‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 3 sur 127 · GENRE PREMIER · texte numérisé non relu

GENRE PREMIER

ARROSOIR. Asperyillum- (Brug-)*

PI. I. fîg. I, 2. 3.

CARACTÈRES GÉNÉiiiQüEs. — Animal allongé, clavîforme, subcylindracé , enveloppé d’un manteau épais , ayant les deux lobes soudés dans tout leur contour, terminé antérieurement en un disque ayant au centre une fente longitudinale courte et étroite et postérieurement en deux siphons réunis ; palpes labiales longues etétroites-, branchies allongées étroites, se prolongeant dans le siphon branchial^ un pied rudimentaire porté eu avant.

Tube calcaire conique, élargi antérieurement en un disque en forme de corolle , percé de trous , d’une fente centrale, et couronné au pourtour de petits tubes allongées et simples. Coquille bivalve, régulière, équivalve , subéquilatérale , incluse tout entière dans la paroi du tube.

SYXONYRIE GÉNÉRIQUE. — Phallus marüius ; Lister, Rhumpliius. — Tubulus inarinus; Gualtieri. — U Arrosoir^ le brandon d'amour ; D’argenville. — Serpula {^Penis') Linné. — Genre , hréchîtes ^ Guettard. — Genre arrosoir péni-

cillus ; Bruguières , Cuvier. — Genre arrosoir aspergilluni ;

Lhb ïülilCOLÉbi

Lamarck, Blaînvllle. — Genre ar/thene arythmaa; Megerle, Ocken, Ruppel. — Genre aquaria ,* Perry. — Genre arrosoir; Clepsjrdra , Schumacker.

OBSERVATIONS. — Le genre, très curieux, des Arrosoirs, est aujourd’hui bien connu dans tous ses caractères zoologiques. Pendant long-temps les tubes singuliers , avec lesquels le genre a été institué, furent seuls répandus dans les cabinets des curieux, et c’est à M. Ruppell que l’on doit la découverte récente de l’animal et sa description anatomique.

Nous trouvons pour la première fois , un Arrosoir figuré dans Pouvrage de Lister [Synopsis Conchylioram^ pl. 548) sous le nom de Phallus marinas , dans le voisinage des dentales et des Vermets. A cette époque où l’on confondait dans une môme classe tous les corps testacés, ce rapprochement de Lister n’a rien qui doive nous surprendre. Plus tard , Kumphius, dans son histoire d’Amboine , mit aussi les Arrosoirs avec les Serpules et lui conserva le nom imposé par Lister. Gualtieri suivit l’exemple de ses devanciers en mettant comme eux l’Arrosoir parmi les Serpules et les Dentales. C’est à d’Argenville et à Favaniie, que l’on est redevable du nom assez convenable d’Arrosoir imposé au -genre qui nous occupe.

Dès la dixième édition du Systema naturm^ Linné, rapporta le Phallus marinus de Lister à son genre Serpula et lui donna le nom de Serpula pcnis^ confondant sous celte dénomination , les espèces qui étaient connues de son temps. Depuis, Linné a conservé les Arrosoirs dans les rapports qu’il leur avait d’abord assignés et les laissa dans la môme confusion synonymiqua. Nous passons sous silence la citation de plusieurs ouvrages qui n’ont été d’aucune utilité pour la connaissance plus exacte des Arrosoirs et de leurs rapports naturels : Bonanni , Klein , Lesser et d’autres ont mentionné le genre Arrosoir parmi les tuyaux marins, mais n’ont rien ajouté d’important à son histoire. Il en est presque de même de Martini, qub dans le premier volume de son Corchylien cabinet^ mentionna aussi le genre qui nous occupe sous le nom de Tabulas vcrmicularis en le comprenant , comme tous ses devanciers, parmi les Serpules et les autres tuyaux marins.

