C. Troubles nerveux des névroses
a) Troubles trophiques de l’hystérie.
b) Dermatophobies.
c) Trichotillomanie. Dermatothlasie.
1 Quand on considère l'évolution de cette affection, tout fait croire qu’il s’agit d’une sorte de pseudo-exanthème analogue à l’éruption roséolique de la syphilis, consécutif soit à une infection ou à une auto-infection de l’organisme, soit à une inoculation microbienne, hypothèse que nous admettrions assez volontiers, étant donnée l’existence de la plaque primitive. Nous aurions donc de la tendance à la ranger dans la classe des dermatoses microbiennes à microbes inconnus à côté de la rougeole, de la scarlatine, etc... Mais elle a de telles analogies objectives avec certaines parakératoses psoriasiformes et certains érythèmes que nous aimons mieux provisoirement la décrire à côté de ces éruptions dans les réactions cutanées, en attendant qu’on en découvre le microbe pathogène.
2 La question des parakératoses psoriasiformes se relie à celle de nos anciennes séborrhéides. Nous distinguons actuellement dans ce groupe énorme (voir tableaux d’ensemble), deux catégories de faits fort distinctes : 1° l’une composée de ce que nous avons appelé les parapsoriasis, les pityriasis simplex, les parakératoses psoriasiformes, toutes affections fort complexes, encore assez mal définies, et qui constituent une immense série objective de faits allant des psoriasis aux pityriasis simplex, c’est-à-dire aux dartres furfuracées ou dartres volantes : il nous est à l’heure actuelle bien difficile de dire si des microbes y jouent un rôle pathogénique prépondérant. Gela paraît possible pour les dartres furfuracées, beaucoup plus aléatoire pour les parakératoses psoriasiformes lesquelles ont tant de points communs avec les psoriasis, encore plus aléatoire pour les parapsoriasis; 2° l’autre catégorie renferme les séborrhéides circinées, nos dermatoses figurées médio-thoraciques, le pityriasis stéatoïde typique de Sabouraud ; nous sommes ici convaincus du rôle majeur que doivent jouer certains microbes de la peau dans leur développement.
En somme, malgré les travaux si intéressants de Sabouraud, nous ne pouvons encore ranger nos parakératoses psoriasiformes soit dans les psoriasis, soit dans les dermatoses microbiennes; nous les classerons à côté des psoriasis.
Nous sommes tentés de mettre les pityriasis simplex dans les dermatoses parasitaires, quoique nous ne trouvions pas que cette question soit encore suffisamment élucidée. Nous croyons qu’il y a des pityriasis simplex de nature nettement parasitaire : nous nous demandons si toutes les dermatoses qui revêtent cet aspect le sont (voir plus haut.)
Nous classons résolument notre dermatose figurée médio-thoracique dans les dermatoses microbiennes, bien que nous ne soyons pas convaincus de l’action pathogène des microbes incriminés jusqu’ici (voir plus haut.)
3 Voir plus haut ce que nous disons des limites peu précises de ce groupe morbide. La classification que nous avons adoptée est celle de Lenglet.
RÉACTIONS CUTANÉES
Section II. A. Troubles trophiques secondaires a des maladies des glandes a
SÉCRÉTION INTERNE, ET B. DYSTROPHIES ÉTENDUES OU GÉNÉRALISÉES SANS PATHOGÉNIE