LE PIAN-BOIS
« Cette lésion de la peau, dont on connaît fort mal la nature et les symptômes, est très connue en Guyane, au début de la saison des pluies, chez les ouvriers des placers, les prospecteurs et les coureurs des bois. Elle ne paraît pas contagieuse par contact ou par cohabitation. Elle occupe les régions découvertes, le visage, les mains, les jambes et les pieds. Elle évolue lentement, pendant des mois. Elle guérit toujours, mais elle laisse parfois des mutilations du nez et des lèvres. Elle peut récidiver. » (Jeanselme; cours de Dermatologie exotique, p. 227.)
(( Elle semble débuter par un nodule sous-cutané de nuance violacée, un peu induré, qui, peu à peu, s’ouvre au dehors, sans douleur, et finit par former une ulcération qui peut atteindre le diamètre d’une pièce de cinq francs. Les bords en sont sinueux, taillés à pic; le fond est rouge vif et granuleux; la sécrétion peu abondante et séreuse. A partir du nodule ulcéré s échelonnent, le long es ym phatiques, des nodosités, les unes petites et dures, les autres volumineuses, molles et fluctuantes, ayant l’aspect de gommes prêtes à s’ouvrir. Les ganglions bmP îatiques sont hypertrophiés et indurés. » (Darier et de Christmas.)