‹ Traité élémentaire de conchyliologieChapitre 37 sur 54 · L.'imarck, An. s. vert. t. 6. p · texte numérisé non relu

L.'imarck, An. s. vert. t. 6. p

Giov, Michelotti, Terr. mioc. Hal. sept. p. io3.

An Area rtidisy Desh.? Rronn, Ind. pal. t. i. p, 93.

Sismoiida. Syn. ped, foss. p, i6.

Area sub~Uelhiii^ii^ d’Orbigny, Prod, pal. t. 3. p. 1^3 et 184.

Nous en connaissons de nombreuses variétés vivantes, à l'une desquelles so rapporte très exactement la coquille fossile d’Italie; la seule différence appréciable que nous y apercevions existe dans Tarea de la charnière ; les sillons qui en parcourent la surface sont un peu moins nombreux dans la coquille vivante que dans la fossile. Si ce seul petit caractère est suffisant pour constituer des espèces, alors celles dont nous parlons devront être séparées.

Il existe encore une Area -papillosa de M. Brown qui n’est peul-éire qu’une variété du telragona , et qui est citée dans les terrains quaternaires de l’Angleterre. Les autres espèces, au nombre de quatre, sont de l’Amérique septentrionale et vivent encore dans les mers qui baignent cette partie du continent américain. Ce sont les yirca lietiosa^ ponderosa, iramversa et pexala de M. Say. Cette dernière, dont la charnière présente des caractères particuliers, ainsi que nous l’avons vu dans nos généralités, réunit plusieurs variétés dans sa forme générale, dont l’une, plus oblongue, nous avait paru, dans son isolement, une espèce distincte que nous avons fait figurer dans l’allas de cet ouvrage sous le nom d’ylrca semidentata. Nous rectifions ce double emploi en donnant les caractères et la courte synonymie de celle espèce.

Area pexata, pl. 36, f. 8, 9.

A. testa œquivalviy cUiptico-ovuta, cordata, natibiis invnlutis sese tongentibns; costis numerosis plants ; ligamento umnino pàstico^ angustissimo.

Say, Journ. phil. t. a. iSqi. p. 268.

Philippi, fig. et descr. noiiv. esp. Coq. p. 45. pl. i. f. 4.

Bronn, lud. pal. t. i. p. 97.

Conrad, Sill. joiirn. t. 28. p. 109.

Arva semidentata^ dans l’explication des plancbes de cet ouvrage.

11 existe dans les mers de l’Inde une Arche fort étroite, quia les plus grands rapports avec l’ylrca bieor de M. Jonas, et qui pourrait bien

LES ARCACÉES.

n’êire qu’une simple variété de l’espèce. Elle est fossile dans des dépôts récents et de l’époque quaternaire des environs de Pondichéry. Nous avons de Java l'empreinte d’une coquille qui nous fut jadis communiquée par M. Hardi. Cette empreinte, formée sur un calcaire assez compacte, appartient indubitablement à l'^rca llelbingü; la présence de cette coquille détermine assez exactement rûge du terrain; il doit appartenir à la période des terrains supérieurs. Enfin, un voyageur aux efforts duquel l'histoire naturelle est redevable de nombreuses découvertes, M. Sallé, a rapporté de Saint-Domingue, provenant des monta- ’gnes d’Azua, trouvée dans un terrain très récent , une Arche ayant les plus grands rapports avec Vobliguu de Iteeve; mais comme elle n’est point entièrement dégagée de l'argile durcie dans laquelle elle est retenue, il nous est impossible de décider définitivement si elle est l'analogue de l’espèce vivante que nous venons de citer. •

Nous résumerons en quelques lignes la distribution des Arches dans les cinq groupes principaux des terrains de sédiment :

Paléozoïque

Trias

Jurassique

Crétacé

Tertiaire

Vivantes ......

DEUXIÈME sous- DIVISION.

CuctiUée, Lamk.

Avant de commencer l’exposition des faits relatifs à la distribution des Cucullées dans les couches de la terre, nous devons rappeler sommairement l’absence de tout document sur l’animal du genre de Lainarck, et nous croyons utile d’ajouter que les caractères principaux qui distinguent lesCucuIlées des Arches résident principalement dans la charnière. Les dents cardinales, au lieu de former une série continue dont les dents extrêmes sont plus ou moins inclinées, sont ordinairement disposées eu deux parties bien distinctes : sur le milieu do bord cardinal les dents sont petites, parallèles entre elles, exactement comme dans les Arches; mais sur les extrémités la charnière s’élargit, les dents trans-. verses, plus ou moins nombreuses, envahissent cette portion plus large, qui souvent est d’une forme sublriangulaire. Ces caractères ne sont pas d'une fixité tellement absolue que l'on ne trouve dans la série des espèces un grand nombre de modifications qui établissent une transition insensible entre les Cucullées et les Arches.

VINGT-HUITIÈME FAMILLE

Pour donner une idée des variations dont il s’agit, nous rappellerons la charnière du Cucullœa subdecustata, Goldfuss , pl. 123, f. 4. On peut dire de cette espèce qu’elle offre la plus grande exagération des caractères du genre. En effet, au centre de la charnière il existe seulement deux ou trois petites dents irrégulières, propres à rappeler les dents normales des Arches, et de ce point très court jusqu'aux extrémités du bord cardinal commencent de chaque côté les dents transverses qui par leur largeur occupent environ les neuf dixièmes du bord cardinal. A partir de l’espèce dont nous parlons, on voit les dents du centre devenir de plus en plus nombreuses; par une conséquence naturelle les» dents latérales se raccourcissent en proportion. Il arrive enfin un point où les dents latérales se rattachent à celles du centre par des dents rayonnantes plus ou moins nombreuses, comparables à celles qui se rencontrent dans un grand nombre d’ Arches, et c’est par ce point que les deux groupes se touchent et se confondent.

Comme pour les Arches nous avons relevé soigneusement les doubles emplois qui se sont glissés dans la nomenclature des Cucullées. Ce nombre d’erreurs, déjà trop considérable, aurait paru plus grand encore si, en suivant l’exemple de M. d'Orbigny, nous avions voulu appliquer rigoureusement lo nom générique d' Arche aux espèces des deux groupes. La distinction que nous laissons subsister entre les deux sortes de coquilles n’infirme en aucune manière l'opinion que le premier nous avons défendue, de la nécessité de réunir les Cucullées aux Arches en un seul genre. Cette opinion , adoptée par un assez grand nombre de conchyliologues, nous n’avons aucune raison jusqu'ici de l’abandonner. Pour le faire, il serait nécessaire de trouver dans l'animal des caractères d’une assez grande valeur, et différents de ceux des Arches.

Liste des doubles emplois dans le groupe des Cucullées.

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