Dans Je recueil des mémoires divers de Guèllard publié en 1774) on en trouve un fort remarquable (t. a. p. i8) sur les tuyaux marins. Quoique sous cette dénomination vague et vicieuse ,

Guettardj à l’exemple de ses devanciers, ait confondu des animaux fort différens, il racbèie cependant ce défaut en établissant parmi eux des coupes génériques assez naturelles au moyen desquelles il rectifie convenablement le genre Serpula de Linné. Il commence par adopter le genre Taret d’Adanson, il distingue les Cloisonnaires, il caractérise le genre Arrosoir, sous le nom de Bréchile , Brechiies, il sépare les Vermets des Siliquaircs et des Serpules et il définit le genre Siliquaire de manière à le faire toujours reconnaître facilement; enfin, il propose sous le nom d’üpérole, un genre correspondant assez exactement à celui nommé plus tard Gaslrochène, par Spengler. Il est-fâcheux que ce travail remarquable de Guettard soit tombé dans i’oubli, car il contient des observations qui, reproduites plus lard, ont acquis seulement alors la valeur scientifique qu’elles ont conservée.

Bruguières fut le premier qui apporta quelques modifications aux opinions reçues avant lui. Il fut aussi le premier, qui institua le genre Arrosoir dans son tableau systématique qui est au com' mencemenl du volume des vers de l’Encyclopédie. A l’article Arrosoir qu’il traita dans le môme ouvrage, il fit sentir la nécessité du nouveau genre et en fit ressortir les caractères principaux : Bruguières s'aperçut bien qu’il s'éloignait des Serpules; mais n’ayant aucune connaissance de l’animal , il laissa indécise la question des rapports.

Dans ses premiers travaux, Lamarck se laissa entraîner a une opinion toiU-à-fait comparable à celle de Bruguières, mais cette erreur ne fut pas chez lui de longue durée , car dès 1807, il rectifia dans ses cours l’opinion qu’il avait eue d’abord, et la remplaça par celle dans laquelle il a persisté depuis. Par cette nouvelle manière de voir, Lamarck transportait le genre Arrosoir, du voisinage des Serpules et des Patelles, au commencement de la grande série desMolIusques aoéphalés, comprenant déjà ses rapports avec les Fisiulancs et les Tarets. Celleopinion de Lamarck ne fut alors admise que par un petit nombre de personnes parmi lesquelles nous devons citer M. de Roissy. Ce savant distingué saisit avec empressement les rapprochemens indiqués par Lamarck, les adopta dans l’ouvrage sur les Mollusques, qui fait partie du Buffon de Sonnini, et les appuya sur des observations plcinesde sagacité. La découverte que fou fit , aux environs de Paris, d’un genre intermédiaire entre les Arrosoirs et les Fisiulanes, vint confirmer bientôt après les opinions de Lamarck qui furent successivement

LES TUBiCÛL£S«

adoptées par un grand nombr-e de Zoologistes. Cependant malgré les travaux que nous venons de citer, Pery en Angleterre , Mégerle en Allemagne et Schumacher en Danemark , donnèrent des noms nouveaux au genre Arrosoir de Bruguières. Le premier proposa le nom d’Aquaria, le second , celui d’Aritène et le troisième celui de Clepsydra. Il est de toute justice cependant de conserver au genre le nom que lui a donné Bruguières. Nous avons vu que Cuvier s’était constamment refusé à adopter l’opinion de Lamarck; il a fallu que M. Ruppel , au retour de son voyage dans la Mer- Rouge, fît voir à notre grand zoologiste, l’animal de l’Arrosoir pour le ramener à une opinion plus juste.

