Knorr, laquelle représente un corps fossile, extrêmement voisin des baculites, parmi lesquelles il pou irait se placer facilement.
La famille des Nautilacés est moins naturelle dans l’ouvrage de M. de Haan , qu’elle ne le paraît d’abord ; elle est cependant préférable à celle des auteurs qui l’ont précédé. On doit sesouvenir que Lamarck, dans son dernier ouvrage, avait laissé cette famille très imparfaite, il avait associé les Nautiles aux Numinulites, Sidérolites et autres petits genies de coquilles microscopiques. M. de Haan a su éviter cette confusion; mais conséquent à ses principes, il continua à établir de nouveaux genres, d’après la forme et les modifications très peu importantes de cette forme. C’est en faisant usage d’observations semblables à celles sur les Ammonites, que nous acquérons la conviction de l’inutililé des deux genres Discile et Omphalie. Le premier, eu effet, est consacré aux Nautiles ombiliqués, mais aplatis latéralement; le second, aux Nautiles également ombiliqués, mais beaucoup plus épais et arrondis. Il suffit d’avoir eu sous les yeux une série un peu complète des Nautiles vivans, et surtout fossiles, pour rester convaincu qu’il existe des passages insensibles entre les Nautiles discoïdes et les globuleux.
Le genre Scaphite manquait à la collection que M. de Haan étudia pour faire son ouvrage, il fut obligé de s'en rapporter aux figures et il donna toute confiance à celle très défectueuse qui est dans l’atlas du Dictionnaire des sciences
HISTOIRE 1)E TA CONCI1 VLIOI.OCIE.
naturelles, et par suite, dans celui du traité de malacologie; il dut croire aussi à l’exactitude de la caractéristique que M. de Blainville donna conformément à la figure, et qu’il rectifia plus tard dans les corrections et additions de son traité de malacologie. D’après cela on ne doit guère blâmer M. de Haan d’avoir placé le genre scaphite dans sa famille des Nautilacés, tandis qu’en réalité il appartient à celle des Ammonés par tous les caractères essentiels.
Les genres Spirille et Lituite, M. de Haan en a fait un petit groupe des Nautilacés; c’est à leur suite, mais dans une autre section, que se trouve le genre Hyppurite, qui, depuis nos observations, doit faire partie des coquilles bivalves. M. de Haan se, trouvait entraîné, à l’époque où il écrivait, à suivre les idées reçues, car il lui aurait été difficile de proposer des changemens rationnels et de les appuyer sur un grand nombre de faits, comme cela était nécessaire dans une question aussi importante. La famille des Nautilacés est terminée par deux genres : le premier, Ortliocératite, est très bon; le second, Conilile, est encore douteux, et il est incertain s’il devra rester dans la classe des Céphalopodes.
On remarquera, sans doute, avec autant d’étonnement que nous, que le genre important des Bélernnites n’est pas mentionné dans la méthode dont nous venons de présenter l’analyse; ce genre, par ses rapports avec les Orthocères, par suite, avec les Nautiles et avec les Sèches, par l’intermédiaire des Béloptères, aurait mérité d’attirer toute l’attention et les méditations d’un zoologiste aussi distingué que M. de Haan. Malgré celte omission probablement involontaire, la méthode dont on lui est redevable est, sans contestation, plus parfaite que toutes celles qui avaient été proposées antérieurement. Nous sommes persuadé que quand
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même le travail de M. d’Orbigny n’aurait pas été publié, celui-ci était suffisant pour donner une nouvelle direction à la science et une heureuse impulsion.
Nous devons nous borner actuellement à l’examen de ces idées générales émises par M. de Haan, elles ne sont pour ainsi dire, que l’introduction à la monographie des Ammonés et des Goniatites ; nous aurons plus tard occasion de parler de cette seconde partie de l’ouvrage de cet auteur. Il serait impossible, dans une histoire générale de la scieuce, de faire entrer les détails relatifs à la distinction des espèces.
