DES MALADIES DU TISSU CELLULAIRE
peu de phénomènes nerveux, et les symptômes fournis par la digestion , la circulation et la respiration sont moins prononcés que dans la yariété séreuse. On xoitqueles différences principales consistent dans le degré de densité , dans la couleur de la peau, et dans le plus ou le moins de dérangement dans ses fonctions; dans l'une, la sérosité produit l'endurcissement ; dans l'autre , l'augmentation de la graisse et sa coagulation.
Phénomènes organiques. Les aréoles du tissu lamineux sont distendues , dans la première variété, par une quantité plus ou moins grande de sérosité très albumineuse, transparente ou légèrement co- Jorée en jaune ou en rouge , quelquefois à demi concrète ; les muscles , Je tissu cellulaire qui les entoure, le tissu de la pie-mère , participent à cet état. Dans la seconde variété , le tissu adipeux paraît engoué d'une matière sébacée opaque , épaisse, compacte, jaunâtre, plus riche en stéarine que la graisse ordinaire. Dans l'une et dans l'autre , les ganglions lymphatiques paraissent manifestement altérés ; ils sont volumineux, rouges, injectés ou pâles , engorgés et mous.
On troi^ve des altérations dans le cerveau, dans les poumons, dans les organes digestifs, ce qvl a fait naître diverses opinions sur le siège primitif de la maladie qui nous occupe. On a pensé que l'endurcissement du tissu cellulaire était un simple symptôme, tantôt d'une arachnitis ou d'une
encéphalite , tantôt d'une pneumonie , tantôt d'une gastro-eiitérite. On remarque en effet des modifications organiques morbides, qu'on peut regarder comme le résultat de ces phlegmasies; mais sontelles elles-mêmes un effet ou précèdent-elles l'endurcissement?
M. Troccon, qui a observé souvent l'hépatisation du poumon chez les enfants endurcis , pense que la pneumonie est la maladie principale. M. Denis, plus imbu des préceptes de la doctrine dite physiologique , croit que l'endurcissement est une phlegmasîe entéro-cellulaire. Il combat pourtant l'opinion de M. Broussais, qui pense que cette affection est un érysipèle approchant du caractère phlegmoneux. Au reste , ce médecin réfute aussi les opinions de MM. Troccon , Andry, Alard, Broussais, Breschet, Léger, Liberali, Marteau, d'Auvity, Horn, Underwood , Hulme , INaudeau , Hufeland, Wichmann, Lodeman, etc.