TEIGNE
Sous le nom déteigne, les vieux auteurs désignaient d’une façon générale presque toutes les affections du cuir chevelu des enfants et même des adultes. Actuellement ce mot n’a plus par lui-même de signification précise.
La teigne faveuse est plus connue sous le nom de favus (voir ce mot aux Dermatoses parasitaires ) .
La teigne tondante, tonsurante, trichophy tique, est désignée sous le nom de trichophy tie du cuir chevelu ; mais les recherches de Sabouraud ont montré qu’elle doit être dissociée en deux grandes variétés d’affections : a) les trichophy ties vraies, et b) la teigne tondante de Gruby- Sabouraud (voir Id.).
La teigne imbriquée est une affection parasitaire spéciale voisine de la trichophytie (voir ld.).
La teigne granulée ou impétigo granulata est un symptôme de la phthiriase, et un résultat d’inoculations de staphylocoques et de streptocoques au cuir chevelu.
La teigne amiantacée correspond à des cas de séborrhéides eczématisées, ou d’eczémas spéciaux du cuir chevelu caractérisés par la production de squames sèches, nacrées, abondantes, semblables à de l’amiante, et qui engainent les cheveux : cet aspect peut également être produit par certaines variétés cliniques de favus.
La teigne pelade (Bazin) est maintenant toujours appelée simplement pelade (voir Trophonévroses).
LES TÉLANG1ECTASIES
Le mot télangieclasie (rrjXs loin; àyystov, vaisseaux; l'xxaaiç dilatation) signifie à proprement parler dilatation des vaisseaux éloignés du cœur', et s’applique en réalité aux dilatations des capillaires cutanés.
Vue d’en semble. — Cette lésion, sorte de varice capillaire, est extrêmement banale, extrêmement fréquente. Elle s’observe dans un grand nombre de maladies, et y joue le rôle de symptôme important ou accessoire ; souvent elle n’est qu’un simple épiphénomène.
Il est sans intérêt d’énumérer les dermatoses dans lesquelles elle se produit. Tout ce qui gêne la circulation générale et surtout la circulation locale, tout ce qui amène une stase passive dans les capillaires, tout ce qui produit une fluxion
toses que nous avons désignées sous le nom de séborrhéides et pour lesquelles nous proposons maintenant le nom de parakératoses psoriasi formes, puisque celui de séborrhéides est vraiment trop discutable, devraient, d'après Sabouraud, être considérées comme des psoriasis vrais.
Ces psoriasis vrais sont caractérises, d’après lui, non plus par des symptômes macroscopiques facilement appréciables à l’œil nu ou à la loupe, mais par la présence dans les squames stratifiées qui les recouvrent d'abcès leucocytaires amicrobiens. uniquement perceptibles au microscope, puisqu'ils peuvent ne pas avoir plus de 20 g de diamètre.
Telles sont, fort résumées, les idées de Sabouraud sur cette question. Nous devions en donner cette vue d’ensemble : nous en discuterons certains détails en exposant la symptomatologie des types morbides que nous avons esquissés plus haut.
1 M. Garnier et Y. Delamare, Dictionnaire clés termes techniques de médecine , p. 433.