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SOUS-CLASSE III

DYSTROPHIES MIXTES ACQUISES

Nous désignons sous le nom de dystrophies mixtes des processus morbides dans lesquels il existe à la fois des processus d' hypertrophie et d’atrophie.

On peut les diviser en deux grandes classes, entre lesquelles il y a d’ailleurs toute une série de faits de passage, suivant qu elles sont acquises ou congéui-

taies.

A. — DYSTROPHIES MIXTES ACQUISES

q le PROCESSUS PORTE SUR LES ANNEXES DE L’ÉPIDERME

a) Dystrophie mixte des poils.

Sous le nom d’anomalie pilaire , E.

e délia pelle, 1904, fasc. 6, p. 726) a

Giorgi ( Giornale liai, dette matai, veneree décrit une altération spéciale des poils de la

barbe que Sabouraud a observée et que nous avons nous-même étudiée depuis de fort longues années. Elle est caractérisée par ce fait que l’on trouve dans les poils de la barbe et surtout vers les parties latérales du menton des poils volumineux, tortueux, d’un noir d’encre, beaucoup plus foncés que les poils normaux et dont la racine est complètement atrophiée. Ils n’ont plus aucune adhérence, et sont fichés dans la peau comme des bâtons noueux dans de la boue. Giorgi en a trouvé qui avaient 4 ou 5 fois le volume des poils normaux. Ils peuvent être situés dans une peau en apparence saine, plus souvent dans une peau séborrhéique; parfois ils offrent à leur base une petite pustulette.

Nous renvoyons au mémoire original de Giorgi pour l’étude, qui nous paraît un peu confuse, des lésions histologiques. Cet auteur croit à une anomalie congénitale de développement des poils. Dans les cas que nous avons observés, il nous a semblé que ces lésions étaient acquises, et qu’elles se rattachaient à un certain degré de séborrhée.

p) Dystrophies mixtes des ongles.

Koîlonychie. — Heller, 1t. Crocker, Forckheimer, Max Joseph, Dubreuilh, brèche, etc..., ont décrit sous le nom de Koîlonychie une altération spéciale des ongles dans laquelle leurs bords latéraux sont épaissis et relevés, de telle sorte que

leur partie médiane est déprimée et concave. Cette difformité spéciale se relie sans doute à une maladie d’évolution. Elle s’observe surtout chez des malades nerveux, fatigués, neurasthéniques. Elle peut être congénitale. Nous en avons étudié un cas typique chez une femme atteinte d’une maladie de Parkinson : les ongles des pouces et des index présentaient l’altération dont nous venons de parler à un haut degré : on y voyait, en outre, d’assez profonds sillons transversaux parallèles.

Ohmann Dumesnil a obtenu la disparition de cette lésion par l’usage interne de l’arsenic ou du phosphore et par l’emploi local d’une pommade à Toléate de zinc. Nous aurions plus de confiance en des applications d’huile de cade, de goudron ou d’ichtyol. D’ailleurs nous reconnaissons ne pouvoir donner aucun renseignement précis ni sur l’étiologie, ni sur le traitement de cette difformité.

Scléronychie. — Unna a décritsousle nom de scléronychie des lésions unguéales «caractérisées par une induration et un épaississement de l’ongle vers la matrice ; la couleur des ongles est d’un rouge grisâtre : leur lunule a disparu; leur surface est inégale. (Voir hypertrophies et atrophies unguéales.)

Uyperkératose sous-unguécile. — Dans Yhyperkératose sous-unguéale de H. Hebra ou parakèratose généralisée des ongles d’Hallopeau et Damany, « il se développe, entre le lit de l’ongle et la lamelle unguéale, une masse incomplètement kératinisée, brunâtre, modérément consistante : nous l’avons vue atteindre 6 millimètres d’épaisseur; elle envahit tout le lit de l’ongle jusqu’à la lunule; c’est au niveau du bord libre que la masse sous-jacente atteint son épaisseur maxima et particulièrement sur les parties latérales...; la lamelle unguéale peut devenir trouble par places et se crevasser; elle est alors soulevée sous forme de vagues par

POROKÉRATOSE

l’hyperplasie sous-jacente; dans son ensemble, elle garde cependant son aspect brillant ainsi que son épaisseur normale... (Jnna a reconnu que les amas cellulaires sous-unguéaux renferment une quantité énorme de cocci. » (Hallopeau et Damany, 1895).

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