Les Céphalopodes ont depuis long-temps excité l’intérêt des zoologistes; la supériorité de leur organisation sur celle de tous les autres animaux invertébrés, les a fait regarder comme les êtres intermédiaires entre les deux grandes séries du règne animal. Si par suite d’une aberration singulière, quelques zoologistes, comme nous l’avons vu dans le premier chapitre de cette introduction, ont été chercher le passage d’une série à l’autre, dans les animaux articulés , plusieurs autres, avec plus de raison sans doute, se sont occupés avec soin de l’organisation des Céphalopodes pour s’assurer enfin du degré d’analogie de ces animaux avec les vertébrés; et il a fallu en venir à cette conclusion si juste, donnée depuis long-temps par Cuvier, que ce sont des animaux construits avec des élémens semblables à ceux des vertébrés, mais évidemment dans un autre plan. Ces travaux indispensables pour déterminer la place et les rapports des Céphalopodes, ne suffisaient plus pour créer un arrangement méthodique et rationnel. Il fallait, pour y parvenir, des travaux très longs et très étendus sur tous les types, soit vivaus, soit fossiles de cet ordre de mollusques : il fallait examiner et discuter toutes les familles et tous les genres, étudier toutes les espèces et ne pas s’attacher seue*
HISTOIRE LA CONCHYLIOLOGIE
ment à celles d’un assez grand volume , mais soumettre à un examen non moins scrupuleux celles qui, parleur petitesse, sont généralement connues sous le nom de coquilles microscopiques.
M. d'Orbigny entreprit cette grande tâche et ses efforts furent couronnés de succès, il ne seborna pas à quelques points de la série nombreuse des Céphalopodes, il les embrassa tous dans un travail qui est assez complet pour être considéré comme le prodrome d’une monographie de ces animaux. Doué d’une grande patience, d’une aptitude remarquable pour l’observation, M. d’Orbigny revit tout ce grand et admirable ouvrage de Soldani, compléta par de nouvelles recherches ses travaux si minutieux, dessiuaavec une rare assiduité plus de 800 espèces de coquilles microscopiques, et conçut l’heureuse idée de choisir un certain nombre de types remarquables, ctde les sculpter en relief sous un grossissement déterminé. Ces coquilles ainsi représentées avec les dimensions que leur donne le microscope, servirent pour produire lesmoules eu plâtre, qui se multiplièrent assez pour que ce beau travail de M. d’Orbigny, se répandit dans les collections et fût ainsi avec facilité mis dans les mains de tous les zoologistes.
M. d’Orbigny ne se borna pas à ce travail très important , il étendit également ses recherches sur les Céphalopodes d’un plus grand volume , et M. de Férussac y joignit les recherches qu’il avait faites sur ceux de ces animaux qui sont nus. Cette petite part de travail offrit à M. de Férussac l’occasion de donner sur l’ensemble des Céphalopodes , une introduction fort bien écrite, dans laquelle il fait une revue critique des méthodes qui ont précédé celle deM. d’Orbigny. Il sera évident pour tous ceux qui auront suivi avec quelques soins les progrès de la science , qui en auront étudié les changemens successifs, qu’il était presque impos-
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sible, eu suivant la roule tracée par Linné, d’arriver à une meilleure classification que celle de Cuvier et de Lamarck; elle a dû paraître rationnelle aux yeux de tous les zoologistes qui ont admis, comme ces maîtres de la science, que les coquilles des Céphalopodes microscopiques avaient la même structure que les plus grands. Ce fait erroné, une fois introduit, les erreurs des classifications en était la conséquence nécessaire. Pourjuger et critiquer les classifications avec justice, il faut donc d’abord tenir compte de l’élat de l’observation; il nous semble que c’est par suite de cet état de l’observation que la méthode de Lamarck , par exemple, a été créée: la plupart de ses imperfections étaient en quelque sorte indépendantes de l’auteur. Dans d'autres méthodes, comme celle de Cuvier, il y a des erreurs dont on peut le blâmer, parce qu’il dépendait entièrement de lui et de son jugement d’aprécier les travaux légèrement faits de certains naturalistes, de les admettre ou de les rejeter. Il nous paraît certain que si Cuvier avait vérifié ces travaux au moyen d’un examen convenable des objets eux-mêmes, il avait trop de justesse dans le jugement pour adopter, par exemple, les mauvais genres de Montfort; leur admission dans sa méthode prouve que le savant auteur du règne animal, s’était abstenu de cet examen si utile. Une autre source d’erreurs vient sou vent de ce queles auteursméthodiques n’ont passu apprécier les rapports naturels : c’est de là , sans doute , que provient cet arrangement si extraordinaire des Céphalopodes dans la méthode de M. de BlainVille, ainsi que dans celle du savant entomologiste Latreille. M. de Férussac, dans l’introduction dont nous parlons, ne s’est pas mis à ce point de vue, et il nous semble que cela était nécessaire ; cependant les observations de détail sur les auteurs que nous venons de mentionner sont généralement d’une grande justesse.
