IV. Adultes. (Suite
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL PAR RÉGIONS
Comme éruptions assez fréquentes, citons en outre : les syphilides tuberculo-squameuses circinées non ulcéreuses, les syphilides tuberculo-ulcêreuses serpigineuses, le psoriasis (voir les tableaux de diagnostic général).
Comme éruptions rares dans nos climats, citons : la lèpre, et comme éruptions peu fréquentes : les engelures du nez et des oreilles, le vitiligo, la psorospermose folliculaire végétante, les adénomes sébacés (voir les tableaux de diagnostic général).
Eruption artificielle par contact direct d'un corps irritant.
B. Eruptions à évolutionrelativement rapide.
Y. Vieillards.
a) Rougeur intense avec tuméfaction œdémateuse des paupières, des joues , des oreilles, du front , avec parfois de toutes petites vésicules miliaires criblant les surfaces atteintes. (Se voit surtout chez la femme, et après une application de teinture pour cheveux.)
b) Rougeur intense avec tuméfaction œdémateuse des paupières, plus rarement des joues, des lèvres, survenant par jioussées, chez des personnes qui ont à l’état normal un peu de rougeur et de desquamation des plis.
Éruption dite eczéma érysipélaloïde récidivant. (Poussées souvent d’origine artificielle sur séborrhéides).
Citons en outre : les syphilides papuleuses et papido-squameuses secondaires, les syphilides circinées ou élégantes de la face. (Voir les tableaux de diagnostic général.)
(Ut supra.)
En outre chez les vieillards, on observe fréquemment à la face :
Plaques de séborrhée concrète. Acné sébacée concrète.
Verrues séborrhéiques des vieillards.
a) Des taches grisâtres ou gris noirâtre, assez bien limitées, au niveau desquelles se trouve une squame croutelleuse de consistance grasse.
b) Des papules épidermiques avec hypertrophie papillaire, à bords assez nets, arrondies ou ovalaires, parfois irrégulières par confluence de 2 ou de plusieurs éléments primitifs, faisant saillie au-dessus du niveau du derme, grisâtres ou noirâtres, ayant souvent à leur surface un enduit graisseux.
c) Des saillies papillomaleuses dont la base sinclure, puis qui s'ulcèrent en formant une plaie sanieuse, indurée, saignant au moindre contact, recouverte de croûtes d'un brun noirâtre.
d) Des plaques à bords irréguliers, mais circinés, saillants, au niveau desquels par la distension on décèle de petites saillies blanches perlées situées dans les tissus, rangées linéairement en bordure, â centre tantôt cicatriciel, tantôt ulcéré suivant les points ; induration générale et tout à fait spéciale des tissus.
S'observent encore â la face chez les adultes et les vieillards des éruptions de my cosis fongoïde, et surtout des tumeurs mamelonnées, frambœsioides, parfois ulcérées, d’un volume variant de celui d'un pois â celui d'une petite orange, appartenant â cette affection. (Voir tableaux de diagnostic général.)
Épithéliome.
Épithéliome superficiel aberrant, forme perlée.
NEZ, NARINES ET SOUS-CLOISON (Éruptions particulières à la région).
A ) A évolution plutôt rapide.
a) Papulo- pustules au niveau de V appareil sébacéo-pilaire.
a') Rougeur vive du bout du nez avec tuméfaction douloureuse de l’organe et point plus précis où les 1 phénomènes morbides atteignent 1 leur maximum.
I b’) Pustules péri-pilaires siégeant ( dans le vestibule des narines, coïnj cidant. avec des coryzas.
J c') ht. et folliculites autour des poils | sous-narinaires de la lèvre supér rieure ; à répétition ; avec parfois tuméfaction et inliltration des tissus \ dermiques?.
Acné et surtout furoncle.
Folliculites narinaires.
hnpétigo sycosiforme de la lèvre supérieure (Impétigo de Bockhart).
DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC
b) Rougeur et desquamation fine. — Rougeur dans le sillon narinaire avec une fine desquamation.
A) A évolution plutôt rapide.
(Suite.)
B) A évolution plutôt lente.
Rougeurs d'une
S uites d’i mp é t ig o narinaire chez les enfants. — Pityriasis stéaloide chez les adultes.
Poussées d'érysipèle avorté récidivant.
Lupus pernio.
Rhinosclérome.
c) Rougeur intense avec tuméfaction.
teinte fort vive avec tuméfaction luisante du nez et des parties voisines des joues survenant par poussées de temps en temps et durant quelques jours.
d) Rougeur un peu livide. — Rougeur s’effaçant en Engelures. grande partie par la pression, avec un peu de tuméfaction des tissus, prurit et cuisson, survenant pendant
l’iiiver.
S’observent aussi en ces régions des éruptions artificielles suraiguës avec rougeur intense, tuméfaction, souvent vésicules et suintement, consécutives à l’emploi du salol, de l’iodoforme, du sublimé, de l’orthoforme, etc.
I a) Rougeur assez diffuse s'effaçant par la pression, à Acro- asphyxie.
teinte livide, exagérée par le froid.
i b) Id. avec nodules teinte sucre d'orge persistant dans les tissus après compression des téguments .
c) Induration de la sous-cloison avec formation d une sorte de tumeur de consistance cartilagineuse, formant un bourrelet dur et saillant au niveau de l’origine de la lèvre supérieure. Propagation lente dans les fosses nasales.
d) Ulcérations profondes à pic , avec décollement des Morve, bords qui sont mollasses, rouges , un peu livides ; fond sanieux; marche lentement et fatalement extensive ; pas de tuberculose, ni de syphilis (faire des inoculations au cobaye mâle et des cultures).
S'observent en outre fréquemment au nez : la séborrhée, l'acné vulgaire, la couperose , le rhinophyma (voir ci-dessus), le lupus vulgaire non exedens, le lupus vulgaire exedens (il y prend souvent la forme phagédénique ou vorax, ulcéreuse destructive), la syphilis ( syphilides tertiaires ulcéreuses , superficielles ou profondes, destructives).
Les verrues séniles, X acné sébacée concrète, les nævi verruqueux, Xépithéliome superficiel (avec petites perles blanchâtres périphériques, à centre cicatriciel) ou profond, térébrant.
(Voir tableaux de diagnostic général.)