‹ Traité élémentaire de diagnostic, de pronostic, d'indications thérapeutiques, ou cours de médecine clinique (volume 3)Chapitre 20 sur 40 · DES MALADIES DU TISSU CELLULAIRE. 2Q · texte numérisé non relu

DES MALADIES DU TISSU CELLULAIRE. 2Q

peu de phénomènes nerveux, et les symptômes fournis par la digestion , la circulation et la respiration sont moins prononcés que dans la variété séreuse. On voit que les différences principales consistent dans le degré de densité , dans la couleur de la peau , et dans le plus ou le moins de dérangement dans ses fonctions ; dans l’une, la sérosité produit rendurcissement ; dans l’autre , l’augmentation de la graisse et sa coagulation.

Phénomènes organiques. Les aréoles du tissu lamineux sont distendues , dans la première variété, par une quantité plus ou moins grande de sérosité très albumineuse, transparente ou légèrement colorée en jaune ou en rouge, quelquefois à demi concrète; les muscles, le tissu cellulaire qui les entoure, le tissu de la pie-mère, participent à cet état. Dans la seconde variété , le tissu adipeux paraît engoué d’une matière sébacée opaque , épaisse, compacte, jaunâtre, plus riche en stéarine que la graisse ordinaire. Dans l’une et dans l’autre , les ganglions lymphatiques paraissent manifestement altérés ; ils sont volumineux, rouges, injectés ou pâles , engorgés et mous.

On trouve des altérations dans le cerveau, dans les poumons, dans les organes digestifs, ce qui a fait naître diverses opinions sur le siège primitif de la maladie qui nous occupe. On a pensé que l’endurcissement du tissu cellulaire était un simple symptôme, tantôt d’une arachnitis ou dune

encéphalite , tantôt d’une pneumonie , tantôt d’une gastro-entérite. On remarque en effet des modifications organiques morbides, qu’on peut regarder comme le résultat de ces phlegmasies; mais sontelles elles-mêmes un effet ou précèdent-elles l’endurcissement?

M. Troccon, qui a observé souvent l’hépatisation du poumon chez les enfants endurcis , pense que la pneumonie est la maladie principale. M. Denis, plus imbu des préceptes de la doctrine dite physiologique , croit que l’endurcissement est une phlegmasie entéro-cellulaire. Il combat pourtant l’opinion de M. Broussais, qui pense que cette affection est un érysipèle approchant du caractère phlegmoneux. Au reste , ce médecin réfute aussi les opinions de MM. Troccon , Andry, Alard, Broussais, Breschet, Leger, Liberali, Marteau, d’Auvity, Horn, Underwood , Hulme , JNaudeau , Hufeland, Wichmann, Lodeman, etc.

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