HISTOIRE DE LA CONCHYLIOLOGIE
Obligé de parler de sa propre méthode, M. de Férussac l’a fait avec beaucoup de brièveté : il a eu la franchise de reconnaître plusieurs erreurs, quoiqu’elles soient de même valeur que celles de ses devanciers, et qu’elles soient pour le moins aussi nombreuses, M. de Férussac conclut cependant que sa méthode, avant celle de M. d’Orbigny, était la seule bonne, la seule naturelle, et la seule par conséquent qui méritât d’être perfectionnée. Pour prouver cette supériorité de sa méthode , M. de Férussac voulait qu’on la comparât à celle de M. d’Orbigny. Cette comparaison, nous devons l’avouer, ne nous a pas donné la preuve que nous cherchions.
Pour éviter le reproche de partialité dans une question comme celle-ci, nous exposerons un raisonnement qui s’applique autant à la méthode de M. de Férussac qu’à celles de tous les autres auteurs antérieurs à M. d’Orbigny. La conclusion de l’introduction de M. de Férussac est que la méthode de M. d’Orbigny est la seule naturelle, la seule qui doive être adoptée désormais ; nous partageons, à cet égard, l’opinion de M. de Férussac; mais d’où vient cette supériorité de la méthode de M. d'Orhigny sur toutes les autres ? Il est incontestable qu’elle lui est acquise parce que son auteur a découvert de nouveaux principes à l’aide desquels il s’est guidé , il a multiplié les observations et a abandonné définitivement la route suivie avant lui. Si ce sont les vrais et les seuls motifs de la supériorité de la méthode de M. d’Orbigny, et cela est incontestable , on peut dire que, puisque ces principes reconnus aujourd’hui les seuls bons et rationnels, n’étaient pointconnus avant lui et ont manqué à toutes les méthodes antérieures à la sienne, on peut en conclure rigoureusement que toutes ces méthodes n’étaient point naturelles, et que sans exception elles étaient mauvaises. Il nous semble que ce raisonnement est à l’abri
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de toute réfutation: car si M. de Férussac prétendait que les principes qui l’ont guidé dans sa méthode sont bons, puisqu ils ont conduit à une bonne classification, nous pourrions dire alors que ceux de M. d’Orbigny sont mauvais et que sa classification l’est également ; car les principes de cet auteur sont en opposition avec ceux de M. de Férussac, et mènent à des résultats tout-à-fait différais. La conclusion dernière de tout cela est celle-ci : ou la classification deM. de Férussac est bonne et alors celle deM. d’Orbigny est mauvaise; or M. de Férussac reconnaît lui-même que la méthode deM. d’Orbigny est la seule bonne: donc celle de M. de Férussac est mauvaise, et en cela elle partage le sort de cellesdeCuvier,deLamarck,deLatreilleetdeM. deBlainville.
Pour donner au lecleur la facilité de suivre les observations que nous avons à présenter sur la méthode remarquable de M. d’Orbigny , nous présentons ici une copie exacte du tableau méthodique qu’il a publié au commencement de son prodrome.
Trois ordres sont établis dans la cbsse des Céphalopodes ; le premier a conservé la dénomination de Cryptodibranches empruntée à la méthode de M. de Blainville. M. d’Orbigny ayant reconnu que la présence d’un vrai siphon dans les coquilles cloisonnées était le caractère de première valeur, donna le nom de Siphonifères à son second ordre, dans lequel sont rassemblées toutes les coquilles .à siphon ; ayant également observé que toutes les coquilles dites microscopiques étaient dépourvues d’un siphon, mais que dans le plus grand nombre les cloisons étaient percées d’une ou plusieurs ouvertures, il imposa au troisième ordre qui rassemble tous ces petits corps, le nom de Foraminifères ; nous pourrions avant d’aller plus loin présenter quelques observations sur les noms imposés à ces trois ordres.