Vénus ridée. Venus rugosa^ Gmel
PI. 20. fig. 14. 15. 16.
y. Testa cordatâ ^ tnmidâ y soUdây 'ülbO’griseâ, macttlts Julvis angit losis ornatâ; costnîis memhranactis rectis y transversis y ad apicem recurvatis ; marginibus incrassatis , ternie et emdatis ; humîâ magna, impressâ latu cordatà.
Fenus var. Lin. Sysl. nat. éd. la®. p. ii3o, ci® 1 15,
Venus rugosay Gmel, p. 3276. n® 3i.
Lister, Conch. pi, 286. f. i23.
Schrœler, Einl. t. 3. p. i54. n® 3.
Venus rugosa orientalisy Cliem, CoQch. 6. p. SoS.p], 29, f, 3o3.
Encycl. pl. 273. f. 4. b.
Venus DÜIw. Cat. t. 1. p. 164. n* i3.
Lamarck, An. s. vert. l. 5. p. 587. n® 8.
Venus rigidOy Wood. Ind. teslac, pl. 7. f. i3.
Desh. Encycl. méth, vers. I. 3. p. ui4. n“ 5.
Desh. Lamk. An. s, vert, 2® éd, t. 6. p. SSg, n® 8.
Catlow, Conch. nom, p. 35.
Haiilèy, Desc. cat, p. m.
Agassiz. Icou. des coq. tert. p. 35. n® 5. pl. 4. f. i à fi.
Habile les mers de iTiide et da Brésil.
Nous avons déjà présenté quelques observations au sujet de cette espèce. Quoique citée un assez grand nombre do fois à l'état fossile , les recherches de M. Agassiz et les nôtres ont prouvé de la manière la plus irrévocable que l’espèce ne s’est point encore rencontrée dans les terrains tertiaires , et que c’est par suite d'erreur qu’elle y a été mentionnée.
Cette coquille est globuleuse, très épaisse, cordiforme ; elle est un peu plus large que haute ; elle est très inéquilatérale, très oblique; son côté antérieur, court, présente au-dessous de crochets proéminents une grande lunule enfoncée, cordiforme, aussi large que haute, et couverte de rides. Toute la surface extérieure est couverte de lamelles transverses , redressées, assez saillantes, simples et légèrement recourbées à leur sommet. Les interstices de ces lames sont lisses ou montrent quelques stries légères d'accroissement. La charnière est assez large; elle présente sur une lame cardinale, épaisse, trois dents inégales: une, postérieure, très large et creusée d’un sillon au sommet; une. moyenne, grosse , courte , en pyramide triangulaire et divisée au sommet en deux lobes très inégaux ; enfin la dent antérieure est la plus petite ; elle est fort rapprochée de la moyenne ; elle est un peu comprimée et fort aiguë. Un peu en avant de la base de celle dent , on remarque un petit rudiment analogue à la dent antérieure des Cythérées ; par conséquent cette espèce pourrait , à la rigueur, faire partie de ce dernier genre. Cependant, comme ce rudiment n’est visible que sur l'une des valves , il est à croire que l’espèce qui nous occupe appartient évidemment au genre Vénus. Les bords de la coquille sont épais , finement crénelés , et les crénelures se continuent sur le bord de la lunule, La coloration de celte espèce est peu variable. Sur un fond d’un blanc grisâtre ou fauve se dessinent de grandes taches d’un fauve plus ou moins foncé, presque toujours terminées en fer de lance , et disposées habituellement en trois rayons divergents.
Les grands individus de cette espèce viennent des mers du Brésil ; ils ont 85 millim. de long et 75 de haut.
LES CONQUES