L’animal, rapporté par M, Ruppel, est figuré dans l’Atlas zoologique de son voyage dans le nord de l’Afrique ; cet animal est représenté dans un étatdecontraction, mais on couçoit cependant les rapports qu’il doit avoir avec le tube qu’il habite. Il est allongé claviforme, subcyündracé. Le manteau donlilest enveloppé constitue une des parties principales. Il est épais et semblable à un tuyau charnu, terminé du côté antérieur par une troncature légèrement convexe et dont les bords sont aigus j l’extrémité postérieure est atténuée, et l’on y voit deux petites perforations qui ne sont autre chose que les ouvertures fortement contractées des siphons postérieurs. Au milieu de la troncature antérieure , on aperçoit une petite fente courte et étroite, longitudinale qui correspond à celle qui se montre au centre du disque du tube. Ce qui est fort remarquable, c’est que, dans l’état de contraction, on n’aperçoit aucune trace de tubes charnus ou de perforations corres-* pondant à ceux qui se montrent sur la surface intérieure de l’Arrosoir. Lorsqu’un lambeau du manteau a été enlevé , on trouve dans l’intérieur un animal dont l’organisation est tou t-à-fait comparable à celle des Fislulanes et des Tarets. On remarque d’abord à la partie antérieure et médiane une petite masse abdominale , à la partie antérieure de laquelle est fixé un petit pied conique, toutà-fait réduit à l’étal rudimentaire. Cet organe est placé en face de la fente du disque, et pour nous, celte fente représente celle un peu plus grande que l’on observe dans les Myes. Au-dessous du pied, en avant se trouve une petite ouverture buccale de chaque côté de laquelle est une paire de palpes labiales allongées , étroites et lancéolées. Les branchies commencent de chaque côté de la masse abdominale, se réunissent au-dessous d’elle et se prolongent dans une très grande partie du siphon branchial à la pa-

l*K£mKll£: FAMILLE.

roi duquel, elles se soudent. Les branchies, ainsi disposées, laissent derrière elles un canal assez large dans lequel Tanus vient aboutir. La partie postérieure de l’animal est divisée en deux siphons, mais réunis dans toute leur longueur et dont on aperçoit la séparation à l’intérieur. Dans la contraction , ces parties sont courtes et épaisses, mais lorsque l’on sait avec quelle facilité s’étendent et s’amincissent les organes musculaires de la plupart des Mollusques, on comprend comment le manteau des Arrosoirs peut s’étaler sur les parois d’une tube calcaire deux ou trois fois plus long que l’animal contracté. L’animal de l’Arrosoir est attaché à son tube dans l’endroit où la petite coquille dont nous parlerons est insérée. Il est fixé par des muscles qui sont une modification des muscles adducteurs des autres Mollusques acéphalés : on comprend qu’ils doivent avoir une forme et des rapports particuliers dans un animal dont toute l’organisation est assez singulièrement modifiée.

Le tuyau testacé dans lequel habite l’animal dont nous venons de parler est allongé, cyHndracé, légèrement conique, mince, fragile, tantôt lisse et quelquefois hérissé de grains de sable que l’animal y a agglutinés. Plusieurs auteurs ont pensé que l’extrémité rétrécie de l’Arrosoir se terminait à la manière desSerpules, et que cette terminaison servait à fixer TArrosoir sur les corps solides. Favanne et depuis lui Bruguières, s’appuyant sur l’opinion de M. Hwass, ont assuré avoir vu des Arrosoirs fixés et formant des groupes de plusieurs individus (Marvye, l’Art de conserver, pl. I, f. i3), tous termines postérieurement par une pointe contournée irrégulièrement, à la manière des Serpules. Nous n’avons aucun doute sur la véracité des auteurs qui disent avoir vu dans les collections des Arrosoirs terminés comme nous venons de le dire, mais nous avons la ferme conviction que leur bonne foi n été surprise par l’adresse des marchands qui ont su ajuster avec art des Arrosoirs sur l’extrémité antérieure de Serpules ou de Vermets adhérons sur une pierre. Celte manière de voir ne pourrait supporter un long examen, et l’on avait assez souvent l’occasion de voir bien conservée l’extrémité postérieure des Arrosoirs pour être convaincu qu’elle devait rester constamment ouverte, et la découverte que fit Savigny de l’Arrosoir de la Mer-Rouge fit cesser tout le doute qui pouvait encore rester. Dans cette espèce, en effet, on voit par les accroissemens successifs de l’animal des sortes d’entonnoirs calcaires invaginés les uns dans les autres, quelquefois

LÏS TOBlCOtés.

