‹ Traité élémentaire de conchyliologie (volume 3)Chapitre 76 sur 127 · Pétricole roccellaire. Peiricola roccellaria. Larak · texte numérisé non relu

Pétricole roccellaire. Peiricola roccellaria. Larak

PI, 12. f. 7.

P. 't<!5câ ovato^trioohâ , trnnsversâ^ inaquilateraU , anticè hrevi^ furgidâ^ ohtusâ, posticè compressâ . atteHnatâ, aibo-sqiialidâ ; longi^ (udînaîiter sidcatâ^ suîcis latis depressis, antice minoribus; iimbonibus tumidis oppositis.

Lamarck, An, s. vert. t. 5. p. 5o4. n® 7.

Fayraudeau, Cat. des Moll, de Corse, p. 35. 53.,

Desb. dans Lamk. An. s. vert. 2^ éd, t. 6. p. i58. n® y.

Delessert, Coq. non décritts, pl. 4. f. tS. a. b,

Gatlow, Concb. nomencl. p. 19.

Hauley, Descr, cat. p. 52.

Woûd, Ind. testac. suppl. pl. ii. ï\ 4^. -

Requien, Cal. des Moll, de Corse, p. 17. n°

Habite les roches calcaires des environs de La Roclielle; elle se trouverait aussi en Corse, d’après M. Payi*audeau.

Si nous avons choisi cette espèce pour la faire figurer dans cet ouvrage , c’est pour avoir occasion de mentionner un fait intéressant qui la concerne. Nous avons reçu de La Rochelle plusieurs individus encore en place dans la pierre calcaire qu’ils avaient creusée ; nous eûmes ainsi occasion d'observer les trous de ces animaux et de nous assurer que non seulement ils sont ovalaires dans leur section Iransversc, mais encore que l’animal laisse subsister une crête pierreuse assez saillante correspondant au bord dorsal de la coquille et destinée à s’enfoncer entre les crochets , de sorte que la coquille, étant presque aussi grande que le trou qui la contient , peut à peine se mouvoir, et sa crête postérieure, aussi bien que la forme ovalaire de la loge pierreuse, s'oppose invinciblement à des mouvements de rotation qui seraient cependant nécessaires pour expliquer la perforation des pierres par un moyen mécanique. L’animal condamné à une immobilité presque absolue, il devient évident qu’il ne peut agrandir le trou qu’il habite que par une dissolution lente et à l’aide d’im agent chimique.

Par sa forme, cette coquille se rapproche de la précédente espèce ; elle reste toujours plus petite; ovale , trigone, elle est très inéquilatérale , courte , obtuse , renflée en avant , atténuée en arrière , bâillante et contournée du côté postérieur ; elle est plus régulière en avant. Les crochets sont renflés, protubérants, opposés , à peine inclinés en avant ; il en part en rayonnant un grand nombre de sillons égaux sur toute la partie postérieure et moyenne des valves , remplacés par des stries fines sur le côté antérieur. Les sillons sont assez larges, aplatis, irrégulièrement coupés par des stries d’accroissement. La charnière est très étroite, elle porte deux dents cardinales inégales sur chaque valve; elles sont profondément séparées , et la plus grosse est divisée au sommet par un sillon profond. L’impression musculaire antérieure est ovale, semilunaire ; la postérieure est circulaire ; l’impression palléale , très courte, s’infléchit promptement en une sinuosité large, profonde, demi^elliptique et très largement ouverte en arrière. Recouverte de son éDiderme , cette coquille est d’un gris foncé sale et terreux ; elle est blanche ou jaunâtre lorsqu’elle en est dépouillée.

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