‹ Traité élémentaire de dermatologie pratique comprendant les syphilides cutanées. Tome premiere. Généralités et entité morbides vraiesChapitre 129 sur 252 · POILS · texte numérisé non relu

POILS

Les affections du système pileux sont des plus complexes.

On sait que le cheveu subit les mêmes altérations de nutrition que l’ongle sous l’influence des états généraux de l’organisme. Matsuura ( Archiv . f. Dermat. und Sypli., t. LXII) a montré que les troubles de la nutrition générale se traduisent sur le cheveu par un amincissement correspondant à la durée et à l’intensité de la maladie, par une diminution fréquente du pigment, et une disparition de la couche médullaire ou de l’air qu’elle renferme.

Nous n’avons pas à nous occuper ici de ces altérations.

Au point de vue pratique on peut diviser les maladies propres des poils en deux grandes catégories.

I. Celles qui compliquent d’autres dermatoses rien définies. — Telles que l’eczéma, le psoriasis, les dermatites exfoliatives, le lupus érythémateux, les sclérodermies, etc. (voir chacune de ces dermatoses et l’article d’ensemble Alopécies).

II. Celles qui semblent frapper plus spécialement le système pileux, ou qui sont propres aux poils. — Ces dernières se subdivisent en :

A. Affections du système pileux qui semblent être de nature parasitaire :

a) Celles qui le sont certainement : telles que le favus, les trichophyties, la teigne tondante Gruby-Sabouraud, la piedra, le lepothrix, la maladie de Beigel.

b) Celles qui le sont peut-être (??) : telles que certaines alopécies peladiformes, la piique, la trichorrhexis nodosa.

B. Affections des poils qui semblent tenir à des troubles de nutrition. — Telles que la plupart des pelades, la trichoptilose, le nodose hair, les atrophies des poils, la calvitie, les hypertrophies des poils ou hypertrichose, peut être la trichorrhexis nodosa et la piique.

Il est probable que cette dernière affection n’est qu’un symptôme : aussi allonsnous en dire quelques mots dans ces tableaux d’ensemble.

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