au nombre de sept ou huit, comme Fa fait voir M. Ruppel. Les bords de ces entonnoirs découpés et plissés ressemblent à des manchettes, d’où est venu le nom que l’on donne habituellement à l’espèce dont nous parions. L’extrémité antérieure du tube de l’Arrosoir présente un disque convexe, dont la surface est hérissée de petits tubes très courts que l’on voit pénétrer à l’intérieur. An centre du disque, on trouve une petite fente correspondant à celle que nous avons fait remarquer au manteau de l’animal; au point de jonction de ce disque avec le reste du tube, s’élève une sorte de corolle formée par une série circulaire de tuyaux plus gros et plus allongés que ceux du disque. Ces tuyaux sont simples dans la plupart des espèces, quelquefois ils sont bifides. Au-dessous de cette corolle et sur la ligne médiane et dorsale, on aperçoit sur le tube, et incrustée dans son épaisseur, une petite coquille bivalve régulière et symétrique, dont les valves sont bâillantes et s’étendent régulièrement à droite et à gauche pour former une partie des parois du tube. Si l’on casse le tube pour l’examiner à l’intérieur, on aperçoit dans l’intérieur des valves une impression un peu en forme de C, et qui est celle du muscle qui attache l’animal à son tube.

Savigny avait observé , et M. Ruppel a constaté un fait très singulier que l’on observe quelquefois dans les Arrosoirs et les Fistulanes. On voit dans l’intérieur du tube de certains individus, une cloison transverse légèrement convexe et percée au centre, et il semble que cette perforation est trop étroite pour donner un libre passage au siphon de l’animal. On n’a point encore expliqué Futilité de cette cloison^ et l’on n’a pas cherché non plus à expliquer la manière dont s’accroît le tube de FAirosoir et de la plupart des autres Tubicolés- En examinant avec attention des ^ tubes d’ Arrosoirs, de Clavagelles et de Fistulanes, nous nous sommes aperçus que les stries d’accroissemens se montraient à la partie antérieure du tube avec une forme particulière et se manifestait aussi à la partie postérieure avec une autre forme propre, d’où nous avons conclu naturellement que si les siphons ajoutaient à la longueur du tube, la partie antérieure de l’animal devait également l’accroître considérablement. Mais comment concevoir cet accroissement dans un animal complètement enveloppé d’un tube dans lequel il n’existc aucune solution de continuité. Pour nous, nous supposons qu’au moment de FaccroissemenI , l’animal contracte ses siphons et produit au point de la contraction la cloison transverse perforée dont nous avons pailé. Il dissout ensuite le dis-

FREMIKRE FAMILLE.

que et la corolle qui couronne son tube; détache des parois, par le même moyen, la coquille sur laquelle il est attaché, et trouvant un point d’appui à son extrémité postérieure, pousse tout son corps en avant et toute sa partie antérieure reste à nu, jusqu’à ce qu’une nouvelle sécrétion en rapport avec son accroissement l’ait mis à l’abri du contact des corps étrangers. Celte dissolution d’une partie du tube teslacé ne paraîtra pas impossible à celles des personnes instruites dans la physiologie des Mollusques, et qui savent que certains de ces animaux détruisent et absorben t les parties de leur coquille qui pourraient gêner leur accroissement , que d’autres jouissent de la singulière propriété de dissoudre les substances calcaires dans lesquelles elles s’enfoncent pour vivre.

D’après les observations de Rumpbius et particulièrement celles de Savigny et de M. Ruppel, les Arrosoirs vivent sur les plages sablonneuses, s’enfonceiit perpendiculairement dans le sable à la surface duquel elles font saillir l’espèce de pavillon qui termine le tube. C’est dans ce pavillon que l’animal dilate largement l’ouverture de ses siphons pour établir, par leur moyen et par les ouvertures antérieures du manteau, un courant d’eau destiné à la respiration et à porter vers la bouche les particules alimentaires dont il se nourrit.

Le nombre des espèces inscrites dans le genre est peu considérable. Nous en connaissons cinq espèces , parmi lesquelles une est fossile , des environs de Bordeaux.

M. Defrance a cru pouvoir rapprocher au genre Aspergiîlum un petit corps fossile des environs de Paris : ce corps a à peine une ligne de diamètre, il est formé d’une petite calotte sur le bord externe de laquelle s’élève une rangée de petits tubes; la calotte n’est point percée de trous et elle n’a pas la fente médiane des Arrosoirs, enfin cette calotte ne se prolonge pas en un bube proportionné, pourvu de deux valves enchâssées, nous croyons que le corps, dont il est question, est l’opercule ou la partie antérieure ►d’une annelide tubicole.

Nombre des espèces :

5 Vivantes,

1 Fossile des environs de Bordeaux, mais encore douteuse.^

LIS TUBlCOLis.

ESPECES

Arrosoir de Java. Aspergillum Jaçanuuu Brug, planche i. fig. I. 2. 3.

A. 'vaginâ tercti attennatâ, lœvîgatâ, antlcè clavatâ^ disco mediocriter coU’ vexo, fimbrid latà circiimdato; tubulis apîcc bîjîdîs ^ 'vahns angustis , plants f 'vagînd continuis i unibonibus proeminentibus ,

Liuué. Sysî. nal. edit.deciai, l. a, p. 788.

Id, Mus. Ülric. t. a. p. 702. n° 434.

Serpula pénis, Lia. Syl. aal. p, 1267,

Gmél. p. 3744. U® 17 Serpula pénis,

Schrol. Einl. in Coucli. t. 2, p. 554. no 16.

Kumph. Amb. pl. 41. f. 7.

Valealyii, Amb. pl. 10. f. 89.

Gualt, Concb, pl. 10. f, M.?

Mari. Conch. i. pl. 1. f. 7,

Penicillus javanus, Brug. Encycl, mélh. p. 128. Syn. plur. exc,

Serpula aquaria. Dilwio. Cat. l. 2. p. io83. no 35.

Id. Brookes. lalr. to tbe stud. of Concb. pl. 9. f. 1 3o ?

Bowdich. Eléments of Conch. 2® part, f, 126, 126 a,

Blainv. Malac. pl. 81. f. 2.

Aspergillum sparsum, Sow. GenJ of shells. n» 27; f. 3-5.

Desb; Lamk. An. S. V. a® éd. t. 7. p. ao, n® i.

Habite POcéan Indien.

La plupart des auteurs confondent plusieurs espèces avec celleci; mais il est très difficile de rectifier convenablement la synonymie, parce que les descriptions sont incomplètes, et les figures médiocres ou mauvaises n’indiquent pas les vrais caractères spécifiques.

L’Arrosoir de Java se reconnaît à son tube conique claviforme; la coquille insérée est beaucoup plus haute que large ; son contour est simple , non saillant en dedans ou en dehors ; les sommets rapprochés sont petits et seuls saillans ; les tubes du disque sont peu saillans, assez gros et peu nombreux, ceux de la circonférence sont longs, très rapprochés, souvent soudés latéralement; parvenus à moitié de leur longueur, ils se bifurquent et quelquefois vers l’extrémité, chacune des bifurcations se divise encore en deux; la rimule centrale du disque est étroite, courte dans le centre, ses bords s’infléchissent en dedans et font saillie à l’intérieur.

iG PREMIÈBE FAMME.

Arrosoir de Lt^ognan. Aspergillum Leognanum* Hœnîng.

A, ^agînâ subclavatâ^ corpora aliéna agglutinante; disco tnbulis frequentibus ecliinatOf etiam corpora aliéna agglutinante , fimbriâ et fissura destituto,

Hœning. Lettr. à ses correspondants , f. 1.2.

Desli. Encycl, méth. vers. t. 2. p. 74» n® 3.

Fossile aux environs de Bordeaux.

Quand même on contesterait, comme Font fait quelques personnes, l’existence de cette espèce à l’état fossile, on serait néanmoins obligé de reconnaître en elle des caractères spécifiques particuliers propres à la faire distinguer facilement des autres espèces connues. Le tube et la corolle sont agglutinans; le disque est convexe et hérissé de tubes presque aussi longs que ceux de la circonférence; les valves de la coquille sont sublriangulaires et leur insertion forme une dépression notable dans le tube. La fente du disque est à peine apparente. Ce qui a particulièrement excité le doute au sujet de cette espèce, c’est qu’un seul individu aurait été, jusqu’à présent, trouvé aux environs de Bordeaux, et aurait échappé, depuis plus de 3o ans, aux recherches assidues de M. Grateloup, et d’autres personnes qui mettent un zèle bien louable à la recherche des fossiles des terrains tertiaires de la Gironde.

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